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Grand Prix d’Abu Dhabi

Billet d’humeur : Adios campeones !

Billet d'humeur Abu Dhabi 2018 Fernando Alonso dit adieu à la F1 sur une modeste onzième place lors du Grand Prix d'Abu Dhabi.
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Ses statistiques au plus haut niveau du sport automobile (32 victoires, 22 pole positions, 23 meilleurs tours en course et 97 podiums) ne reflètent que partiellement le talent qui aura été le sien tout au long de ses dix-sept saisons passées en Formule 1. Alors certes, Fernando Alonso n’aura jamais le palmarès d’un Lewis Hamilton ou même d’un Juan-Manuel Fangio. Certes, l’Espagnol a largement sa part de responsabilités (que de mauvais choix depuis son retentissant départ de McLaren à la fin de la saison 2007 !) dans ce qui restera comme une carrière brillante, mais au goût d’inachevé. Certes le « Taureau des Asturies » aura, enfin, autant agacé (ses coéquipiers) par son désir revendiqué de tout vouloir pour lui qu’estomaqué (ses adversaires) par sa faculté à tirer le meilleur d’un package souvent inférieur. Mais le natif d’Oviedo laissera sur la F1 une empreinte bien plus lourde que ses deux sacres mondiaux (2005-2006) chez Renault ne peuvent le suggérer. Celle, tout d’abord, d’une véritable bête de course. Celle, ensuite, d’un combattant hors-pair animé par une rage de vaincre jamais démentie. Sa longue et déprimante traversée du désert chez McLaren (trois cinquièmes places en quatre ans pour meilleur résultat) aurait pu le démoraliser. Elle l’a, au contraire, sublimé. Réduit au rang de simple sparring-partner à Woking, Stoffel Vandoorne peut d’ailleurs en témoigner. Jamais Alonso n’aura autant ridiculisé l’un de ses coéquipiers qu’en cette saison 2018. Privé à trois reprises (2007, 2010, 2012) d’une troisième couronne mondiale, « Nando » quitte pourtant la catégorie reine par la grande porte. À défaut d’avoir pu effacer les records de sa majesté Michael Schumacher, il restera pour toujours comme celui qui aura su mettre un terme au règne du « Baron Rouge ». Adios campeones !

Andrea Noviello

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