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Bilan

Les Tops de la saison 2016

Nico Rosberg the top saison 2016 34 ans après son père Keke, Nico Rosberg est devenu champion du monde de F1 en 2016.
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Lewis Hamilton

Lewis Hamilton top saison 2016

Promis à une troisième couronne mondiale consécutive cette saison, Lewis Hamilton a finalement échoué dans sa quête de sacre en 2016. La faute, principalement, à des pépins mécaniques qui ont plombé son début de championnat (Shanghai, Sotchi) avant de le priver à Sepang d’une victoire amplement méritée. Si le natif de Stevenage porte également une certaine responsabilité dans sa défaite face à Rosberg, ses envols manqués à Barcelone, Monza ou encore Suzuka n’ayant vraiment pas joué en sa faveur, sa capacité à se sublimer après chaque période de vache maigre force le respect. Crédité d’une impressionnante série de succès entre Monaco et l’Allemagne (6), l’Anglais a également su maintenir la pression jusqu’au bout sur son coéquipier en raflant les quatre dernières victoires en jeu de l’année. Toujours aussi redoutable dans l’exercice du tour chronométré, il empoche au total 12 pole positions, le pilote Mercedes s’est encore montré le plus fort dans les duels rapprochés comme en témoigne son dépassement autoritaire sur Rosberg en Autriche. Intouchable sur le mouillé, il a ridiculisé son voisin de garage à Monaco, Silverstone et Interlagos, l’ancien protégé de Ron Dennis n’aura finalement connu qu’un seul week-end sans à Bakou. Bien que pas totalement anodin dans le scénario final du championnat, le Britannique perdant le titre pour cinq points, ce trou d’air azerbaïdjanais n’occulte en rien l’époustouflant exercice 2016 réalisé par le pilote vedette de la firme à l’étoile. Le champion moral, c’est Hamilton.

Nico Rosberg

Nico Rosberg top saison 2016

Son pénible exercice 2015 aurait pu faire de lui une proie bien trop docile pour l’ogre Hamilton. Il n’en fut rien. Pas décidé à tendre l’autre joue, Nico Rosberg a, au contraire, été cherché au plus profond de lui-même la hargne nécessaire pour enfin faire trébucher le Britannique de son piédestal. Mis sur orbite par son début de championnat étincelant, il remporte les quatre premières courses de l’année, le pilote Mercedes a ensuite parfaitement géré son avantage sur son coéquipier, se contentant de places d’honneurs quand il ne se sentait pas les moyens de rivaliser. Plus habile que le fils d’Anthony dans la gestion des départs manuels, l’Allemand a également fait montre d’une force mentale dont on ne lui connaissait pas. Excepté le double accrochage avec son voisin de garage à Barcelone et à Spielberg où sa responsabilité est clairement engagée, le natif de Wiesbaden ne s’est jamais laissé perturber psychologiquement par le triple champion du monde. Ni les attaques acerbes par médias interposés d’Hamilton ni ses insipides performances sous la pluie à Monaco ou Silverstone n’ont eu raison de sa sérénité. Droit dans ses bottes, le fils de Keke a tranquillement laissé passer l’orage pendant l’été avant de revenir au sommet de sa forme à partir de Spa-Francorchamps. Opportuniste quand il le fallait, il profite des mauvais envols d’Hamilton en Italie et au Japon pour s’imposer, Rosberg décroche à 31 ans un premier titre amplement mérité (9 victoires, 8 pole positions, 6 meilleurs tours en course). Il peut quitter le monde de la Formule 1 la tête haute.

Max Verstappen

Max Verstappen top saison 2016

Son arrogance hors de la piste n’a d’égal que son talent au volant. Si le jeune prodigue a très régulièrement outrepassé les limites de la sportivité en course, les pilotes Ferrari peuvent en témoigner, l’Hollandais a également illuminé cette saison 2016 de toute sa classe. Catapulté avec succès chez Red Bull dès le quatrième Grand Prix de l’année en Espagne, il remporte l’épreuve devenant à 18 ans 7 mois et 15 jours le plus jeune vainqueur de l’histoire, le Néerlandais a ensuite parfaitement su tenir son rang face à un coéquipier du calibre de Ricciardo. Extrêmement véloce en qualification, il s’invite à dix reprises sur la deuxième ligne de la grille de départ, le fils de Jos a également franchi un nouveau palier le dimanche après-midi comme en atteste ses sept podiums récoltés. Si son agressivité naturelle et sa propension à ne pas écouter les conseils de son écurie (Mexique) lui ont valu quelques désagréments cette saison, sa sidérante maestria lors des dépassements a très largement compensé ses errements de jeunesse. Époustouflant de culot à chacune de ses sorties au volant de la RB12, le Batave a notamment marqué les esprits sous les trombes d’eau d’Interlagos en ridiculisant des pilotes pourtant bien plus chevronnés que lui sous la pluie. Sublime cinquième du championnat avec 204 points, le champion du monde 2013 de karting a confirmé cette année qu’il serait bel et bien la future grande star de la F1. N’en déplaise à ses détracteurs, Verstappen s’est déjà imposé comme l’une des références du paddock.

Fernando Alonso

Fernando Alonso top saison 2016

On le disait démotivé, lassé après une saison 2015 catastrophique où il aura passé la plus grande partie de son temps à batailler en fond de grille au volant d’une machine indigne de son (immense) talent. Certaines mauvaises langues s’étaient même amusées à envoyer l’Espagnol en année sabbatique, le temps pour McLaren et surtout Honda d’effectuer de réels progrès. Non content d’être bien présent au coup d’envoi du championnat, Fernando Alonso a prouvé à coup d’exploits et de performances démoniaques qu’il demeurait l’un des tous meilleurs pilotes du plateau. Privé d’un Grand Prix à Bahreïn suite à son impressionnante cabriole de Melbourne, le « Taureau des Asturies » a comme toujours su exploiter à la perfection la moindre opportunité de briller. Sixième en Russie, cinquième à Monaco, le double champion du monde s’est également offert une jolie collection (4) de septième place en deuxième partie de saison. De nouveau monstrueux à Austin, il décroche une incroyable cinquième place après s’être élancé depuis la douzième position sur la grille, le natif d’Oviedo a ponctué son très bel exercice 2016 sur deux entrées dans les points qui lui ont permis d’arracher la dixième place du classement pilote à Massa. Toujours aussi hargneux et efficace en course, le pilote McLaren a, en outre, recouvert tout son mordant en qualification (8 entrées en Q3) malgré une monoplace encore loin de pouvoir rivaliser avec les meilleures. Dominé l’an dernier par Button, Alonso a cette fois complètement éclipsé le Britannique, terminant avec plus du double de points (54 contre 21). Un guerrier.

Andrea Noviello

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