Grand Prix de Monaco

Antonelli le cinq majeur

Kimi Antonelli course Monaco 2026
Insaisissable dans les rues de Monaco, Kimi Antonelli s'est offert un premier succès de prestige en Principauté.
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Intouchable ce dimanche dans les rues de la Principauté, Kimi Antonelli a décroché la victoire lors du Grand Prix de Monaco, sixième manche de la saison 2026 de Formule 1. Vainqueur pour la cinquième fois consécutive depuis Shanghai (Chine. Ndlr), le pilote Mercedes a devancé au terme d’une course maîtrisée de bout en bout la Ferrari de Lewis Hamilton (2ème) et la Red Bull du Français Isack Hadjar (3ème).

Samedi lors d’une séance qualificative à couper le souffle, il avait dû batailler jusqu’au bout pour se défaire de la concurrence d’un Max Verstappen toujours aussi démoniaque dans les rues de la Principauté et de deux Ferrari particulièrement en verve sur les 3,337 km du plus célèbre des tracés en ville au monde. Obligé de se cracher dans les mains pour aller chercher une quatrième pole position en Formule 1, Kimi Antonelli s’attendait sans doute à vivre un Grand Prix de Monaco aussi stressant avec la présence juste derrière lui sur la grille de départ de deux têtes couronnées. Souvent pris à défaut cette saison au moment de l’extinction des feux, le jeune prodige de Mercedes n’a cette fois-ci pas tremblé au signal du starter, posant ainsi le premier jalon de ce qui allait devenir près de deux heures et demi plus tard (drapeau rouge oblige. Ndlr) un cinquième succès consécutif en 2026.

Car au plus grand désarroi de tous ces rivaux, jamais le Transalpin n’a laissé à quiconque le loisir de venir humer les échappements de sa Mercedes en ce dimanche ensoleillé. Intouchable dès les premiers tours de course, le leader du championnat a ensuite déroulé sa partition tel un virtuose du volant pour finalement achever son époustouflant concerto monégasque avec six secondes d’avance sur son dauphin Lewis Hamilton. « Ça a été un week-end et une course incroyables, confie tout sourire la nouvelle coqueluche de la discipline en interview d’après Grand Prix. C’est l’une de ces journées où notre rythme était incroyable. Tout venait de manière naturelle. La voiture était juste fantastique à piloter ! Elle m’a donné la confiance nécessaire pour pouvoir attaquer. Je dois, à ce titre, remercier l’équipe pour tout le formidable travail réalisé. Ils nous ont fourni une auto phénoménale. »

Hadjar qui rit …

Victorieux pour la cinquième fois de sa carrière depuis ses débuts en catégorie reine la saison passée, Kimi Antonelli a devancé au terme d’une course maîtrisée de bout en bout la Ferrari de Lewis Hamilton (2ème) et la Red Bull du Français Isack Hadjar (3ème). Troisième au moment de s’élancer, le septuple champion du monde a construit son huitième podium dans les rues de la Principauté sur un envol réussi, le natif de Stevenage profitant des malheurs du pauvre Max Verstappen (le Néerlandais est littéralement resté scotché sur la grille départ à la suite d’une défaillance moteur. Ndlr) pour s’emparer d’une seconde place qu’il ne lâchera plus jusqu’au baisser du drapeau à damier et ce malgré une très sévère pénalité de cinq secondes à purger pour vitesse excessive (0,1 km/h en trop par rapport à la limite autorisée. Ndlr) dans la voie des stands au moment de son premier changement de gommes.

Placé sous enquête pendant la course en raison d’une prétendue infraction commise par l’équipe Red Bull au moment du drapeau rouge (il a été reproché à l’écurie autrichienne d’avoir effectué des opérations non permises sur la voiture du Français lors de l’interruption du Grand Prix. Ndlr), Isack Hadjar a finalement été blanchi par la FIA et a donc bien décroché une troisième place à la saveur d’une victoire tant le Tricolore a galéré toute l’après-midi avec un groupe propulseur pour le moins récalcitrant. « On a fait un départ propre, mais dans les dix ou quinze premiers tours, j’ai rencontré des soucis au niveau de la souplesse d’utilisation du moteur, explique le natif de Paris au micro de David Coulthard. S’il y a un circuit où l’on ne veut pas ça, c’est bien ici. C’était un vrai défi de tenir 60 tours comme ça et à la fin je manquais en plus de puissance. Si l’on considère comment il a débuté en FP1, c’est un très bon week-end au final. Je ne pensais pas avoir la confiance pour revenir, mais on l’a fait. »

… Gasly qui pleure

Quatrième homme à avoir franchi la ligne d’arrivée, Isack Hadjar a en effet été le bénéficiaire direct de la très injuste double sanction (pour vitesse excessive dans la pit-lane. Ndlr) infligée au malchanceux Pierre Gasly. Auteur d’une course superbe et d’un restart particulièrement incisif au cours duquel il parvint à prendre l’avantage sur son compatriote dans Sainte-Dévote, le pilote Alpine aurait dû monter sur la troisième marche du podium ce dimanche s’il n’avait pas, lui aussi, été rattrapé à deux reprises par la patrouille de la FIA au moment de ses changements de pneus. Sanctionné d’une double pénalité de cinq secondes après l’arrivée, le natif de Rouen a ainsi reculé au septième rang derrière la McLaren rescapée du très discret Oscar Piastri (4ème) et les deux Racing Bulls des surprenants Liam Lawson (5ème) et Arvid Lindblad (6ème). Pas franchement épargné lui non plus par une instance dirigeante excessivement stricte dans l’application de ses peines, George Russell a vécu pour sa part un dimanche encore plus pourri que celui de Gasly.

Déjà hors du coup en termes de rythme tout au long de la course, le pilote Mercedes a de surcroît enchaîné les déboires les uns derrière les autres (mauvais positionnement sur la grille, vitesse excessive dans la voie des stands, pénalité de cinq secondes, empiètement sur la ligne blanche à la sortie des box, drive-through pour non-exécution de la pénalité. Ndlr) pour au final terminer son triste après-midi monégasque en dehors des points au douzième rang. « Je ne comprends vraiment pas pourquoi nous avons reçu une pénalité, peste après l’arrivée celui qui accuse désormais 68 unités de retard sur le vainqueur du jour Kimi Antonelli (156 points. Ndlr). J’étais sur le limiteur de vitesse avant la ligne et je l’ai désactivé après celle-ci. Il y a clairement eu un problème dans le logiciel, car plusieurs pilotes ont été sanctionnés. Cinq secondes ce n’est pas idéale, mais de là à recevoir un drive-through … La sanction ne correspond pas à la faute. »

Andrea Noviello

Monaco GP 26 Arvid Lindblad RB
Passé entre les gouttes d’une course chaotique, Arvid Lindblad a décroché une belle sixième place.
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