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Grand Prix du Mexique

Billet d’humeur : Comme un géant !

Billet d'humeur Mexique 2017 Lewis Hamilton entre un peu plus dans la légende de la F1 en égalant les 4 titres de Prost et Vettel.
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Beaucoup de ses congénères ne se seraient pas relevés d’une telle humiliation. Se faire éjecter de son piédestal par un coéquipier dont on n’a cessé de stigmatiser l’enfance dorée à longueur de journée en aurait détruit plus d’un. Pas lui. Car l’Anglais n’a décidément pas été conçu dans le même moule que les autres. De son enfance difficile du côté de Stevenage, aux remarques racistes de ses camarades de jeu en passant par les moqueries en tout genre, Lewis Hamilton en a gardé une inexpugnable capacité à encaisser les coups. Et surtout une incroyable faculté à les surmonter. Battu par un Nico Rosberg en état de grâce l’an dernier, le pilote Mercedes aurait très bien pu se morfondre et rejeter le poids de cette défaite sur le manque de fiabilité de sa flèche d’argent. Il aurait également pu invoquer le mystérieux échange de mécaniciens opéré par son écurie à l’aube du dernier championnat. Quitte à passer pour un mauvais perdant, le fils d’Anthony aurait au moins pu avancer des explications plausibles à sa défaite. Mais celui qui fut couvé par Ron Dennis jusqu’à son arrivée en Formule 1 n’a eu besoin d’aucune excuse pour justifier son revers face à son voisin monégasque. La perte du titre, il l’a acceptée. Digérée. Et s’en est même servi comme d’un exutoire dans sa quête de rédemption. Libéré de ses trois années de cohabitation houleuse avec Rosberg, Hamilton est tout de suite apparu transfiguré lors de son arrivée dans le paddock de Melbourne. Plus serein et sûr de sa force aussi. Ce championnat 2017, il l’avait érigé en tant que priorité absolue. Rien ni personne ne devait, cette fois, l’empêcher de triompher. Si son bide monégasque est venu rappeler qu’il demeurait avant tout humain, cette contreperformance en terre princière restera comme l’unique point noir d’une saison tout bonnement exceptionnelle. Tant par les succès accumulés que par la manière dont il aura su mettre sous l’éteignoir le redoutable duo Vettel-Ferrari. Le Britannique n’a pas seulement conquis son quatrième sacre à Mexico. Il s’est aussi ouvert une porte vers le panthéon de la discipline. Comme un géant !

Andrea Noviello

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