Grand Prix de Monaco Historique

Francesco Siccardi : pour le plaisir

GP Monaco Historique 2026 Francesco Siccardi
Francesco Siccardi espère que cette première expérience sur le Grand Prix Historique ne sera pas la dernière.
Facebooktwitter

Inscrit sur son premier Grand Prix de Monaco Historique, Francesco Siccardi n’a pas cherché à affoler la feuille des temps lors de ses trois journées de compétition en Principauté. Venu avant tout se faire plaisir sur l’un des tracés les plus iconiques du sport automobile, le collectionneur italien est ressorti enchanté d’une expérience monégasque qu’il espère bien renouveler à l’avenir.

Dans le paddock aux allures de musée à ciel ouvert du Grand Prix de Monaco Historique, il y a d’abord ceux que l’on recroise édition après édition. Engagés tous les deux ans sur l’épreuve princière, ces gentlemans drivers (ou gentlewomans drivers dans certains cas. Ndlr) peuvent se targuer d’une expérience particulièrement solide dans les rues de la Principauté. Véritables stakhanovistes des courses de voitures anciennes, ces collectionneurs au palmarès plus ou moins fourni (re)prennent très vite leurs marques sur les 3,337 km du plus mythique des tracés en ville au monde. Puis il y a les autres, ceux qui à l’inverse de ces pilotes aguerris font figure de néophytes complets sur le tourniquet monégasque. Francesco Siccardi est l’un d’entre eux.

« C’est en participant aux Mille Miglia il y a quelques années en arrière que m’est venue cette passion pour l’automobile, explique celui qui dispute en 2026 son tout premier Grand Prix de Monaco Historique. Ensuite, c’est un peu comme une maladie. Vous commencez par acheter une voiture, puis vous trouvez d’autres événements auxquels participer. Vous faites donc l’acquisition d’une nouvelle auto et ainsi de suite. Quand j’ai découvert que je pouvais prendre part à cette course avec l’une de mes machines, j’ai tout de suite fait le nécessaire pour m’inscrire. Monaco, c’est une piste que l’on voit dans les jeux vidéo depuis enfant. » Pour son baptême du feu en terre princière, le PDG de l’entreprise Medacta n’a pas choisi n’importe quelle voiture puisqu’il étrenne pour l’occasion une sublime Ferrari 500 Testa Rossa de 1956.

« Un peu de temps pour prendre la mesure de la piste »

Engagé dans une série C (voitures de sport à moteur avant de 1952 à 1957. Ndlr) au plateau toujours aussi généreux puisque vingt-neuf concurrents figuraient à l’appel des premiers essais du vendredi, Francesco Siccardi a d’abord tenté de prendre ses marques sur un tracé pas franchement réputé pour son indulgence avec les débutants. Conscient de devoir apprendre à cerner les limites d’une piste qu’il connaît pourtant par cœur depuis son plus jeune âge, le pilote flanqué du numéro 32 a logiquement joué la prudence au cours d’une première cession d’essais marquée par quelques soucis de boîte de vitesses. Un peu plus à l’aise le lendemain bien qu’il ait dû se contenter d’un modeste vingt-sixième chrono en qualification, le diplômé en ingénierie biomédicale a encore franchi un palier le dimanche en course, améliorant ses temps au tour de plus de trois secondes par rapport à sa meilleure marque de la vieille dans l’exercice de la vitesse pure.

« Quand je suis rentré pour la toute première fois en piste vendredi, j’étais assez serein, révèle dans les allées du paddock le fils du docteur Alberto Siccardi. Mais après la première courbe, j’étais déjà un peu moins tranquille ! Ce n’est qu’en piste que l’on se rend réellement compte à quel point les rails sont proches. Il m’a donc fallu un peu de temps pour prendre la mesure de la piste, comprendre à quel point la voiture freine ou ne freine pas. Apprendre le tracé en lui-même n’est pas très difficile en soit. C’est plutôt d’en cerner les limites qui est compliqué. » Venu avec pour seule ambition de prendre du plaisir pour sa grande première dans les rues de la Principauté, celui qui court sous licence suisse a achevé son baptême du feu monégasque à une honorable vingt-deuxième position soit quatre places de mieux que son emplacement sur la grille de départ.

Andrea Noviello

MGPH 26 Siccardi Ferrari
Francesco Siccardi apprécie tout particulièrement la légèreté de sa Ferrari 500 Testa Rossa.
Facebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*