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Grand Prix du Brésil

Billet d’humeur : Personne s’éclate à la queuleuleu !

Billet d'humeur Brésil 2015 Véritable procession, ce Grand Prix du Brésil se sera résumé à un long train-train sans spectacle.
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Riche en courses à rebondissement et en exploits retentissants, le Grand Prix du Brésil a offert un bien triste spectacle cette année dans la droite lignée d’une saison 2015 globalement peu enthousiasmante. Véritable procession enjolivée par la seule fougue d’un Max Verstappen ou l’envie de briller d’un Romain Grosjean, cette édition 2015 ne restera pas dans les annales tant l’animation en piste aura frisé avec le néant. Pointées du doigt, avec raison, par le triple champion du monde Lewis Hamilton, les perturbations aérodynamiques provoquées par la Mercedes de son coéquipier Nico Rosberg auront privé cette manche brésilienne d’une lutte au sommet entre les deux coqs des flèches d’argent. Fortement décriées depuis leur arrivée dans la catégorie reine en lieu et place de Bridgestone, les gommes Pirelli ont elles aussi leur part de responsabilité dans ce qui est hélas devenu une bien mauvaise habitude. Mais elles ne sont pas les seules. Incapable de se faire violence dans les duels rapprochés lorsque les artifices de la F1 moderne ne lui sont d’aucun secours, la génération actuelle se borne à un déprimant défilé en file indienne, comptant sur le désormais incontournable « undercut » pour tenter de prendre l’avantage au stand. Rendus totalement inoffensifs par le florilège d’aides au pilotage, DRS, KERS et autres run-off pour ne citer qu’eux, qui a fleuri ces dix dernières années, les Hamilton, Vettel et autres Rosberg se montrent incapables, sauf rares exceptions, de bouleverser le scénario d’une course préétablie. Résultat : sans grosses erreurs de pilotage, choses beaucoup plus rares aujourd’hui tant l’aseptisation à outrance des tracés modernes a rendu la sanction quasi nulle en cas de sortie, ou bouleversements provoqués par la pluie, encore faut-il que les instances daignent autoriser les pilotes à courir dans ces conditions, les Grand Prix n’offrent pas une once de piment. Avant de passer à la moulinette tous les tracés du championnat et d’envisager une réglementation toujours plus alambiquée, la FIA devrait peut-être s’inspirer d’avantage du passé de la discipline histoire de comprendre vraiment là où le bât blesse. Car que ce soit du côté des spectateurs ou des pilotes eux-mêmes l’avis est unanime : personne s’éclate à la queuleuleu !

Andrea Noviello

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