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Interview

Jacky Ickx : « Hamilton s’est imposé comme le champion des records » (1/2)

Jacky Ickx Sportel Awards Jacky Ickx regrette que la professionnalisation de la F1 ait complètement déshumanisé le sport.
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Invité de marque de l’édition 2020 des SPORTEL Awards, l’ex-pilote belge salue la nouvelle consécration mondiale de Lewis Hamilton en Formule 1 et se lance dans une profonde réflexion sur l’évolution de son ancienne profession.

Enfant, il a connu l’échec (scolaire). Adulte, il a enchaîné les réussites (en course). Paresseux et solitaire lors de ses jeunes années, Jacky Ickx s’est mué par la suite en compétiteur acharné, bâtissant au gré d’exploits en tout genre un palmarès d’exception dans le milieu du sport automobile. Double vice-champion du monde de Formule 1 (1969 et 1970. Ndlr), vainqueur puissance six des 24 Heures du Mans (1969, 1975, 1976, 1977, 1981 et 1982. Ndlr), le Belge a également accroché le Paris-Dakar (1983. Ndlr) à son impressionnant tableau de chasse, démontrant ainsi (si toutefois cela était encore nécessaire) son extraordinaire polyvalence volant en main. Homme de tous les succès sur les épreuves longues distances (il compte plus de 50 victoires dans cette spécialité. Ndlr), « The Rain Master » a, trois décennies durant, joué la carte du non-conformisme, s’illustrant notamment par sa faculté à manier comme personne l’art du contrepied. Réputé pour son hostilité aux grèves menées par quelques-uns de ses pairs en Grand Prix, le Bruxellois a pourtant largement apporté sa contribution à la question de la sécurité en course automobile comme en témoigne sa légendaire protestation lors du départ du double tour d’horloge sarthois 1969 (contrairement à la tradition qui voulait que les pilotes s’élancent en courant jusqu’à leurs machines avant de démarrer en trombe sans prendre la peine de se sangler, le Belge a choisi de marcher calmement jusqu’à son auto avant d’attacher sa ceinture de sécurité et de partir. Ndlr). Intrépide mais pas casse-cou, « Monsieur le Mans » a bâti sa renommée sur cette personnalité clivante, se jouant avec roublardise et une pointe d’espièglerie des stéréotypes et autres idées reçues. Transformé par sa découverte de l’Afrique et par son mariage (en troisièmes noces. Ndlr) avec la chanteuse d’origine burundaise Khadja Nin, le roi de l’Endurance s’est lancé, depuis la fin de sa carrière de pilote en 1992, dans une toute nouvelle aventure loin de l’effervescence perpétuelle des paddocks et du son strident des moteurs. Engagé dans différentes actions humanitaires en faveur du continent africain, l’ambassadeur du groupe Volkswagen partage désormais son quotidien entre son appartement monégasque et sa résidence du Mali ce qui ne l’empêche pas pour autant de garder un œil attentif sur un sport auquel il a consacré plus de trente années de sa vie. Invité de prestige de la cérémonie des SPORTEL Awards, le sémillant septuagénaire (il a fêté ses 76 ans le 1er janvier dernier. Ndlr) revient sur le septième sacre de Lewis Hamilton en Formule 1 et pose un regard clairvoyant sur l’évolution de son ancienne profession.

Après la sortie de « Rainmaster » en 2016, le dessinateur Krings et le scénariste Dugomier ont publié en août dernier une nouvelle bande dessinée consacrée à votre carrière de pilote avec « Monsieur le Mans ». Que ressentez-vous à l’idée de vous retrouver, une deuxième fois, sur papier glacé ?

Cela fait toujours sourire quand je réponds ça, mais je n’ai jamais rêvé d’automobile durant mon enfance. Jamais. J’ai, pourtant, vu passer à la maison des gens comme Juan Manuel Fangio ou Stirling Moss. J’ai même assisté à certains Grand Prix entre 1953 et 1955 quand j’avais huit ou dix ans, mais honnêtement cela ne m’intéressait pas. Je pensais devenir jardinier ou garde-chasse de réserve. J’étais loin du bruit et au contraire proche de la nature. Je n’ai, en réalité, jamais fait ce que j’aimais. Cela ne signifie pas pour autant que je n’ai pas aimé ce que j’ai fait. Bien au contraire. Les mystères de la destinée sont parfois impénétrables … Je crois même que cela s’applique à tout un chacun. Dans la vie de tous les hommes, il y a des marqueurs. Il n’est plus question de Me, Myself and I à un certain point. Quand vous grandissez, vous vous rendez compte que votre destin est dans les mains de personnes nettement moins visibles que vous. En automobile, vous êtes façonnés par des gens qui fabriquent votre outil de travail.

Certes, mais le pilote n’est-il pas celui qui va récolter tous les lauriers ?

Absolument. Le pilote capte la lumière et la gloire, mais en fin de compte son destin est entre les mains de ceux qui lui fournissent l’outil qui va lui permettre de triompher. Peu importe la catégorie, des gens travaillent pour vous dans l’ombre et l’anonymat. Ce sont des purs passionnés. Non seulement ils ne comptent pas leur temps, mais surtout ils se donnent toujours à 100%. Quand vous avez la chance d’avoir un bon outil entre les mains, c’est ensuite facile de gagner. Alors certes rien n’est jamais simple en sport automobile, mais je considère que si j’ai obtenu les résultats qui sont les miens, c’est avant tout à ces personnes-là que je le dois. Je possédais, très certainement, les qualités pour accomplir de telles performances, mais sans toutes ces personnes autour de moi je n’aurais pas pu gagner ces courses. Ce sont elles qui m’ont permis d’y arriver grâce à la qualité de leur travail. J’ai connu très peu d’ennuis techniques durant ma carrière, très peu de ruptures de roue ou de suspension. J’ai, ainsi, pu traverser trente-deux années de sport moto et auto avec un certain succès.

En trois décennies de compétition, vous avez amassé moults victoires et récompenses dans des disciplines très différentes les unes des autres. Votre polyvalence n’a-t-elle, au final, pas été votre plus grande force ?

Peut-être. J’ai fait de la vitesse pure, de l’Enduro, du Dakar et plein d’autres choses … D’ailleurs, on me dit souvent : « vous avez roulé de partout, vous êtes éclectiques, multidisciplinaires. » Mais tout le monde l’était de mon temps ! Tous les pilotes étaient éclectiques et couraient en monoplace, en endurance ou en voiture de tourisme. On avait beau avoir l’étiquette de pilote professionnel, on n’était que des freelances en puissance. La notion d’exclusivité n’existait tout simplement pas. On ne restait pas toute l’année dans la même discipline. Quand on avait des week-ends de libre, on allait rouler en Formule 2, en sport prototype, en voiture de tourisme ou encore en Can-Am dans mon cas. On ne se focalisait pas seulement sur la Formule 1. Alors oui, j’ai couru dans toutes ces catégories. Sur la fin, je suis même revenu pendant dix ou douze années sur le Paris-Dakar. Quand on a fait le tour de tout, quand on est conscient que ce sont toutes ces personnes de l’ombre qui ont construit votre réussite, je pense qu’on a fait un sérieux pas en avant.

« Je trouve ça dur d’être blâmé parce que l’on gagne tout le temps. Michael (Schumacher) l’a expérimenté par le passé. Dans tous les sports c’est comme ça. Quand quelqu’un domine trop, cela fatigue à un moment donné »  

Peu de pilotes tiennent un tel discours pendant leur carrière …

Effectivement, mais ce n’est pas juste une formule de politesse. Il suffit d’écouter les commentaires d’après-course d’Hamilton pour s’en convaincre. Lewis a compris depuis un bon bout de temps déjà tout ce qu’il doit à son équipe. Certes il a une bonne voiture, mais tous les employés de Mercedes partagent cette même envie de se surpasser au quotidien. Ils poussent constamment pour améliorer l’auto et aboutir à la perfection. Cette combinaison gagnante en fait le champion que tout le monde connaît aujourd’hui. Hamilton s’est imposé comme le champion des records. Il possède le plus grand nombre de victoires (95. Ndlr), de pole positions (98. Ndlr), de championnats du monde (7. Ndlr) … Il en obtiendra, peut-être bien, un huitième vu comment les choses sont parties. Je l’apprécie d’autant plus que Lewis mène aussi en parallèle un autre combat très important avec « Black Lives Matter ». Il s’est investi dans une question de société. Cela lui demande du temps, du courage, de la détermination aussi, mais cela ne l’a pas empêché d’entraîner ses compères pilotes dans ce mouvement. Il a, donc, deux fois plus de mérite.

Outre son combat pour la diversité et contre la discrimination raciale, Lewis Hamilton a accompli un autre fait notoire cette saison en faisant tomber le mythique record de 91 victoires détenu depuis 2006 par Michael Schumacher. Imaginiez-vous un tel exploit possible au moment du départ à la retraite du « Baron Rouge » ?

Par expérience je sais que tous les records sont faits pour être battus. Seules les époques et les circonstances changent. On a cru, à un moment donné, que Michael avait atteint le plus haut niveau possible et il s’est avéré que l’on s’était trompé. Viendra, peut-être, un jour où quelqu’un réussira à battre les records de Lewis. Quand j’ai remporté Le Mans à six reprises (1969, 1975, 1976, 1977, 1981 et 1982. Ndlr), les gens disaient que c’était imbattable. Je leur ai toujours répondu que mon record finirait par être battu un jour ou l’autre. Et ce fut le cas. Tom Kristensen a gagné neuf fois Le Mans (1997, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008 et 2013. Ndlr). S’imposer six fois sur Les 24 Heures, c’est un peu comme jouer constamment le même numéro à la roulette et sortir à chaque fois le bon numéro. Tom l’a réussi à neuf reprises malgré des coéquipiers différents, des voitures différentes et des conditions de course différentes. On en revient donc toujours à la case départ. Je me répète, mais ce sont les gens que le grand public ne connaît pas qui sont responsables de votre succès. Leur récompense, c’est le sentiment d’avoir bien fait leur travail et d’avoir fourni le bon outil aux personnes de talent. J’ajouterais aussi que c’est peut-être encore plus compliqué aujourd’hui, car il existe plein de pilotes très talentueux. La compétition moderne est extraordinairement pointue. Je suis réellement épaté par la complexité du sport automobile contemporain. Non seulement le niveau est redoutablement élevé, mais les voitures sont aussi très sensibles sur le plan technique. Pour un oui ou pour un non, cela fonctionne ou cela ne fonctionne pas. La marge de manœuvre est extrêmement faible.

À l’instar du redoutable binôme Schumacher-Ferrari dans les années 2000, le duo Hamilton-Mercedes a littéralement fait main basse sur la Formule 1 depuis l’introduction des moteurs hybrides. Cette écrasante hégémonie de la firme à l’étoile et de son pilote vedette ne risque-t-elle pas de faire fuir les derniers amoureux de la discipline si elle venait à se prolonger dans le temps ?

Leur situation est plutôt ingrate je dois le reconnaître. Une domination outrancière finit toujours par déranger à la longue, car la surprise n’existe plus. C’est, toutefois, très injuste pour l’équipe dominante, car on ne peut quand même pas reprocher à Mercedes d’avoir fabriqué la meilleure voiture du plateau. Ils sont, également, très performants en matière de stratégie. On ne les comprend pas toujours de prime abord car la question des pneus revient constamment, mais en règle générale Mercedes tire mieux son épingle du jeu que les autres écuries dans ce domaine. Je trouve ça dur d’être blâmé parce que l’on gagne tout le temps. Michael (Schumacher. Ndlr) l’a expérimenté par le passé. Dans tous les sports c’est comme ça. Quand quelqu’un domine trop, cela fatigue à un moment donné.

« Aujourd’hui on mesure réellement à sa juste valeur la performance réalisée par Rosberg en 2016. Il a battu Hamilton ! On connaît désormais tous le gabarit de Lewis et on n’est plus vraiment surpris par ses performances extraordinaires. Pourtant, quelqu’un l’a battu et ce quelqu’un c’est Rosberg »

Durant leurs trois dernières années de cohabitation chez Mercedes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg se sont livrés un duel farouche pour la quête de la couronne mondiale. Mais depuis le départ à la retraite du pilote allemand, la concurrence s’est nettement tarie, devenant même pratiquement inexistante ces deux dernières saisons. Cet inquiétant manque d’opposition ne donne-t-il pas encore plus de relief au titre conquis par Rosberg en 2016 ?

J’aime beaucoup cette question (sourire). Je crois qu’aujourd’hui on mesure réellement à sa juste valeur la performance réalisée par Rosberg en 2016. Il a battu Hamilton ! On connaît désormais tous le gabarit de Lewis et on n’est plus vraiment surpris par ses performances extraordinaires. Pourtant, quelqu’un l’a battu et ce quelqu’un c’est Rosberg. Nico a, de surcroît, eu la force et la détermination de dire : « je suis champion du monde, j’ai atteint mon but alors j’arrête ». Chapeau Monsieur ! Je ne connais pas d’exemple aussi frappant d’un sportif de haut niveau partant sans faiblir et sans jamais se renier. J’ai adoré son attitude.

Ne regrettez-vous pas, comme beaucoup de passionnés, que Rosberg ait quitté la compétition aussi jeune (31 ans. Ndlr) ?

Il ne nous appartient pas de regretter quoi que ce soit. Si un pilote est content de continuer, s’il y trouve son bonheur alors ça me va. Et l’inverse est tout aussi vrai. Sebastian Vettel n’est, très certainement, pas heureux de son sort aujourd’hui. Maintenant, il souhaite poursuivre sa carrière pour des raisons qui lui sont propres. C’est son destin et je n’ai pas à interférer là-dedans en disant : « il devrait continuer ou au contraire il devrait arrêter ». Vous pouvez vous poser la même question à propos de Valentino Rossi. Ce qu’il réalise à son âge est tout bonnement magistral. Mais la grande différence entre les deux, c’est que Sebastian a 33 ans alors que Valentino en a 41. Évidemment ce choix lui appartient, mais on a tous peur qu’il se fasse mal un jour. Personnellement, c’est ce que je ressens en tout cas. Rossi réussit, encore aujourd’hui, des performances inouïes et j’aurais de la peine s’il venait à se blesser.

Si on y ajoute les titres mondiaux (il codétient avec Schumacher le plus grand nombre de consécration suprême avec sept couronnes. Ndlr), Hamilton possède aujourd’hui les records les plus importants de la discipline (victoires, pole-positions, points inscrits et podiums. Ndlr). Doit-on, pour autant, ériger le Britannique comme le plus grand pilote de l’histoire ?

Je peux d’ores et déjà vous affirmer que Lewis ira en chercher un huitième. Il n’en restera pas là. Maintenant, décrocher sept titres mondiaux au début des années 2000 ou en coiffer sept aujourd’hui ce n’est pas tout à fait la même chose. La situation est différente comme elle l’était déjà à l’époque des cinq couronnes de Fangio. De son temps, les Grand Prix s’étalaient sur 400 km et le danger était omniprésent. On les appelait des professionnels, mais en réalité ils s’apparentaient davantage à des amateurs éclairés. Pour revenir à votre question, je pense qu’il ne faut pas commettre l’erreur de comparer Hamilton à tel ou tel pilote du passé. Les records sont simplement là pour être battus. On court, aussi, beaucoup plus qu’avant en Formule 1. Ne comparons pas ces gens extraordinaires, mais mettons-les au contraire tous sur un piédestal. Oui c’est humain de faire des mathématiques ou des additions, mais ce serait une erreur de vouloir les départager car ils sont tous exceptionnels à mes yeux.

« Ce que j’aime avant tout dans un gradin automobile, c’est la pureté d’un public passionné par un pilote ou par une marque. Les fans viennent en général de loin pour vivre des moments forts. Dans le fond, on se fout que cela me plaise ou non. Mon avis ne compte pas » 

La pandémie du Covid 19 a profondément chamboulé le calendrier de la F1 en 2020 et favorisé le retour de circuits historiques comme le Nürburgring ou Imola. La crise sanitaire mondiale doit-elle inciter la catégorie reine du sport automobile à revoir son modèle et à davantage se tourner vers des tracés du vieux continent ?

Je ne me sens pas autorisé à émettre un avis ou une comparaison sur une époque qui ne me concerne plus. Bien sûr, j’ai beaucoup aimé l’automobile. J’ai même adoré ce que j’ai fait. Mais encore une fois, mes résultats sont intimement liés aux personnes qui ont fabriqué mes voitures. Pourquoi avons-nous des trajectoires X ou des trajectoires Y ? Le vrai mystère se situe là à mon avis. On s’aperçoit avec le temps que des gens interviennent au cours de votre histoire. Si je reviens là-dessus c’est parce que selon moi seul le spectateur dicte le succès d’un événement. Ni vous (les médias. Ndlr), ni moi, ni même les pilotes ne peuvent se targuer d’un tel pouvoir. Ce sont, au contraire, tous ceux qui viennent assister à un Grand Prix contre vents et marées qui détiennent la clé. Ils expriment leurs sentiments et s’ils n’y trouvent plus leur compte, alors ils s’en désintéressent. Quand on organise un événement, on doit se fier à une seule chose : l’audience. Si c’est un succès en matière d’audience, on essaye simplement de l’améliorer. Si au contraire on perd de l’audience, ce que j’ignore totalement dans le cas de la Formule 1, alors il faut s’interroger sur le pourquoi de cette perte d’audience.

Pensez-vous, justement, que les fans soient suffisamment écoutés par les instances dirigeantes ?

Je n’en suis pas certain. Si on tenait davantage compte de ceux qui viennent sur place et qui participent à l’équilibre financier d’une discipline, alors sans doute que les choses seraient bien différentes. Le professionnalisme a, malheureusement, tendance à déshumaniser un événement. J’aime beaucoup citer l’exemple de Goodwood et du Revival. Vous connaissez ? C’est un vrai business et pourtant dans les deux cas l’événement draine plus de deux cent mille spectateurs chaque année. Les fans sont toujours extraordinairement heureux quand ils partent. Le Duc de Richmond et son équipe possèdent le talent pour mettre cette touche humaine, cette touche de passion, de proximité et de liberté. Je ne suis évidemment pas un patron d’événement, mais je constate qu’il est possible d’être professionnel tout en gardant ce côté humain.

Quels conseils donneriez-vous à la F1 et au sport automobile en général pour retrouver un peu d’humanité ?

Je ne suis pas forcément le bon exemple, car il est clair que si je veux assister à un Grand Prix j’ai des facilités et des privilèges que d’autres n’ont pas. Ce que j’aime avant tout dans un gradin automobile, c’est la pureté d’un public passionné par un pilote ou par une marque. Les fans viennent en général de loin pour vivre des moments forts. Dans le fond, on se fout que cela me plaise ou non. Mon avis ne compte pas. Je n’ai pas à dire que c’était mieux il y a dix ans ou que ce sera mieux dans vingt ans. Le vrai marqueur d’un succès, c’est le passionné. Qu’il soit fan de sport automobile, d’escalade ou encore de football, peu importe au fond. C’est lui qui fait la différence. Y porte-t-on assez d’attention ? Je l’espère sincèrement.

Propos recueillis par Andrea Noviello

Lewis Hamilton Shakir 2020

Jacky Ickx est convaincu que Lewis Hamilton ira chercher un huitième titre mondial en 2021.

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