Grand Prix de Monaco Historique

Nicolas Matile : « L’un des plus beaux circuits au monde »

Nicolas Matile MGPH 26
Nicolas Matile aime tout particulièrement le challenge proposé par un circuit qui ne pardonne pas l'erreur.
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De retour sur le Grand Prix de Monaco Historique pour la quatrième fois depuis 2021, Nicolas Matile n’a pas boudé son plaisir au moment d’arpenter les 3, 337 km du circuit en ville le plus prestigieux au monde. Engagé cette année encore dans deux séries distinctes, l’entrepreneur monégasque s’est doublement démené pendant trois jours pour tenter de porter haut les couleurs de la Principauté.

Sa première expérience (en 2021) sur le Grand Prix de Monaco Historique avait tourné court. Très court. Trahi au bout de seulement trois petits tours par la transmission de sa sublime Matra MS120B ex-Jean Pierre Beltoise, Nicolas Matile avait vu sa première course dans les rues de la Principauté au volant d’une Formule 1 s’arrêter de manière prématurée au grand désarroi d’ailleurs de son équipe technique Zig-Zag (écurie varoise créée et dirigée par Sébastien Boulet ancien vainqueur du volant Elf. Ndlr). Contraint et forcé de suivre la suite de l’épreuve dans la peau d’un simple spectateur, le propriétaire des boutiques Narmino s’était alors promis de revenir rapidement goûter aux joies de la vitesse dans son jardin monégasque, quitte pour cela à partir en quête d’une seconde F1.

« Ce n’est jamais facile d’acheter une Formule 1 parce qu’il faut connaître l’histoire, reconnaît l’ancien président de l’Union des Commerçants et des Artisans de Monaco. Et au-delà de l’histoire, il faut aussi trouver quelqu’un qui possède la filière pour vous l’entretenir. Par chance, on a de temps en temps avec nous une personne qui a officié en tant que mécanicien chez Williams dans les années 70-80. Il connaît donc toutes ces voitures par cœur. C’est lui qui nous a guidé dans notre choix. » Malgré une enchère perdue au départ, le gentleman driver suisse jette son dévolu sur une March 771 anciennement pilotée par Ian Scheckter (frère ainé du champion du monde 1979 Jody Scheckter. Ndlr). Une acquisition savamment réfléchie et qui va surtout lui permettre de doubler ses chances de rallier l’arrivée à l’avenir.

« Vous n’avez droit à aucune marge de manœuvre »

Venu étrenner son nouvel achat un an plus tard lors de l’édition 2022 du Grand Prix de Monaco Historique, Nicolas Matile n’a depuis lors pas levé le pied d’un centimètre, renouvelant l’expérience en 2024 avant de revenir cette année encore pour une quatrième participation consécutive à l’épreuve princière. Engagé de nouveau dans un double programme, il courait à la fois en série D (voitures de Grand Prix à moteur 3L de 1966 à 1972. Ndlr) et en série F (voitures de Grand Prix à moteur 3L de 1977 à 1980. Ndlr), l’entrepreneur monégasque s’est surtout évertué à prendre du plaisir derrière le volant. Pas question pour lui d’outrepasser ses propres limites ni même de tutoyer celles d’une piste qu’il sait mieux que quiconque particulièrement traîtresse et sans pitié pour qui s’imaginerait pouvoir répéter les exploits passés des plus grandes figures de la discipline.

« Monaco est probablement l’un des plus beaux circuits du monde, lance sans chauvinisme aucun celui qui évolue également dans l’univers de l’immobilier à travers son rôle d’associer principal de l’agence ETIC. Même si on ne peut pas doubler sur ce tracé, y piloter est exceptionnel car vous n’avez droit à aucune marge de manœuvre. L’adrénaline est à son paroxysme à Monaco, parce que vous êtes constamment à la limite. » Malheureux en série D où il a accumulé les ennuis techniques au volant de sa Matra (il a d’abord été victime d’une fuite d’essence dans son cockpit vendredi en essais libres avant de casser sa transmission dimanche lors du départ. Ndlr), le résident monégasque a tout même pu se rattraper en série F en franchissant, cette fois, le drapeau à damier malgré la perte d’un échappement à cinq tours du but.

Andrea Noviello

Monaco GPH 26 Nicolas Mattile March 771
Malgré un envol raté, Nicolas Matile est parvenu à décrocher la 14e place de sa deuxième course.

 

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