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Grand Prix d’Australie

Première encourageante pour Leclerc

Charles Leclerc qualification Australie 2018 Charles Leclerc signe le 18ème chrono des qualifications à un dixième de son coéquipier Ericsson.
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Entré timidement dans son week-end australien, Charles Leclerc a progressivement élevé le curseur au fil des séances avant de signer une performance prometteuse à l’occasion des qualifications du Grand Prix d’Australie. Coupable d’une petite faute lors de son ultime tentative en Q1, le pilote Sauber décroche le dix-huitième chrono à moins d’un dixième de son coéquipier Marcus Ericsson.

Sa découverte du monde si complexe de la Formule 1 ne fut pas un chemin pavé de roses. Tout auréolé du titre de champion GP2 2017 qu’il est, Charles Leclerc a, comme tous ses petits camarades de jeu avant lui, été contraint de passer par la case apprentissage pendant l’hiver. Mais quand moult de ses glorieux aînés ont eu le loisir de limer le bitume des semaines durant avant leur grande première en catégorie reine, le prodige monégasque a, lui, dû se contenter de trois pauvres journées et demie de tests sur le circuit de Catalunya, accumulant tout de même 1 745 précieux kilomètres au volant de la nouvelle Sauber C37. Globalement satisfait de ses deux semaines d’essais catalans, le membre de la Ferrari Driver Academy s’est présenté à Melbourne, théâtre du premier Grand Prix de la saison 2018, fort d’une envie certaine de se confronter à ce qui se fait de mieux dans le sport automobile.

Conscient d’avoir tout à apprendre d’une discipline dont il découvre chaque jour un peu plus l’incommensurable complexité, le représentant de la Principauté s’est évertué à ne pas brûler les étapes lors de sa première journée en tant que pilote titulaire au volant d’une Formule 1, prenant le soin de tranquillement assimiler les spécificités du très piégeux circuit de Melbourne. Discret vingtième temps des libres 1, il concède près d’une seconde de retard sur son expérimenté coéquipier Marcus Ericsson, le rookie a ensuite sensiblement élevé son niveau de jeu dans l’après-midi, achevant son vendredi à un minuscule millième de son voisin de garage suédois. « Ce fut une journée productive pour moi, révèle Charles. Je peux d’ores et déjà affirmé que j’ai énormément appris ce vendredi. C’est la première fois que je pilotais sur ce tracé si excitant de l’Albert Park. On a testé différents composés de pneus et je me sens déjà à l’aise à l’intérieur de la voiture. »

Sur les talons d’Ericsson

Appliqué à bien définir le set-up de son auto, le protégé de Nicolas Todt n’a en revanche pas pu poursuivre sur sa lancée le lendemain en libres 3, la pluie venant brouiller les cartes le samedi matin. Privé de repères et de kilométrage avant sa première qualification en F1, il ne couvre que 12 tours lors de l’ultime séance libre du week-end, Leclerc va pourtant se montrer irréprochable dans l’exercice du tour chronométré. Crédité d’une première tentative honorable (1’26’’366), mais tronquée par une grosse dérobade du train arrière dans le virage 4, le pilote Sauber retente sa chance quelques minutes plus tard chaussé d’un train de pneus ultratendres neuf. En progrès dans chacun des différents secteurs du tracé dessiné dans les rues de Melbourne malgré une monoplace toujours aussi instable, le champion du monde en titre de GP2 améliore sa marque de près d’une seconde, enregistrant un chrono en 1’25’’402.

Repoussée à plus d’une demi-seconde de son coéquipier Ericsson (1’24’’873), la pépite monégasque sait qu’elle lui reste encore de nombreux dixièmes à aller chercher pour espérer franchir le cap de la Q1. Profitant d’une piste en perpétuelle amélioration, la gomme déposée par les F1 au fil des tours rendant le tracé de plus en plus rapide, Leclerc améliore de nouveau son temps (1’24’’636) pour ce qui sera son dernier run, s’offrant même l’espace de quelques secondes, la satisfaction de devancer enfin son voisin de garage dans l’exercice du tour chronométré. Hélas pour le débutant, Ericsson parviendra logiquement lui aussi à tourner plus vite lors de sa troisième tentative (1’24’’556), rejetant le natif de Monaco à une place, la dix-huitième, qui sera définitivement sienne à l’issue de la première partie de ces qualifications australiennes.

« Ce sera serré avec Toro Rosso et Williams »

« La pluie du matin m’a hélas empêché de bien me familiariser avec cet exercice si complexe de la séance qualificative, regrette le poulain de Nicolas Todt. Mais je pense que dans l’ensemble cette qualification a été positive pour nous. On ne s’attendait pas à être aussi proche du passage en Q2. Je suis tout de même un peu déçu parce que je commets une erreur dans le virage 4 et c’est elle qui me coûte l’accession en Q2. » Battu d’un petit dixième seulement par le quinzième et dernier qualifié Esteban Ocon (1’24’’503 en Q1), Leclerc peut néanmoins s’estimer satisfait de sa performance pour sa grande première dans l’exercice du tour chronométré au volant d’une F1. Si le Monégasque s’élancera dimanche depuis les tréfonds de la grille, il aura pourtant une belle carte à joueur en course à condition toutefois de ne pas répéter les nombreuses erreurs qui ont émaillé ses deux semaines de tests catalans.

La Sauber s’étant montrée relativement robuste (3 658 km couverts en huit jours avec ses deux pilotes) pendant l’hiver, le fer de lance de la Ferrari Driver Academy pourra légitimement briguer l’arrivée de son premier Grand Prix en Formule 1. Reste cependant à bien négocier la toujours très critique phase du départ et à passer au travers de toutes les embûches qui ne manqueront très certainement pas de venir pimenter cette manche d’ouverture de la saison 2018. Modèle de fiabilité l’an dernier en Formule 2, il n’enregistre que deux abandons en 22 courses, Leclerc devra impérativement conserver la même approche dans les si piégeuses rues de l’Albert Park pour espérer tirer son épingle du jeu à Melbourne. « En rythme de course, je pense que ce sera serré avec les Williams et les Toro Rosso, anticipe le natif de Monaco. On va se battre contre ces deux équipes demain. »

Andrea Noviello

Leclerc Vasseur Australie 2018

Charles Leclerc compter miser sur sa fiabilité pour voir le drapeau à damier de sa première course.

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