logo warm up f1
Saga Schumacher

Hockenheim 1997 : la chance du champion

Michael Schumacher Allemagne 1997 Michael Schumacher reprend ses aises au championnat à la faveur de sa deuxième place en Allemagne.
Facebooktwitter

Deux semaines après avoir été contraint à l’abandon à Silverstone, Michael Schumacher voit la chance tourner lors de son Grand Prix à domicile en Allemagne. Guère à son avantage du week-end, le pilote Ferrari profite des déboires de Fisichella pour conquérir la deuxième place et reprendre le large au championnat sur son rival Villeneuve.

En rejoignant la mythique écurie Ferrari pendant l’hiver 1996, Michael Schumacher avait très vite annoncé la couleur. Si sa première saison en rouge devait se résumer à une année de reconstruction saupoudrée de quelques victoires, la seconde devait lui permettre de se battre pour le titre. Après huit manches disputées en 1997, le contrat est largement rempli puisque l’Allemand occupe la tête du championnat avec une confortable marge de 14 points sur son premier poursuivant, et principal rival, Jacques Villeneuve. Une performance d’autant plus remarquable que le natif d’Hürt-Hermülheim ne bénéficie pas avec la F310B de la meilleure machine du plateau. Loin s’en faut. Bien qu’en nette progression depuis quelques Grand Prix, la création de John Barnard souffre encore d’un manque d’appui sur l’avant et d’une fiabilité pas toujours au beau fixe. La dernière manche en Angleterre en fut la plus belle illustration.

Propulsé en tête de la course par les déboires au stand de Villeneuve (le Québécois resta 33,6 secondes coincé à son emplacement à cause d’une roue avant-gauche récalcitrante), le protégé de Willi Weber allait, lui aussi, être victime d’un problème de roue alors qu’il comptait près de quarante secondes d’avance sur la McLaren de Mika Hakkinen et qu’une troisième victoire consécutive lui tendait les bras. Obligé de mettre pied à terre pour la deuxième fois de l’année, « Schumi » perdait plus qu’un simple succès dans ce coup du sort. Revenu de nulle part après son pit-stop interminable, Villeneuve empochait à Silverstone dix points importantissimes dans sa quête d’une première couronne mondiale et recollait à seulement quatre longueurs du « Baron rouge ». Sous pression au moment d’attaquer son Grand Prix à domicile, l’ancien poulain de Flavio Briatore comprend rapidement que rien ne sera simple pour lui à Hockenheim.

Une deuxième place au goût de victoire

Sanctionné d’une amende de 5000 dollars pour vitesse excessive dans la voie des stands lors des essais libres, le fer de lance de la Scuderia décroche, comme à Silverstone, le quatrième chrono des qualifications. Si le résultat en lui-même n’a pas de quoi le réjouir, la contreperformance de Villeneuve (seulement neuvième sur la grille) dans l’exercice du tour chronométré a tout de même de quoi le réconforter. Le manque de compétitivité des Williams-Renault sur ce tracé d’accélération freinage est une aubaine pour lui et il compte bien en tirer profit pour reprendre ses distances avec le Canadien au championnat. Crédité d’un superbe envol qui lui permet d’éliminer immédiatement la McLaren d’Hakkinen, le pilote de 28 ans va passer tout son premier relais dans l’aileron arrière de la Jordan de Giancarlo Fisichella. Légèrement plus véloce que l’Italien, le prodigue de Kerpen ne parvient toutefois pas à trouver l’ouverture et dégrade passablement ses gommes dans le sillage du Romain.

Faute de pouvoir s’en défaire en piste, le double champion du monde tente alors de prendre l’avantage au stand. Le pilote Ferrari s’arrête deux tours avant la Jordan au 22ème passage dans l’espoir de réussir « l’undercut ». Peine perdue. Fisico conserve sa deuxième position tandis que « le petit Mozart de la F1 » perd progressivement le contact avec le Transalpin en raison d’une boîte de vitesse capricieuse (le cinquième rapport a sauté). Définitivement largué par Fisichella, le « Kaiser » doit même effectuer un second passage par les boxes imprévu à cause d’une consommation d’essence excessive. Parti pour se contenter de la troisième marche du podium, l’Allemand va pourtant hériter d’une inespérée seconde place après l’abandon du pilote Jordan dans la 41ème boucle. En réussite à défaut d’avoir pu conquérir un succès de prestige sur ses terres, Schumacher empoche six précieux points au championnat, portant ainsi son avance sur Villeneuve à dix unités. La rêve de caresser une troisième couronne mondiale prend forme.

Andrea Noviello

Michael Schumacher Hockenheim 1997

Michael Schumacher signe à domicile le 52ème podium de sa carrière en Formule 1.

Facebooktwitter

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*