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Saison 2016

Le bilan des écuries : McLaren et Toro Rosso

McLaren bilan saison 2016 Si les progrès sont évidents, le binôme McLaren-Honda a encore déçu en 2016.
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McLaren : la galère continue

Eric Bouillier bilan saison 2016

Après le calvaire vécu l’an dernier, les objectifs fixés par le tandem McLaren-Honda étaient relativement mesurés. Si les progrès furent tangibles par rapport à 2015, l’écurie décrochant la sixième place du championnat constructeurs avec 76 points inscrits, le mythique binôme britannico-japonais est loin d’avoir rempli sa feuille de route en 2016. Alors que l’équipe anglaise était censée grandement se rapprocher des tops teams pour jouer le podium en deuxième partie de saison, elle est au contraire restée coincée dans le ventre mou du peloton au plus grand désarroi de son duo de champion du monde. Rapidement lassé par le manque de performance de sa MP4-31, Jenson Button a rarement su se mettre en évidence, subissant de plein fouet la comparaison avec son voisin de garage Fernando Alonso. De nouveau en confiance au volant de sa machine, l’Espagnol a, lui, répété les exploits (Russie, Monaco, États-Unis) pour accrocher une homérique dixième place au classement pilote. Développée avec plus ou moins d’efficacité pendant le championnat, signe que l’important travail de restructuration opéré depuis plusieurs années par Éric Boullier n’a pas encore totalement porté ses fruits, la dernière création des ateliers de Woking s’est révélée être toujours aussi fragile, comme le prouve les huit abandons provoqués par une défaillance mécanique. Encore très en-deçà du niveau des autres motoristes, Honda n’a, de son côté, pas effectué le bond en avant promis et il n’est pas certain que la suppression du système des jetons en 2017 permette au constructeur japonais de combler son (immense) retard sur la concurrence.

Toro Rosso : un taurillon en manque de coffre

Toro Rosso bilan saison 2016

En troquant son très capricieux V6 Renault contre une version 2015 du groupe propulseur Ferrari, l’écurie basée à Faenza prenait le risque de vivre une deuxième moitié de saison très compliquée. Si les Toro Rosso ont clairement perdu de leur superbe à partir de l’été, elles ont pourtant récolté deux de leurs meilleurs résultats dans la dernière ligne droite du championnat (États-Unis, Brésil) par l’intermédiaire d’un Carlos Sainz tout bonnement ébouriffant. Autant Daniil Kvyat n’a jamais vraiment digéré sa rétrogradation dans l’écurie sœur de Red Bull, autant le Madrilène a accumulé les performances de tout premier ordre en 2016. Libéré par le départ de l’encombrant Verstappen, le fils du double champion du monde des rallyes a exploité à merveille les qualités d’un châssis encore très réussi. Extrêmement léchée sur le plan aérodynamique, la dernière création de James Key s’est montrée particulièrement fringante sur des tracés aussi différents que Monaco (8ème), Barcelone (6ème) ou Austin (6ème). Privé d’évolutions, le team de Franz Tost a également souffert de son manque d’efficacité dans la voie des stands. Rarement très inspirée en matière de stratégie, l’équipe italo-autrichienne éprouve, en outre, toujours autant de difficulté à exécuter des pit-stops de bonne facture. Septième du championnat constructeurs pour la troisième année consécutive (63 points), Toro Rosso perd de justesse son face à face avec McLaren, mais n’échoue qu’à quatre petites unités de son record de points enregistré l’an dernier alors qu’elle n’a globalement pu s’appuyer que sur le seul Sainz cette année.

Andrea Noviello

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