Grand Prix de Monaco

Antonelli déjà sur la voie royale ?

Kimi Antonelli Mercedes F1
Malheureux l'an dernier en Principauté, Kimi Antonelli espère briller cette saison sur l'iconique tracé princier.
Facebooktwitter

Vainqueur pour la quatrième fois cette saison il y a deux semaines au Canada, le petit prodige de Mercedes a déjà pris un sérieux ascendant sur son voisin de garage George Russell dans une course au titre qui devrait, à priori, se limiter aux pilotes de Toto Wolff.

En 2025, il n’a pas franchement ébloui. Propulsé à seulement dix-huit ans dans le baquet laissé vacant par le septuple champion du monde Lewis Hamilton, Kimi Antonelli a vécu une première saison en catégorie reine du sport automobile relativement pauvre en coups d’éclat (Australie, Canada, Brésil. Ndlr). Dominé dans les grandes largeurs par un George Russell autrement plus expérimenté et performant que lui, le petit protégé de Toto Wolff a achevé son année de rookie à une lointaine septième place mondiale avec, de surcroît, moitié moins de points (150 contre 319 unités pour le Britannique. Ndlr) que son voisin de garage chez les gris. Logiquement pointé du doigt pour ses prestations en demi-teinte au volant de la flèche d’argent, le pilote transalpin a tranquillement analysé son premier exercice en Formule 1 avant de basculer, tout aussi sereinement, vers une cuvée 2026 de tous les changements.

Conforté en interne pendant l’hiver par un Toto Wolff résolument convaincu par le potentiel de son jeune prodige, l’Italien a opéré une spectaculaire transformation en l’espace de quelques mois, s’imposant en seulement cinq courses en 2026 comme l’un des principaux favoris dans la course au titre mondial. « Je ne pense pas au championnat ni à rien de ce genre, tempère toutefois le pilote flanqué du numéro 12 en marge du Grand Prix de Monaco. Je me concentre juste sur le plaisir de piloter. Je fais de mon mieux, je progresse, je place la barre plus haut et on verra bien où cela nous mènera. Je veux vraiment profiter au maximum de chaque week-end. Je sais pertinemment que la saison est encore longue et difficile. » Deuxième d’une manche d’ouverture remportée avec maîtrise par son coéquipier George Russell en Australie, la nouvelle coqueluche de la discipline a depuis enchaîné les performances de choix en enfilant les victoires comme des perles.

« Je vis un moment formidable »

Vainqueur de son tout premier Grand Prix en Chine lors du deuxième rendez-vous de l’année, Antonelli n’a par la suite plus quitté la première marche du podium, conquérant trois victoires consécutives au Japon, à Miami et au Canada malgré le retour en forme des McLaren et la concurrence, forcément féroce, de son partenaire chez les gris George Russell. Sorti gagnant de son duel avec le Britannique il y a deux semaines sur l’île Notre-Dame (Russell étant contraint de renoncer à la suite d’une défaillance des batteries de sa W17. Ndlr), le confortable leader du championnat pilotes (131 points contre seulement 88 unités à Russell. Ndlr) aborde déjà un tournant dans sa jeune carrière lui qui s’est vu, bien malgré lui, coller l’étiquette de grand favori dans la course au titre mondial. Avec quarante-trois unités de marge sur son plus proche poursuivant au classement et un momentum clairement en sa faveur, le jeune pilote Mercedes sait qu’il lui faudra désormais répondre à des attentes toujours plus élevées.

« Je vis un moment formidable, mais maintenant nous sommes pleinement concentrés sur Monaco, déclare le Transalpin à la veille des premiers essais en Principauté. Ce sera un défi de taille. Je vais simplement essayer de continuer à obtenir le meilleur résultat possible et piloter aussi vite que je le peux. » Pour sa découverte du mythe monégasque l’an dernier, Kimi Antonelli avait vécu un véritable calvaire au volant d’une Mercedes totalement hors du coup dans les rues si traitresses de la Principauté. Parti à la faute en qualification (il avait heurté le rail dans le premier « S » de la chicane du Port. Ndlr), l’Italien n’était pas parvenu à inverser la tendance en course, achevant son long chemin de croix dominical à une bien triste dix-huitième position. Douze mois après ce coup d’essai au goût amer en terre monégasque, l’enfant prodige de Mercedes espère cette fois vivre un week-end princier un peu plus productif histoire de prolonger la belle moisson entamée début mars du côté de l’Albert Park (Australie. Ndlr).

Andrea Noviello

Facebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*