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Grand Prix d’Italie

Billet d’humeur : La fin d’une époque !

Jenson Button billet d'humeur Italie 2016 Après 17 saisons au plus haut niveau, Jenson Button tirera sa révérence à Abou Dhabi.
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Triste à en pleurer, le Grand Prix d’Italie gardera toutefois une saveur particulière dans l’imaginaire de tous les passionnés de Formule 1. Non pas que ce fade quatorzième rendez-vous de la saison 2016 ait réservé une quelconque surprise à l’arrière du peloton. L’événement, ou plutôt le double événement, est venu du côté des coulisses, dans l’ombre du grand cirque. La première secousse a frappé depuis le stand Williams. Attendue par beaucoup, crainte par d’autres, l’annonce de la retraite de Felipe Massa aura profondément ému le paddock de la catégorie reine. Il faut dire que le sympathique petit brésilien sera passé par toutes les émotions lors de ses 14 saisons en F1. Élève brillant aux côtés du maître Schumacher, le Pauliste a ensuite parfaitement su prendre le relais de son mentor chez Ferrari au point de frôler la couronne mondiale deux ans plus tard lors d’un Grand Prix du Brésil au scénario infiniment cruel pour lui. De cette blessure, l’ancien pilote de la Scuderia ne guérira jamais réellement. Son épouvantable crash l’année suivante lors des qualifications hongroises et l’ordre imposé par le pit-wall de Ferrari encore un an plus tard en Allemagne au profit d’Alonso ne viendront qu’un peu plus enfoncer le natif de Sao Paulo dans un rôle de second couteau qu’il s’était toujours refusé d’endosser. Parti retrouver une seconde jeunesse chez Williams, Massa pourra, à défaut d’un titre mondial, se targuer d’avoir connu l’une des périodes les plus fastes de la F1 sur le plan des performances. Celle du début des années 2000. Un luxe dont a également su profiter Jenson Button, l’autre pilote à annoncer son départ (partiel) dans le parc de Monza. Promis dès son arrivée dans les paddocks à un avenir glorieux, le Britannique aura, à l’inverse du Pauliste, d’abord connu les années de vaches maigres avant d’enfin briller au plus haut niveau. Des choix de carrière hasardeux et un style de vie pas vraiment adéquate avec son statut de pilote auront longtemps freiné son ascension et privé la catégorie reine de l’un des plus beaux stylistes de ces deux dernières décennies. Puis le déclic survint. Une première victoire à Budapest au soir de son 113ème  Grand Prix en guise d’hors-d’œuvre avant la consécration trois ans plus tard au volant de la Brawn. S’en suivra sept saisons chez McLaren, où l’Anglais remportera la plus belle de ses victoires : l’estime et la reconnaissance de tout le milieu. Lassé par deux années épouvantables avec Honda, le natif de Frome a eu l’élégance de dire stop. « Gentleman » Button s’efface au profit de l’étoile Stoffel Vandoorne, emmenant avec lui quelques unes des plus belles pages du grand chapitre de la F1. La fin d’une époque !

Andrea Noviello

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