Récompensé lors de la cérémonie des Sportel Awards, Jakcy Ickx remonte le cours du temps pour se replonger, avec toujours autant d’humilité, dans une carrière qui l’a amené à courir et surtout à gagner sur tous les terrains.
Il est l’un des derniers survivants d’une race de pilote quasiment éteinte. Débarqué comme une tornade dans l’univers des Grand Prix (il qualifia sa modeste Matra F2 au troisième rang des qualifications du Grand Prix d’Allemagne de Formule 1 disputé sur le terrifiant Nürbürgring. Ndlr), Jacky Ickx ne s’est pas contenté pour autant d’éclabousser la seule Formule 1 de son époustouflante habilité volant en main. Aussi à l’aise au guidon d’une moto qu’à bord d’un 4×4 du Dakar, ce fils d’un éminent journaliste sportif a traversé plus de trois décennies de compétition (32 saisons actives entre 1961 et 1992. Ndlr) en maniant avec le même talent insolant tout ce que le sport automobile compte de voitures de tourisme, sport-prototypes et autres monoplaces. Passé à deux reprises (il termine vice-champion en 1969 et en 1970. Ndlr) tout proche de la consécration suprême en catégorie reine, le Bruxellois n’a en revanche pas laissé filer sa chance en Endurance, conquérant deux titres mondiaux (1982 et 1983. Ndlr) consécutifs avec Porsche au crépuscule d’une carrière sur les épreuves longues distances qui l’aura vu triompher à six reprises (1969, 1975, 1976, 1977, 1981 et 1982. Ndlr) dans la plus célèbre d’entre elles, les 24 Heures du Mans. Sacré, également, en rallye-raid sur une épreuve du Paris-Dakar (1983. Ndlr) qui modifia à tout jamais sa perception du monde, « The Rain Master » a construit en plus de 555 courses disputées à travers les cinq continents un palmarès d’une richesse et d’une polyvalence inégalées. Honoré lors de l’édition 2025 des Sportel Awards, le toujours détenteur du nombre de victoires (46. Ndlr) dans le championnat du monde d’Endurance a profité de son court séjour en Principauté pour enclencher la marche arrière et revenir sur quelques pans d’une carrière de légende.
Les Sportel Awards vous ont décerné le 20 octobre dernier le « Prix de la légende » pour l’ensemble de votre formidable carrière en sport automobile. Que représente cette distinction à vos yeux ?
C’est une surprise ! Quelque chose d’inattendu et à laquelle je ne pensais pas. Cela montre un regard sur moi dont je n’ai, peut-être, pas mesuré l’ampleur. Tout simplement parce que je ne vis pas dans la nostalgie du passé. Je vis dans le présent. Tout ce qu’il s’est passé hier, pour moi c’est terminé. Certaines personnes autour de moi ont cette pensée généreuse que je le mérite peut-être. Je dis peut-être parce que l’on est ce que l’on est qu’à travers les autres. Je dédie donc cet honneur qu’il m’est fait à tous ceux qui, dans l’anonymat le plus complet, m’ont permis d’accomplir cela. Une voiture de course de qualité est issue d’un projet plus global. Quand elle est bonne, elle devient de facto une voiture gagnante. C’est assez simple finalement. Mais s’il n’y a pas de public, il n’y a pas d’organisation non plus et par conséquent pas de course automobile. La chose la plus rationnelle que je puisse faire est donc de réexpliquer et de dédier cette récompense au monde de l’automobile et à ses passionnés. C’est-à-dire à tous ces gens qui travaillent avec passion et expertise.
Dans le cadre d’une précédente distinction en Principauté (il s’était vu décerner en 2017 un Oscar du sport lors des Monaco World Sports Legends Award. Ndlr), vous insistiez déjà sur le fait que ces récompenses étaient « aussi une manière d’honorer ceux qui ont fait de vous ce que vous êtes ». À défaut de pouvoir toutes les citer, quelles personnes ont-elles le plus contribué à la construction et à l’accomplissement du magnifique pilote que vous avez été ?
Elles comptent toutes ! Peut-être à des degrés différents, car le timing entre aussi en ligne de compte. Certains directeurs d’équipe vous font des offres à un instant T. Vous pouvez les accepter ou les décliner. Cela vous amène à gauche ou à droite, mais dans tous les cas vous ne faites pas du surplace. Toutes ces personnes interviennent à un degré différent et toutes comptent. Alors bien sûr, j’ai roulé pour Enzo Ferrari ou pour Ken Tyrrell. Ce sont des gens qui m’ont tendu la main et qui m’ont offert des opportunités. Je parle, aussi, souvent de Thierry Sabine parce que Thierry m’a ouvert les yeux sur un autre horizon que celui auquel j’étais familier. Un horizon qui vous force à revenir sur terre. C’est-à-dire ne pas voler à une altitude où l’on a perdu le contact avec les terriens. Ça, c’est un vrai bonheur car la perspective intellectuelle repose essentiellement sur le regard que l’on porte sur les autres. On n’est plus uniquement tourné sur soi-même. En compétition, il vous faut des qualités qui n’en sont pas forcément dans la vie de tous les jours. Mais plus j’avance dans le temps et plus j’ai conscience que j’ai été entouré par des gens formidables.
Vous avez eu l’opportunité de renouer avec votre glorieux passé en remontant dans le baquet de votre ancienne Ferrari 312B de 1970 à l’occasion du dernier Grand Prix d’Italie de Formule 1. Ces deux tours de piste en solitaire du mythique autodrome de Monza ont-ils ravivé en vous quelques jolis souvenirs ?
Voilà un autre privilège … Pouvoir faire deux tours de circuit dans une voiture gagnante que vous avez conduite, seul en piste, c’est un cadeau. Un vrai cadeau. C’est d’autant plus formidable que l’on a un peu l’impression de remonter à vélo. Si on fait fi de l’aspect performance bien sûr, tout redevient naturel. Se glisser dans la voiture, rouler, les automatismes sont toujours là. Certes ils étaient un peu enfouis, mais ils sont toujours bien présents. La plus grande difficulté réside dans le fait de savoir si vous allez ou non pouvoir monter dans la voiture. Et surtout si vous allez pouvoir en ressortir (sourire. Ndlr). La vraie difficulté, le vrai stress, il est là. Le reste, c’est du pipeau !
« Je le dois (nombre record de victoires en Endurance. Ndlr) surtout au fait d’avoir été avec les bons coéquipiers et les bonnes équipes au bon moment. Cela n’a certes pas toujours été le cas, mais globalement comment se plaindre ? Comment avoir un regret ? Je n’ai pas été champion du monde de Formule 1 et alors ? Je suis là, donc tout va bien »
Vous avez couru à une époque totalement différente de celle que l’on vit aujourd’hui, une période au cours de laquelle les pilotes étaient libres de penser et surtout de faire quasiment ce qu’ils voulaient. Quand vous arpentez un paddock moderne, vous sentez-vous étranger ou au contraire toujours partie intégrante d’un monde qui fût si longtemps le vôtre ?
Non, je suis de ceux qui pensent que chaque génération ou chaque époque rend les gens heureux de ce qu’ils font. Le mot qui convient le mieux pour décrire l’époque que j’ai vécue c’est liberté. Mais je dirais aussi que c’était une époque pour les mercenaires. Vous pouviez tout faire. Alors bien sûr, il fallait quand même prioriser les choses. D’abord le calendrier F1. S’il reste des dates, vous roulez en Formule 2. S’il reste encore des dates, vous participez à des courses d’Endurance. S’il reste toujours des dates, vous faites encore autre chose. Dans le cas présent, des courses de tourisme. La spécificité de cette époque-là, qui n’est pas seulement la mienne, c’est l’éclectisme. Tout le monde fait de tout. Certaines années, j’ai couru quarante-cinq week-ends par an ! Au début, je faisais à la fois de la moto et de la voiture. Pourquoi cela n’existera-t-il plus jamais ? Pour la simple et bonne raison que le sport automobile a pris une toute autre direction désormais. Même l’amateurisme est devenu bien plus professionnel. Le pilote amateur est, aujourd’hui, beaucoup plus professionnel que nous ne l’étions à l’époque.
La professionnalisation à outrance du sport automobile a-t-elle condamné les pilotes modernes à ne se focaliser que sur une seule et même discipline ?
Totalement. De nos jours, vous ne pouvez faire qu’une seule chose à la fois. Vous êtes non seulement engagés exclusivement sur un programme avec un constructeur, mais vous l’êtes également avec un sponsor. Vous vous retrouvez donc deux fois « prisonniers ». Maintenant, il ne faut pas penser que les gens qui font du sport automobile aujourd’hui sont incapables de courir dans une autre discipline. La caractéristique principale des jeunes pilotes actuels est de savoir rouler tout de suite très (très) vite. Il est, toutefois, plus difficile d’accéder au pinacle du sport, car le rêve de tout le monde est de grimper en monoplace. Il y a beaucoup plus d’appelés désormais, mais pas davantage d’élus. Les places sont chères. On ne parle plus de secondes aujourd’hui, mais de millièmes. Avez-vous regardé la course d’hier ? (Entretien réalisé au lendemain du Grand Prix des États-Unis 2025. Ndlr) Max Verstappen en sort grandi. Il fait indubitablement partie de ces extra-terrestres qui sortent du lot tous les dix ans. Un Schumacher, un Hamilton, lui, un Prost, un Senna ou encore un Fangio … Cela a toujours existé, mais ce genre de grand talent, il n’en émerge qu’un par décennie. On disait de Max qu’il avait la meilleure voiture. Or, on s’aperçoit aujourd’hui qu’il est le meilleur tout court. Même quand il n’a pas la meilleure auto à sa disposition, il arrive quand même à s’en sortir.
Malgré une entrée fracassante dans l’univers des Grand Prix, vous allez construire l’essentiel de votre palmarès en Endurance (six victoires au Mans entre 1969 et 1982. Ndlr). Avec le recul de vos quatre-vingt printemps (il a depuis célébré son 81ème anniversaire. Ndlr), comment expliquez-vous que le si talentueux et intrépide Jacky Ickx ait davantage marqué les esprits sur les épreuves longues distances que lors de ses courses de Formule 1 ?
Alors ça, c’est généreux (en référence aux quatre-vingt printemps. Ndlr) ! J’aurais plutôt dit : « maintenant que vous êtes dans votre période hivernale » (Rires. Ndlr). Plus sérieusement, je ne l’ai pas fait exprès. J’aime, aussi, rappeler que durant mon enfance et mon adolescence, je voulais être jardinier ou garde-chasse. Rien n’a changé, mais les mystères du destin m’ont amené sur une autre route. Je dis les mystères, mais ce sont plutôt mes échecs scolaires qui ont rendu moins compliquée pour mes parents la perspective de voir ses enfants faire des choses dangereuses. En temps normal la plus grande question, mais aussi la plus difficile de toutes pour un adolescent souhaitant faire du sport automobile est celle que l’on pose à ses parents. Et la réponse que l’on reçoit en retour. « Tout ça, c’est très bien mais commence d’abord par faire tes études. Ensuite, on verra bien. » Dans 98% du temps, c’est la réponse à laquelle on a droit. Mais quand vous poussez vos parents dans une perspective sans vraie solution sur le plan scolaire et qu’en plus de cela ces derniers vous font des cadeaux pour vous encourager même dans le désastre le plus absolu … La moto a été pour moi la découverte d’un certain succès. Je n’ai pas dit du succès, mais d’un certain succès auquel je n’étais pas familier.
Si vous avez accumulé les récompenses en tout genre pendant votre carrière de pilote, vous avez plutôt joué les mauvais élèves pendant votre cursus scolaire …
Complètement. Je restais assis au fond de la classe près du radiateur. Je ne dérangeais personne. Le professeur disait : « oooo il est très intelligent, mais il est horriblement paresseux ». C’était une formule polie pour expliquer à mes parents que ma situation était catastrophique. « Votre fils est un cancre » en somme. Je ne peux donc, à aucun égard, me plaindre de ce que j’ai reçu. C’est juste magique, voir miraculeux parce que je suis encore ici pour le raconter. Et en forme … relative. Certes ça commence à … Disons que je suis plutôt en mode hivernal que printanier (sourire. Ndlr). Cela fait longtemps que je n’avais plus entendu cette formule (il fait de nouveau référence aux quatre-vingt printemps. Ndlr). Franchement, je ne me plains de rien. Oui, j’ai fait de bonnes choses partout. En Endurance peut-être plus que dans d’autres disciplines. Je crois d’ailleurs toujours détenir le record du nombre de victoires (46. Ndlr) dans le championnat du monde d’Endurance. Mais je le dois surtout au fait d’avoir été avec les bons coéquipiers et les bonnes équipes au bon moment. Cela n’a certes pas toujours été le cas, mais globalement comment se plaindre ? Comment avoir un regret ? Je n’ai pas été champion du monde de Formule 1 et alors ? Je suis là, donc tout va bien. Il faut savoir vivre le présent.
« Quand on est jeune, on n’a peur de rien. Cette forme d’indépendance m’a permis d’entreprendre des choses que je jugeais utiles, des choses de bon sens. Je dois, toutefois, reconnaître aujourd’hui qu’il faut un certain culot pour froidement, sans en avoir informé personne, ne pas courir à sa voiture au départ des 24 Heures du Mans »
Certains confrères disent de vous qu’il y avait trop de talent, mais aussi trop de tourments chez le jeune Jacky Ickx. On vous dépeignait à l’époque comme un pilote au talent insolant, à la personnalité affirmée, mais comme quelqu’un de peut-être pas assez assidu pour aller chercher le graal en Formule 1. Est-ce, justement, ce manque d’assiduité qui vous a empêché d’accrocher le titre de F1 à votre époustouflant tableau de chasse ?
On ne peut pas dire que j’ai été tourmenté. Je n’ai, tout du moins, pas eu la sensation de l’être. Une chose est certaine toutefois, je n’ai jamais vu le championnat du monde comme une fin en soi. La perspective d’être champion ou la quête d’un championnat n’a jamais constitué l’objectif ultime. Peut-être, aussi, que cela m’a sauvé à contrario. Une certaine forme de dilettantisme ? Possible. Cette quête d’aller chercher quelque chose que je n’ai pas eu, mais qui est arrivé malgré tout … peut-être que cela m’a sauvé en effet. Je n’aime pas trop parler de cette époque qui était quand même assez compliquée, parce que bien souvent on a tendance à me dire : « vous avez été courageux, le risque était important ». Tout ça, c’est de la foutaise ! Si vous commencez à penser aux risques quand vous faîtes ce métier, vous n’avancez plus. L’instinct de conservation prend aussitôt le dessus. Alors oui, peut-être, qu’il doit vous manquer une case pour faire de la course, mais ce sentiment est partagé par la majorité de la jeunesse. Quand vous êtes jeunes, vous croyez à tort être partis pour l’éternité. Mais l’éternité n’existe pas. C’est seulement quand vous devenez un homme mûr que vous comprenez que la deuxième vie commence quand vous avez pris conscience qu’il n’y en a qu’une.
Toute votre vie, vous avez mêlé comme personne l’art du paradoxe : vous vous voyiez jardinier ou garde forestier, vous êtes devenus un pilote de course, d’un enfant solitaire et réservé, vous vous êtes transformés en un compétiteur acharné et un redoutable orateur, d’un pilote opposé aux grèves sur les Grand Prix, vous vous êtes imposés comme l’instigateur du changement en Endurance protestant contre le départ type « Le Mans » en 1969. Comment expliquez-vous cette ambivalence dans votre personnalité ?
On ne décide pas. C’est la vie et les gens autour de vous qui décident. Vous avez, simplement, l’option de choisir des chemins différents. Je n’ai jamais rêvé de devenir pilote automobile. Ça, c’est la vérité absolue. Mais cela m’a bien réussi quand même (sourire. Ndlr). Je n’aimais pas le bruit. Je préférais, au contraire, le silence de la nature. J’aimais patauger dans la rivière, pêcher des truites à la main … Je n’ai rien fait de ce que j’aurais aimé faire. Pour ce qui est de l’épisode du Mans, je vous répondrai que quand on est jeune, on n’a peur de rien. Cette forme d’indépendance m’a permis d’entreprendre des choses que je jugeais utiles, des choses de bon sens. Je dois, toutefois, reconnaître aujourd’hui qu’il faut un certain culot pour froidement, et ce sans en avoir informé personne, ne pas courir à sa voiture au départ des 24 Heures du Mans. Après, l’histoire devient jolie parce que vous les gagnez à la fin. Mais il ne sert à rien de courir comme un dératé sur une course d’endurance. C’est comme l’histoire du lièvre et de la tortue. J’ai été l’inspiration d’un changement somme toute logique, car il est décemment impossible d’attacher des ceintures de sécurité en roulant à 300 km/h dans une ligne droite. C’est juste impraticable.
L’accident mortel de John Woolfe (le pilote britannique n’avait pas eu le temps de boucler son harnais de sécurité lorsqu’il sortit de piste à Maison Blanche. Ndlr) lors du premier tour de l’édition 1969 va, hélas, vous donner raison …
Effectivement. Cette inspiration s’est, malheureusement, confirmée par le désastre de John Woolfe. Sa mort dans le premier tour des 24 Heures du Mans a sonné comme une vraie prise de conscience. Le mérite, si j’ose dire, lui revient totalement. C’est John qui a changé les 24 Heures. Dans d’autres circonstances, on aurait très bien pu me punir ou m’infliger une suspension. L’effet était, toutefois, évident au même titre que tous les changements qui ont été opérés sous l’égide de la sécurité. Monaco 84 (alors directeur de course, il décida de stopper l’épreuve après seulement 31 tours en raison de l’aggravation des conditions climatiques. Ndlr) en fait pleinement partie. L’objectif dans une vie n’est pas de passer à la vitesse de l’éclair, mais de durer. Arrêter la course cette année-là s’inscrit dans cette logique. À quoi bon envoyer au casse-pipe, comme ce fut longtemps le cas, des gens qui assument pleinement leurs risques ? Tout accepter, accepté par tous ? Ce choix est une liberté. Dans le monde d’hier, on roulait sur des circuits routiers avec des bottes de paille pour toute sécurité. Le monde moderne a opéré ce transfert vers une course plus sûre. Désormais, on peut courir en sécurité. Mais cela devrait rester un combat. Les faits de course ne devraient pas être jugés comme des incidents de la circulation.
Dans votre carrière de pilote, mais surtout dans votre vie d’homme, il y a clairement eu un avant et un après Paris-Dakar. En quoi la découverte de cette épreuve imaginée par le regretté Thierry Sabine et celle du continent africain a-t-elle bouleversé votre perception du monde ?
Le mot est correct. Le monde a changé, parce que n’est plus la notion de courir pour gagner, gagner, gagner et encore gagner qui prédomine. On n’est plus dans une perspective intellectuelle monorail. Quand vous découvrez la course en tout terrain, mais également le quotidien des hommes rencontrés dans les pays traversés, deux options s’offrent à vous. Soit, vous ne changez rien à votre vie et vous continuez avec des œillères, soit votre horizon s’ouvre à 180 degrés. Où se situe le bonheur ? Dans un horizon à 180 degrés ! Dans une vision où les humains prennent tout leur dimension et surtout où vous êtes ramenés sur terre. Vous comprenez alors, avec réalisme, que vous n’êtes que de passage ici-bas.
Andrea Noviello
Poster un Commentaire