Grand Prix de Monaco

Antonelli à visage découvert

Monaco GP 26 Kimi Antonelli qualif
Kimi Antonelli a préservé l'hégémonie de Mercedes en conquérant une quatrième pole position en Formule 1.
Facebooktwitter

Discret vendredi lors de la première journée d’essais, Kimi Antonelli est revenu sur le devant de la scène à l’occasion des qualifications du Grand Prix de Monaco. Auteur du meilleur chrono du jour en 1’12’’051, le pilote Mercedes s’est adjugé une quatrième pole position cette saison au nez et à la barbe de la Red Bull de Max Verstappen (2ème) et de la Ferrari de Lewis Hamilton (3ème).

Hier, il l’avait joué discrète. Volontairement (ou non) en retrait lors d’une journée inaugurale où il s’est à chaque fois retrouvé à une bonne demi-seconde du chrono de référence, Kimi Antonelli a spectaculairement réagi à l’occasion des qualifications du Grand Prix de Monaco. Déjà le plus rapide en fin de matinée lors d’une troisième séance libre dominée dans des proportions assez inattendues (il a collé trois dixièmes pleins à la Ferrari de Charles Leclerc en FP3. Ndlr), le leader du championnat a confirmé son retour aux avant-postes cet après-midi lors d’une séance qualificative au final explosif. D’abord devancé par la Ferrari de Charles Leclerc, puis par la Red Bull de Max Verstappen à quelques secondes du terme de la Q3, le petit prodige de Mercedes est finalement parvenu à damer le pion à tous ses adversaires au terme d’une dernière tentative d’une précision chirurgicale.

« C’était l’un de ces tours que l’on appelle le tour magique, confie tout sourire le jeune transalpin au micro du champion du monde 2009 Jenson Button. Aujourd’hui, j’ai réussi à tout mettre bout à bout. Ce fut une qualification très serrée avec Max (Verstappen) ! Je crois qu’il n’y avait qu’un millième d’écart entre nous à l’issue de ma première tentative en Q3. Je savais que le dernier tour était bon, mais j’espérais juste qu’il le soit suffisamment. Un grand merci à l’équipe, car hier on était pas mal en difficulté et on a été capable d’énormément progresser ce samedi. » Auteur de sa quatrième pole position en Formule 1 après celles conquises cette année à Shanghai, Suzuka et Miami, Kimi Antonelli a signé le chrono de référence en 1’12’’051, repoussant son plus proche poursuivant Max Verstappen (1’12’’094. Ndlr) à seulement 43 millièmes de seconde de son temps.

Russell s’enfonce dans la crise

Gêné dans la matinée (il avait été rejeté à près d’une seconde du chrono réalisé par Antonelli en FP3. Ndlr) par une RB22 au comportement beaucoup moins séduisant que celui affiché la veille en essais libres, le quadruple champion du monde a lui aussi brillamment renversé la vapeur cet après-midi dans l’exercice de la vitesse pure en hissant, pour la deuxième fois cette saison, sa Red Bull sur la première ligne de la grille. Très en verve tout le week-end sur un tracé de Monaco où il s’est déjà imposé à trois reprises (2008, 2016 et 2019. Ndlr), Lewis Hamilton (1’12’’279. Ndlr) a complété le top 3 de cette époustouflante séance qualificative monégasque, le natif de Stevenage se payant même sur le gong le scalp d’un Charles Leclerc (1’12’’351. Ndlr) trop brouillon en Q3 (le Monégasque a percuté le rail dans le virage du Bureau de Tabac lors de son ultime tentative chronométrée. Ndlr) pour espérer mieux qu’une forcément très frustrante quatrième position au classement.

Longtemps en quête de confiance après sa sortie de piste des libres 1, Isack Hadjar (1’12’’434. Ndlr) a magnifiquement tiré son épingle du jeu ce samedi après-midi dans l’exercice des qualifications, le Français réussissant au terme d’une séance sagement construite à se classer au cinquième rang juste devant la seconde Mercedes d’un George Russell (1’12’’445. Ndlr) encore une fois fantomatique et totalement éclipsé par le nouvel exploit de son jeune coéquipier. « Si je savais ce qui se passait, je ne serais pas dans cette situation, ironise le Britannique en interview d’après séance qualificative. Le début de saison était facile. À chaque tour en essais libres comme en qualification c’était P1, au pire P2. Ces trois dernières courses, en revanche, c’est la dégringolade. Même au Canada j’ai dû me battre pour faire un tour correct. Voilà où j’en suis. Je ne sais pas vraiment. »

Aston Martin en pleine décrépitude

Loin de tous ces tracas bien qu’il ait, lui aussi, vécu un week-end assez compliqué jusque-là, Pierre Gasly (1’13’’226. Ndlr) a décroché une belle neuvième place en terre monégasque, le Français brisant pour la première fois du week-end les portes du top dix au prix d’une prise de risque maximale dans son ultime tentative chronométrée. Rarement mis en lumière cette saison par une écurie Racing Bulls déjà sous le charme de son nouveau talent Arvid Lindblad (1’14’’248. Ndlr), Liam Lawson (1’13’’412. Ndlr) s’est rappelé au bon souvenir de ses employeurs en qualifiant sa modeste VCARB 03 au dixième rang de cette qualification princière, le Néo-Zélandais collant pour l’occasion huit dixièmes de seconde à son voisin de garage. Lui aussi critiqué pour la qualité de ses résultats en comparaison à ceux obtenus par son (brillant) coéquipier, Esteban Ocon (1’14’’722. Ndlr) n’a, de son côté, pas pu réaliser de miracles dans les rues de la Principauté.

Lointain dix-septième de la séance qualificative, le natif d’Evreux s’est tout de même offert la satisfaction de devancer un Oliver Bearman (1’14’’814. Ndlr) piégé par la sortie du drapeau rouge en fin de Q1, le malheureux Gabriel Bortoleto (sans chrono en Q2. Ndlr) ayant été victime comme le poleman Kimi Antonelli l’an dernier du si piégeux rail intérieur de la chicane du Port. À la traîne depuis leurs premiers tours de rue sur le tourniquet monégasque vendredi matin, les Aston Martin de Fernando Alonso (1’15’’349. Ndlr) et de Lance Stroll (1’16’’061. Ndlr) ont encore un peu plus sombré dans le ridicule cet après-midi en qualification, les monoplaces vertes achevant leur pénible journée du samedi aux deux dernières places du classement. « Il n’y pas eu de grande différence par rapport à hier, lance dans le carré des interviews un Fernando Alonso totalement désabusé. Nous n’avons tout simplement pas le rythme. Nous avions quelques espoirs en arrivant à Monaco, mais nous manquons cruellement de confiance dans la voiture. »

Andrea Noviello

Monaco GP 26 Isack Hadjar qualif
Après son erreur des FP1, Isack Hadjar a bien réagi en allant chercher le cinquième chrono du jour.
Facebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*