logo warm up f1
Grand Prix d'Italie

Les Flops du Grand Prix d’Italie

Renault the flop Italie 2016 Après un léger mieux en Belgique, Renault a souffert le martyre tout au long du week-end de Monza.
facebooktwittergoogle_plus

Renault

Renault flop Italie 2016

En net progrès il y a une semaine à Spa-Francorchamps, même si le résultat brut en course n’avait pas forcément été très reluisant, Renault a retrouvé sa place dans la queue du peloton lors d’un Grand Prix d’Italie totalement désastreux pour la marque au losange. Défavorisée par les faiblesses de son groupe propulseur et les carences de son châssis, l’écurie française a sombré dès les qualifications, récoltant de piteuses 20ème et 21ème places sur la grille. Qualifié devant son coéquipier pour la sixième fois de l’année, Jolyon Palmer n’aura pas vraiment eu le temps de profiter de sa belle mise en action au moment de l’extinction des feux. Remonté à la 17ème place après avoir pris le meilleur sur Ericsson, Gutierrez et Button au départ, le Britannique ose une attaque par l’intérieur sur l’autre Sauber de Nasr à l’amorce de la première  chicane. Contraint de s’incliner devant la défense du Brésilien, le fils de Jonathan va être victime d’un mouvement pour le moins critiquable du natif de Brasilia en sortie de virage. Dans l’impossibilité d’éviter le contact, le champion 2014 de GP2 s’arrête une première fois à son box au 2ème passage avant de finalement renoncer sept boucles plus tard, sa monoplace étant devenue inconduisible. S’il est parvenu à rallier l’arrivée, l’autre pilote Renault Kevin Magnussen n’a pas vécu un week-end italien beaucoup plus enthousiasmant. Crédité, lui aussi, d’un très joli envol, le Danois conclut le premier tour en 18ème position. Propulsé au 16ème rang une boucle plus tard en raison de l’accrochage entre Palmer et Nasr, le champion 2013 de F3.5 se maintient pendant cinq tours devant Ericsson avant de totalement sombrer dans la hiérarchie. Successivement dépassé par le Suédois, Button et Gutierrez, le fils de Jan tombe à une 19ème place qui aurait pu être la sienne sous le drapeau à damier sans les abandons sur problèmes mécaniques de Wehrlein et de Kvyat. Malgré une stratégie pneumatique agressive avec une double utilisation des super tendres, il effectua ses arrêts aux 14ème et 30ème tours, Magnussen a brillé par sa discrétion à Monza, ralliant l’arrivée à une bien fade 17ème et avant-dernière position. Vivement que la saison se termine pour Renault.

Felipe Nasr

Sauber flop Italie 2016

Le Brésilien n’est pas prêt de voir sa côte de popularité remonter dans le paddock après sa piètre prestation italienne. Dominé par son coéquipier Ericsson lors de chacune des trois séances libres du week-end, le Brésilien a pourtant réussi à damer le pion au Suédois dans l’exercice du tour chronométré, décrochant le 18ème chrono un petit dixième devant l’autre pilote Sauber. Auteur d’un bon envol où il n’hésita pas à rudoyer son voisin de garage pour conserver son avantage, le natif de Brasilia gagne deux places et achève le premier tour de course au 16ème rang. Sous la menace directe des deux Renault, le protégé de Steve Robertson subit une attaque de Palmer à l’entame du deuxième tour. Resté sur une trajectoire extérieure afin de privilégier la sortie de la première chicane, le pilote auriverde ressort logiquement devant le fils de Jonathan, mais va inexplicablement se déporter sur la monoplace du Britannique. Le contact entre la roue arrière-droite de la Sauber et le pneu avant-gauche de la Renault envoie l’ancien représentant de Carlin en GP2 dans un effrayant 360°, non sans avoir au préalable cisaillé sa gomme arrière-droite sur l’aileron-avant de la RS16. Reparti au volant d’une machine passablement endommagée, il réussit à rallier son stand sur trois roues après avoir abondement abreuvé la piste de morceaux de gommes. Chaussé d’un train de mediums neuf par l’écurie helvétique, le Brésilien effectue deux tours au ralenti avant de repasser par les box. Renvoyé en piste malgré une monoplace clairement chiffonnée par le contact du deuxième tour, le pilote Sauber se résout finalement à abandonner à la fin du sixième tour, faute de pouvoir retrouver une tenue de route acceptable. Annoncé chez Williams ou encore chez Haas en vue de la saison 2017, Nasr n’a pour l’instant toujours aucune certitude quant à son avenir en F1 et il n’est pas certain que ce genre de performance plaide vraiment en sa faveur. Au pied du mur.

Toro Rosso

Toro Rosso flop Italie 2016

L’écurie surprise du début de saison sombre à mesure que les faiblesses de son groupe propulseur se font de plus en plus ressentir. Si Toro Rosso s’attendait logiquement à souffrir dans le temple de la vitesse, les interminables lignes droites de Monza ne se mariant pas très bien avec la version 2015 du moteur Ferrari, il n’est pas certain que le team basé à Faenza prévoyait un week-end italien aussi pénible. Éliminé une nouvelle fois dès la Q3, cela devient hélas une bien triste habitude, Daniil Kvyat a vu ses espoirs de sursaut se briser dès le premier virage, la cohue du départ provoquant des dégâts irréversibles sur son fond plat. Remonté en 15ème place à l’issue du premier tour, le Russe doit s’incliner devant la manœuvre imparable de Button neuf boucles plus tard. Appelé une première fois à son box  au 13ème passage, le natif d’Oufa monte les gommes tendres, mais va éprouver toutes les peines du monde à se défaire de sa 19ème place. De retour à son stand au 33ème tour après avoir longtemps suivi de près son coéquipier Sainz, l’ancien petit protégé d’Helmut Marko repasse en pneus super tendres, non sans avoir outrepassé les limitations de vitesse dans la pit-lane. Pénalisé de cinq secondes par les commissaires de course pour son infraction, le pilote Toro Rosso n’aura même pas le temps de fulminer sous son casque, des batteries à la limite de la surchauffe et un fond-plat définitivement hors-service le contraignant à jeter l’éponge à l’attaque du 38ème tour. Passé in-extremis en Q2 avec le 16ème temps, Carlos Sainz s’en est à peine mieux sortie en course. 14ème à la fin du premier tour, l’Espagnol mise sur un premier relais marathon de 23 boucles qui lui permet d’émerger un temps en 9ème position. Faute d’un rythme suffisamment élevé, le fils du double champion du monde des rallyes rebascule sur une stratégie à deux arrêts au 39ème passage sans que cela ne bouleverse réellement son Grand Prix. Malgré des pneus super tendres nettement plus frais que ceux de ses concurrents, le Madrilène ne prendra le meilleur que sur le seul Ericsson dans Ascari dans la 44ème boucle , achevant son chemin de croix milanais au 15ème rang. Les temps sont durs à Faenza.

Liberty Media

Liberty Media flop Italie 2016

Quasiment méconnu des amateurs de sport automobile, bien que le groupe de médias américain collabore déjà avec la Formule E depuis le lancement du premier championnat de monoplaces électriques au monde, Liberty Media a signé une entrée pour le moins fracassante dans l’univers de la Formule 1 en s’offrant, quelques jours seulement après le Grand Prix d’Italie, la catégorie reine pour la modique somme de 8,5 milliards de dollars. Attendu depuis des années par des fans exaspérés par la gestion calamiteuse de l’indécrottable Bernie Ecclestone, ce rachat ne s’est, hélas pour les amoureux des Grand Prix en Europe, pas traduit par une éviction de celui qui a, en grande partie, conduit le public à se désintéresser de la F1. Pire, l’ « oncle picsou » a même vu son bail à la tête de la Formula One Mangement, bien que l’ancien patron de l’écurie Brabham devra désormais rendre des comptes à Chase Carey le nouveau grand boss de la discipline, prolongé de trois ans afin d’opérer une transition en douceur avec le système autocratique imposé par « tonton Bernie ». En privilégiant la continuité au lieu d’opter pour une rupture qui n’aurait été que bénéfique compte-tenu de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la catégorie pinacle du sport automobile, Liberty Media s’est déjà mis à dos une grande partie des fans excédés par des années de dictature « ecclestonienne ». Si le groupe détenu par Rubert Murdoch a promis qu’il conserverait les racines européennes de la discipline, il n’a en revanche pas su rassurer un public de plus en plus désabusé par le sport et les champions qu’ils idolâtraient autrefois. En évinçant Ecclestone du jeu, Liberty Media se serait déjà assuré une place de choix dans le cœur de tous les passionnés de Formule 1. Au lieu de ça, le groupe de médias américain a préféré ne pas chambouler une organisation autoritaire et anarchique au risque de perdre en route les derniers supporters d’une F1 tristement mal en point. Dommage.

Andrea Noviello

facebooktwittergoogle_plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*