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Grand Prix de Grande-Bretagne

Billet d’humeur : Après la pluie le beau temps ?

Billet d'humeur Angleterre 2016 Parodie de Grand Prix, les 5 premiers tours ont encore un peu plus creusé le fossé entre les fans et la F1.
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Sources des plus grands exploits de l’histoire de la Formule 1, mais aussi des retournements de situation les plus improbables, les Grand Prix sous la pluie ont pris une bien dangereuse tournure depuis maintenant une bonne dizaine d’années. Là où les Jim Clark, Niki Lauda, Alain Prost ou Ayrton Senna étaient bien souvent livrés à eux-mêmes sur des circuits régulièrement transformés en piscine géante, les Alonso, Vettel et autres Hamilton sont aujourd’hui constamment surprotégés à la moindre goute d’eau en piste. La faute à une Fédération Internationale de l’Automobile beaucoup trop précautionneuse (ou complètement à côté de ses pompes c’est selon) et qui a fait du risque zéro son leitmotiv depuis le tragique accident de Jules Bianchi à Suzuka. Encore privé d’un vrai départ à Silverstone alors que l’averse avait cessé depuis plus de 20 minutes, les passionnés de la catégorie reine ont forcément dû se demander ce qu’il était advenu des héros qu’ils admiraient tant autrefois. Réfractaire au moindre risque lorsqu’il peut être évité par l’intervention de la voiture de sécurité, n’est-ce pas messieurs Vettel et Button, la nouvelle génération est progressivement en train de se couper des valeurs véhiculées pendant plus de 50 ans par la catégorie pinacle du sport automobile. Celles du courage et du danger. Idolâtrés par les fans dans le passé pour leur dextérité volant en main sous des trombes d’eau, les pilotes actuels sont à l’inverse régulièrement moqués pour leur manque de témérité sur piste détrempée. Tournés en ridicule par une instance dirigeante incapable de se mouiller lorsque la météo décide de jouer des siennes, les Rosberg et consorts vont pourtant bien devoir un jour assumer leurs responsabilités et s’opposer à l’incompétence de Charlie Whiting. Sans quoi les Grand Prix sous la pluie risquent de totalement disparaître du paysage de plus en plus aseptisé de la Formule 1 pour ne laisser place qu’à d’insipides courses sur le sec. Alors après la pluie le beau temps ?

Andrea Noviello

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