logo warm up f1
Saga Schumacher

Spa 1997 : la danse de la pluie

Michael Schumacher Belgique 1997 Michael Schumacher remporte sa troisième victoire consécutive à Spa-Francorchamps.
facebooktwittergoogle_plus

Trois mois après son coup d’éclat monégasque, Michael Schumacher réalise une nouvelle prestation de toute beauté sous la pluie lors du Grand Prix de Belgique 1997. Encore inspiré dans son choix pneumatique, l’Allemand lamine ses concurrents et s’en va chercher une troisième victoire consécutive dans son jardin de Spa-Francorchamps.

Depuis son arrivée fracassante au volant d’une Formule 1 lors du Grand Prix de Belgique 1991, Michael Schumacher entretient un rapport tout particulier avec le circuit de Spa-Francorchamps. Déjà vainqueur à trois reprises en terre belge (1992, 1995, 1996), l’Allemand maîtrise comme personne les 6,967 km du dernier vrai circuit d’homme du calendrier. Grand adepte des conditions pluvieuses, comme en atteste sa prestation éblouissante dans les rues détrempées de Monaco, le pilote Ferrari sait aussi mieux que quiconque à quel point le ciel ardennais peut se montrer capricieux à cette période de l’année. Si le double champion du monde espère autant un coup de pouce du ciel, c’est qu’il reste sur une ultime sortie particulièrement décevante sous la chaleur étouffante de Budapest. Alors qu’il avait signé une superbe pole position sur le Hungaroring (la troisième et dernière en 1997), le natif d’Hürt-Hermülheim va vivre un Grand Prix de Hongrie particulièrement cauchemardesque.

Privé de la toute nouvelle version allégée de la F310 à la suite d’une excursion hors-piste lors du warm-up, le prodigue de Kerpen n’a jamais pu tenir le rythme des meilleurs en course à cause d’une usure excessive de ses gommes. Contraint d’effectuer trois passages par les stands, le protégé de Willi Weber termine à une lointaine quatrième place, laissant ainsi la porte ouverte à un retour de son rival Jacques Villeneuve au championnat. Grand bénéficiaire des ennuis techniques de Damon Hill en fin d’épreuve, le Canadien s’est imposé sur les rives du Danube, recollant à seulement trois points de « Schumi ». Conscient de la menace, le fer de lance de la Scuderia entend frapper un grand coup dans son jardin de Francorchamps. Problème : sa F310B se montre encore un ton en dessous des redoutables Williams-Renault dans l’exercice du tour chronométré malgré l’apport du tout nouveau système de contrôle de couple.

Au-dessus du lot

Relégué à huit dixièmes du poleman Villeneuve, l’ancien poulain de Flavio Briatore a également vu la Benetton de Jean Alesi s’intercaler entre lui et le Québécois. Fort heureusement pour le champion du monde 1995, ses prières ont été entendues. Alors que le soleil avait jusque-là illuminé le week-end, la pluie s’invite à la fête peu avant la course. Aussi soudaine que violente, l’averse oblige même la direction de course à lancer pour la première fois de l’histoire un Grand Prix derrière la voiture de sécurité. Encore une fois le plus malin au jeu des prévisions météos, le pilote de 28 ans a opté en faveur de pneus intermédiaires contre des pluies à la grande majorité de ses adversaires. L’option choisie par « le petit Mozart de la F1 » se révèle très rapidement concluante. Un tour seulement après le départ effectif de cette douzième manche de la saison, le « Baron Rouge » croque Alesi à la Source avant d’avaler dans la foulée la Williams de Villeneuve à Rivage.

La démonstration du pilote Ferrari peut alors débuter. Époustouflant de maîtrise dans des conditions très piégeuses, le « Kaiser » colle 28 secondes à son nouveau dauphin Giancarlo Fisichella en l’espace de quatre boucles. Le sort de ce Grand Prix de Belgique est déjà joué. Pourtant, « Schumi » ne réduit pas sa folle cadence. Bien au contraire. L’écart grimpe même au-dessus de la barre des 40 secondes avant que l’Italien ne sacrifie à son premier passage par les stands. Esseulé à la première place, le protégé de Willi Weber attend le 15ème tour pour enfin monter les slicks. Toujours aussi solidement installé en tête, le double champion du monde reprend alors de plus belle son concerto pour soliste. Malgré un second passage par les boxes au 30ème tour, l’Allemand achève sa partition de haut vol avec une marge de 26 secondes sur Fisichella. Désormais nanti de onze points d’avance sur Villeneuve au championnat (le Canadien ne récoltant que la 5ème place à Spa), Schumacher peut sereinement aborder la dernière ligne droite de cette saison 1997.

Andrea Noviello

Michael Schumacher Spa 1997

En conquérant sa 4ème victoire de la saison, Schumacher renforce son avance au championnat.

facebooktwittergoogle_plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*