logo warm up f1
Bilan

Les Flops de la saison 2016

Daniil Kvyat the flop saison 2016 Daniil Kvyat a traversé cette saison comme une âme en peine après sa rétrogradation chez Toro Rosso.
facebooktwittergoogle_plus

Daniil Kvyat

Daniil Kvyat flop saison 2016

Le Russe ne méritait sans doute pas d’être traité de la sorte par une écurie Red Bull toujours aussi cruelle avec ses petits protégés. Mais force est de constater que les médiocres résultats enregistrés par Daniil Kvyat en 2016 ont donné raison au choix opérés par Helmut Marko. Car le Russe ne fut que l’ombre du si brillant pilote qu’il était encore la saison dernière aux côtés de Ricciardo. Transparent en début de championnat, cela devient hélas une bien mauvaise habitude, le natif d’Oufa a payé au prix fort son catastrophique Grand Prix de Russie. En harponnant à deux reprises la Ferrari de Vettel, le champion 2013 de GP3 a offert sur un plateau sa tête aux dirigeants de la firme autrichienne. Rétrogradé sans ménagement chez Toro Rosso à partir de Barcelone, l’éphémère pilote Red Bull a par la suite enchaîné les désillusions les unes derrières les autres sans jamais parvenir à refaire surface. Régulièrement trahi par sa mécanique (Melbourne, Bakou, Red Bull Ring, Monza, Yas Marina), le Russe a également vu sa confiance progressivement s’étioler à mesure que son coéquipier Sainz accumulait les exploits. Atomisé par l’Espagnol en qualifications (6-11) comme en course (3-11), le pilote flanqué du numéro 26 n’a récolté que quatre misérables points dans l’écurie sœur de Red Bull quand le Madrilène a été en mesure d’en inscrire 42 sur le même laps de temps (entre l’Espagne et Abou Dhabi). Miraculeusement prolongé par Toro Rosso en 2017, Kvyat va devoir sérieusement hausser son niveau de jeu l’an prochain sous peine de ne pas survivre longtemps à l’impitoyable système Red Bull. En sursis.

FIA

FIA flop saison 2016

Pas vraiment exemptes de tous reproches l’an dernier, la Fédération Internationale de l’Automobile s’est enfermée dans une politique encore plus destructrice en 2016. Constamment dépassée par les événements, l’instance dirigeante a, de surcroît, complètement manqué de discernement dans l’application de ses si aberrants règlements. Si sa volonté de modifier une nouvelle fois (quatrième en dix ans) le format de qualification afin d’offrir plus de spectacle était louable, son obstination à ne pas vouloir revenir en arrière après le désastre de Melbourne fut tout simplement risible. Attaquée de toute part pour son incapacité à faire respecter les limites de la piste, l’autorité régulatrice a vainement cru trouver la solution miracle en installant des capteurs à l’extérieur des vibreurs en Hongrie. Totalement grotesque, sans compter qu’il n’a absolument rien apporté, ce dispositif est venu s’ajouter aux autres « trouvailles » de la bande à Charlie Whiting. La triple couche de vibreurs installée au Red Bull Ring en est d’ailleurs le plus pitoyable exemple. Mais ce n’est pas le seul. Sortie du chapeau de la FIA à la suite de l’accident de Jules Bianchi, la voiture de sécurité virtuelle a, elle aussi, montré ses limites cette année. Non content d’allonger le temps de neutralisation, la VSC pose un vrai problème en matière d’équité sportive (Austin). Un mal qui n’a également pas épargné des commissaires de course toujours aussi incohérents dans l’application des sanctions. Adepte des pénalités à tout va, la FIA a pourtant attendu le Mexique pour enfin se pencher sur l’attitude irresponsable de Verstappen en piste. Et que dire alors de la gestion catastrophique des départs à chaque fois que la pluie s’est invitée à la fête (Monaco, Silverstone, Interlagos) ? Un naufrage.

Renault

Renault flop saison 2016

De retour en tant qu’écurie à part entière après cinq années d’absence, Renault a payé au prix cher son rachat (trop) tardif de la défunte écurie Lotus. Plombée par une monoplace complètement ratée, la marque au losange n’est jamais parvenue à rattraper le retard accumulé pendant l’hiver. Alors que l’on s’attendait à voir les hommes de Frédéric Vasseur monter en puissance au fil de l’année, ils ont au contraire inexorablement sombré vers les bas-fonds du classement. Incapable de faire fructifier les progrès réels du V6 turbo français, l’écurie basée à Enstone a passé son exercice 2016 a réparé les (nombreux) dégâts provoqués par la gestion calamiteuse de Genii Capital. Attendu au tournant après avoir manqué son entrée dans la discipline avec McLaren, Kevin Magnussen n’a pas vraiment répondu aux attentes de son nouvel employeur. Brouillon et rapidement démotivé par le manque de performance de sa machine, le Danois est crédité d’un seul véritable fait d’arme : sa belle septième place en Russie a, en très grande partie, contribué à offrir la neuvième place du championnat au constructeur tricolore. Totalement hors du coup dans la première moitié du championnat, Jolyon Palmer a, lui, su redresser la tête sur la fin même si son bilan reste très largement insuffisant (Un petit point inscrit). Parti dans un très long processus de reconstruction, Renault doit désormais se servir de la nouvelle réglementation de 2017 pour revenir à un rang plus conforme à ses ambitions.

Esteban Gutierrez

Esteban Gutierrez flop saison 2016

Sa première expérience en Formule 1 chez Sauber n’avait guère été concluante. Sa deuxième risque bien de tourner plus court que prévu. Incapable d’inscrire le moindre point en 2016 quand dans le même temps son coéquipier Grosjean en décrochait 29, Esteban Gutierrez s’est surtout signalé par quelques bourdes dont il a le secret. Son strike sur Hulkenberg au départ de Sotchi, son refus d’obéir aux drapeaux bleus à Budapest, son tête-à-queue de Suzuka en tentant de dépasser Sainz ou encore son accrochage avec Wehrlein à Mexico sont autant de contre-publicité dont le Mexicain se serait bien passé. Revanchard après avoir (logiquement) été débarqué par Sauber en 2014, le natif de Monterrey entendait démontrer qu’il avait mûri pendant son année de purgatoire à Maranello. Visiblement, le pilote Haas n’a pas vraiment appris de ses erreurs. Pire, il a très défavorablement subi la comparaison avec son voisin de garage lorsque celui était épargné par les sempiternels problèmes de freins qui ont affecté la VF-16. Étrillé par le Tricolore en début de saison, le Mexicain a attendu l’arrivée de la F1 en Europe pour commencer à sortir la tête de l’eau. Régulièrement plus véloce que Grosjean en deuxième moitié de championnat, le pilote flanqué du numéro 21 n’a toutefois jamais réussi à arracher mieux qu’une frustrante onzième place (il en compte cinq au total) en course. Pas renouvelé par Haas en 2017, Gutierrez ne pourra compter que sur ses généreux sponsors et le (précieux) soutien de Ferrari pour espérer rebondir ailleurs l’an prochain.

Andrea Noviello

facebooktwittergoogle_plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*