De nouveau présent sur le Grand Prix de Monaco Historique en 2026, Erik Staes revient sur une deuxième expérience riche, mais contrastée dans les rues de la Principauté.
Vous participiez cette année à votre deuxième Grand Prix de Monaco Historique. D’où vous vient cette passion pour les voitures anciennes ?
Paradoxalement, cela est arrivé par le biais des avions. Je travaillais au musée de l’air à Bruxelles. Je restaurais des avions pour un ami. J’aimais bien les Spitfire. Ils allaient toujours en Angleterre pour les vols. Un jour, je suis arrivé avec lui chez Links Ingeneer pour voir les Sprits et je suis tombé sur une Jaguar Type D. À partir de là, j’étais foutu (rires. Ndlr) !
Qu’est-ce qui vous a poussé à retenter l’expérience en 2026 après votre galop d’essai d’il y a deux ans ?
Monaco, à l’instar du Mans, de Goodwood ou de Laguna Seca, est un circuit mythique. Il faut l’avoir fait ! Sur un palmarès, c’est un « must have » comme disent les Anglais. Cette course existe depuis presque cent ans. On roule dans la ville. C’est à la fois unique et magnifique.
En quoi ce tracé de Monaco est-il différent à appréhender par rapport à un circuit plus conventionnel ?
On ressent toujours un peu de tension au moment de rouler ici. On se demande forcément si cela va bien se passer et si l’on ne va pas rencontrer de problème. Mais à titre personnel, j’aime bien ce tracé. Je le connais. C’est le circuit parfait pour ce genre de voitures (il montre derrière lui la Lotus 11 avec laquelle il court en série C. Ndlr) petites, agiles et très fluides.
« Un week-end à 180 degrés »
Pourquoi avez-vous choisi, cette année encore, de rouler dans deux catégories différentes ?
En réalité, j’avais inscrit deux voitures sur l’épreuve il y a deux ans de cela pour doubler mes chances d’obtenir au moins une entrée. Un jour, j’ai reçu un message de la part de l’organisation disant que la Formule 1 était acceptée pour l’édition 2026. Cinq minutes plus tard, j’en ai reçu un autre qui expliquait que la deuxième (la Lotus 11 évoluant dans la catégorie des voitures de sport à moteur avant. Ndlr) était également autorisée à courir ! Quand on reçoit une validation pour chacune de ses deux autos, on ne va quand même pas refuser (sourire. Ndlr). C’est important pour une voiture de rouler à Monaco. En termes de prestige, cela représente un gros plus.
Vous avez connu un week-end assez contrasté entre la Lotus 18/21 de la série B et la Lotus 11 de la série C …
Totalement. En série B, le week-end n’a pas été bon du tout. On a connu que des problèmes, des ratés en tout genre. Samedi soir, on pensait pourtant avoir résolu le problème de moteur. Le dimanche matin, ça allait pendant trois ou quatre tours puis ça recommençait en pire. On est passé de 7000 tours à 6500, puis 6000 et enfin 5000 tours/minute. Cela n’a fait qu’empirer pendant la course ce qui nous a contraint à abandonner à deux tours de la fin.
Heureusement pour vous, les choses se sont bien mieux passées au volant de votre sport prototype. Êtes-vous satisfaits de votre sixième place à l’arrivée ?
Je suis très content du résultat. Avec la Lotus 11, ça va presque tout seul. Elle flotte, si bien que lorsqu’on en sort on n’est même pas fatigué. J’aurais voulu couvrir encore dix tours au volant de cette auto tellement c’était plaisant. D’un côté je suis déçu pour la Formule 1, mais de l’autre je suis très heureux de ma course avec la voiture de sport. À l’image de ce dimanche, ce fut un week-end à 180 degrés : mauvais le matin et bon l’après-midi (sourire. Ndlr).
Propos recueillis par Andrea Noviello

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