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Saga Schumacher

Magny-Cours 1997 : l’envolée estivale

Michael Schumacher France 1997 Michael Schumacher enlève avec brio son trosième succès en quatre ans à Magny-Cours.
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Remis en selle par son succès canadien, Michael Schumacher confirme son retour sur le devant de la scène à l’occasion du Grand Prix de France 1997. En pole pour la deuxième fois consécutive, l’Allemand arrache en course sa 25ème victoire en F1 et conforte encore un peu plus son avance au championnat.

Plébiscité par tout le paddock au soir de son époustouflante démonstration monégasque, Michael Schumacher n’a cependant pas eu le temps de savourer bien longtemps sa première victoire de la saison 1997. Si l’anachronique tracé princier a en grande partie gommé les tares de la F310B, le circuit de Barcelone a, en revanche, sérieusement mis en lumière les manques de la dernière création de John Barnard en matière d’aérodynamisme. Lourdement handicapée par son manque d’appui à l’avant, d’où sa tendance à constamment sous-virer, la 59ème F1 conçue dans les ateliers de Maranello a également été frappée par de gros problèmes de « blistering » lors du week-end espagnol. Résultat ? Après avoir déjà vécu la veille sa pire qualification de l’année (7ème temps), l’Allemand a dû se contenter d’une modeste quatrième place en course. Dépossédé de la tête du championnat par son rival Jacques Villeneuve vainqueur à Montmeló, le pilote Ferrari va néanmoins réussir à inverser la tendance lors de la manche suivante au Canada.

Plus adapté aux qualités de la F310B, le circuit Gilles-Villeneuve offre au double champion du monde un week-end parfait en tout point. Une première pole position de l’année arrachée à l’idole locale (pour 13 millièmes), une victoire chanceuse (Coulthard perdant la course dans les stands à cause de problèmes d’embrayage) et surtout un nouvel abandon pour son rival dans la course au titre. Autant de signaux positifs qui permettent au protégé de Willi Weber d’aborder le Grand Prix suivant en France fort d’un appétit décuplé. Toujours très en verve à Magny-Cours, il reste sur deux succès (1994, 1995) en trois ans, le prodigue de Kerpen valide dès les essais l’important pas en avant effectué par l’écurie italienne. Transfigurée par l’apport d’un nouvel aileron avant et d’une version améliorée du 046/2, la F310B vole littéralement en qualification aux mains du natif d’Hürt-Hermülheim. Le fer de lance de la Scuderia signe au terme d’une tentative limpide sa deuxième pole position consécutive, repoussant la première Williams d’Heinz-Harald Frentzen à deux dixièmes.

La bonne opération

Particulièrement clémentes jusque-là, les conditions vont pourtant sérieusement se gâter le jour de la course, laissant les équipes dans l’expectative. Faute d’avoir la certitude que la pluie viendra de nouveau se mêler à la fête, la pilote de 28 ans opte pour des réglages mixtes. Un choix qui se révèlera opportun. Parfaitement parti à l’extinction des feux, le « petit Mozart de la F1 » se bâtit en moins d’une dizaine de tours une marge de sept secondes sur son dauphin Frentzen. Intouchable lors du premier relais, au point que la concurrence envisage un temps qu’il doive s’arrêter à trois reprises, le champion du monde 1995 effectue son premier pit-stop à la fin de la 22ème boucle. Reparti en seconde position derrière la Williams de son compatriote, le « Baron rouge » récupère aussitôt le leadership de la course et porte son avance à près de 15 secondes. La cause semble entendue, mais le protégé de Willi Weber n’entend pour autant relâcher son effort.

Au contraire, « Schumi » continue de pousser au point de porter son pécule à 22 secondes au moment de passer une seconde fois par les boxes au 46ème passage. Si certains tentent le pari de chausser les pneus intermédiaires, l’Allemand ne se laisse pas troubler par les quelques gouttes qui tombent ici et là sur la piste. Le pilote Ferrari conserve les slicks et se maintient solidement en tête du Grand Prix. Mais alors que rien ne semble plus pouvoir entraver sa marche triomphante, le « Kaiser » frise la correctionnelle au 63ème tour. Surpris par l’intensification soudaine de la pluie, le double champion du monde part visiter le bac à sable du virage d’Estoril. L’alerte sera fort heureusement sans conséquence. Impressionnant de sang-froid, le fer de lance de la Scuderia regagne la piste et s’en va chercher une 25ème victoire en carrière qui le place à la hauteur de deux légendes de la discipline : Jim Clark et Niki Lauda. En coiffant son deuxième succès d’affilée, Schumacher réalise également le break au championnat puisqu’il compte désormais 14 longueurs d’avance sur Villeneuve.

Andrea Noviello

Michael Schumacher Magny-Cours 1997

Michael Schumacher décroche en France la 111ème victoire d’une Ferrari en Formule 1.

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