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Grand Prix de Monaco Historique

Paolo Barilla : « La réalisation d’un rêve »

Paolo Barilla Paolo Barilla a entièrement restauré sa Ferrari F312B avec l'aide précieuse de Mauro Forghieri.
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Auteur d’un passage furtif en Formule 1, Paolo Barilla n’en a pas gardé la moindre amertume comme en atteste sa présence lors du onzième Grand Prix de Monaco Historique. En pilotant la Ferrari 312B de ses idoles de jeunesse Jacky Ickx et Clay Regazzoni, le vainqueur des 24 Heures du Mans 1985 a même assouvi un vieux rêve dans les rues de la Principauté.

Pourquoi avoir choisi de disputer le Grand Prix de Monaco Historique à 57 ans ?

J’avais tout simplement envie d’emmener en piste la Ferrari 312B de 1970. Petit, je rêvais de course automobile et cette voiture est la première F1 à m’avoir réellement marqué. C’est une auto superbe, magnifique à conduire. Elle a, de surcroît, été pilotée à l’époque par de grands champions à l’instar de Jacky Ickx ou de Clay Regazzoni. Pouvoir à mon tour m’asseoir à son bord, c’est la réalisation d’un rêve.

Dans quelles conditions en êtes-vous devenus l’acquéreur ?

Cette voiture je l’ai acheté il y a de cela quatre ou cinq ans en arrière. On l’a complètement restauré et ramené à son état d’origine avec l’aide précieuse de l’ingénieur Mauro Forghieri. On souhaitait procéder à une restauration parfaitement authentique sans ne rien négliger. Qui de mieux, dans ces conditions, que son concepteur pour y parvenir. Aujourd’hui, on est fier de pouvoir affirmer que cette auto correspond totalement à la 312B de l’époque.

« Avec la 312B on ressent réellement du plaisir en pilotant »

Quelles sont les principales différences entre cette 312B et votre Minardi de 1990 ?

Les voitures étaient déjà fabriquées en fonction de l’aérodynamique dans les années 1990. Cela donne donc une auto très rigide, pas du tout plaisante à piloter, mais particulièrement performante. À l’inverse, la Ferrari privilégie la souplesse, la progressivité. Le pilote doit énormément travailler à son bord. Je trouve cela beaucoup plus beau. Avec la 312B, on ressent réellement du plaisir en pilotant.

Auriez-vous aimé piloter cette Ferrari 312B en championnat du monde ?

Oui, cela m’aurait vraiment plu. Cette voiture s’adapte nettement plus à mon style de pilotage que la Minardi avec laquelle j’ai couru en Formule 1. J’aime sa facilité de conduite, sa boîte de vitesse parfaite, son moteur incroyable capable de délivrer la puissance de manière linéaire, l’absence de vibrations et surtout sa beauté.

« Les pilotes ne se contentent plus de piloter de nos jours »

Éprouvez-vous des regrets concernant votre carrière en F1 ?

Non, je me considère au contraire comme très chanceux. Je n’étais sans doute pas un pilote fait pour la Formule 1. Pour réussir en F1, il faut se montrer beaucoup plus déterminé et focalisé sur son seul objectif de vaincre. Mon style et mon caractère s’adaptaient très certainement plus aux courses d’endurance. Je suis content d’avoir pu évoluer en catégorie reine du sport automobile, mais je crois que les champions du monde de F1 sont d’un tout autre niveau.

Quel regard portez-vous sur cette Formule 1 moderne ?

Comme tout le monde, je trouve cette F1 très technologique. Elle nécessite, en outre, une préparation particulièrement sophistiquée. Les pilotes ne se contentent plus de piloter de nos jours. Ils doivent également gérer de très nombreuses données sans compter tout ce qui concerne les relations au sein de l’équipe. C’est un travail véritablement éreintant. Dans le passé, le métier était déjà très exigeant, mais il laissait davantage de place aux pilotes. Aujourd’hui, leur job est très difficile.

Propos recueillis par Andrea Noviello

Paolo Barilla Ferrari F312B

Paolo Barilla juge la Ferrari 312B plus conforme à son style de pilotage que sa Minardi de 1990.

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