logo warm up f1
Grand Prix d’Australie

Les Flops du Grand Prix d’Australie

Haas the flop Australie 2018 Les grues mobiles n'ont pas disparu malgré l'apparition de la très controversée Virtual Safety-Car.
facebooktwittergoogle_plus

Virtual Safety-Car

Virtual Safety-Car flop Australie 2018

Lancée en 2015 en réponse à la psychose née du dramatique accident de Jules Bianchi à Suzuka, la virtual safety-car a de nouveau affiché ses limites à l’occasion de ce Grand Prix d’Australie. Sortie par la direction de course au 25ème tour suite à l’immobilisation en pleine piste de la Haas de Romain Grosjean, la VSC a non seulement pas permis aux commissaires de dégager la VF-18 du Tricolore, mais a surtout et c’est bien plus grave complètement faussé le résultat de cette manche d’ouverture de la saison. En contraignant les pilotes à rouler au ralenti tout au long du tracé, la voiture de sécurité virtuelle a rendu caduque l’avance que détenait le leader Lewis Hamilton sur Sebastian Vettel et a permis à son adversaire de virer en tête après son changement de pneus au 26ème passage. Déjà mise en cause à plusieurs reprises dans le passé (Grand Prix des États-Unis 2016, Grand Prix de Malaisie 2016, sans compter la farce du Grand Prix de Monaco 2016 en Formule 2) pour son manque d’équité, cette procédure a en outre démontré son absence totale d’utilité à Melbourne. Non content de transformer les courses en véritable loterie, la virtual safety-car n’a, depuis son introduction, jamais donné l’impression de remplir le rôle qui lui était assigné au moment de sa création, les grues mobiles n’ayant notamment toujours pas disparu des circuits de Formule 1. Comble du ridicule : alors qu’elle était censée favoriser une intervention plus rapide et plus sûre des commissaires de piste, la VSC rallonge encore plus les périodes de neutralisation comme l’illustre parfaitement ces trois tours perdus sous régime de voiture de sécurité virtuelle en Australie avant que la FIA ne consente finalement à faire intervenir la vraie voiture de sécurité. Une vraie mascarade à bannir au plus vite.

Valtteri Bottas

Valtteri Bottas flop Australie 2018

Après une première saison d’apprentissage au sein d’un top team, Valtteri Bottas s’était fixé pour objectif de mener la vie dure à Hamilton en 2018. Tancé par son coéquipier pendant l’hiver, le Finlandais n’a visiblement toujours pas trouvé la bonne formule pour arriver à ses fins et contester la suprématie du quadruple champion du monde dans les rangs de la firme à l’étoile. Pire, le second pilote Mercedes s’est totalement liquéfié à Melbourne, réalisant l’une de ses pires prestations depuis son arrivée à Brackley. Déjà dans l’ombre de son encombrant voisin de garage en essais libres, le natif de Nastola a complètement sombré dans l’exercice des qualifications, sortant bêtement de la piste en début de Q3 après avoir mordu sur l’herbe humide en sortie du virage 1. Sanctionné d’un recul de cinq places pour changement de boîte de vitesses, le champion 2011 de GP3 n’est jamais parvenu à surmonter son (lourd) handicap en course. Quinzième à l’extinction des feux, l’ancien protégé de Toto Wolff va éprouver toutes les peines du monde à remonter dans la hiérarchie, se montrant bien souvent incapable de dépasser en piste malgré l’implacable supériorité de sa W09. Difficilement venu à bout de Stroll au 4ème passage et d’Ocon dans la 9ème boucle, le Nordique va en revanche rester coincé de longs tours durant derrière l’autre Force India de Perez avant que la neutralisation sous régime de voiture de sécurité virtuelle et un arrêt au stand bien négocié ne lui permettent de revenir dans la zone des points. Appelé à son box au 25ème tour, l’ex-pilote Williams efface coup sur coup le Mexicain et Sainz, grimpant en neuvième position derrière la McLaren de Vandoorne. Clairement plus rapide que le Belge, le représentant de la firme à l’étoile efface le natif de Courtrai au 34ème passage pour le gain de la huitième place, un rang qu’il ne quittera plus faute d’avoir réussi à trouver l’ouverture sur la Renault d’Hulkenberg. Une course à vite (faire) oublier.

Haas

Haas flop Australie 2018

Présentée, à juste titre, comme la futur équipe surprise de la saison au sortir de deux semaines de tests hivernaux très encourageantes, la jeune écurie américaine a sévèrement déchanté à Melbourne après avoir pourtant bluffé tout le paddock samedi en qualification. Dans le coup dès les essais libres, Haas a confirmé tout le bien que les observateurs pensaient de sa VF-18 en damant le pion aux McLaren, Renault et autres Force India dans l’exercice du tour chronométré. Visiblement toute aussi à l’aise en condition de course, la dernière création des ateliers de Kannapolis a longtemps tenu la dragée haute aux Red Bull le dimanche, Kevin Magnussen résistant avec brio à Verstappen tandis que Romain Grosjean se montrait tout aussi coriace face à Ricciardo, avant que le même mal ne vienne doucher les espoirs du team dirigé par Gunther Steiner. Trahi à chacun de ses deux arrêts au stand par une défaillance humaine, Grosjean comme Magnussen se voyant relâcher en piste en dépit d’une roue mal fixée par l’un de ses mécaniciens, l’écurie chère à Gene Haas a non seulement perdu ses deux machines en l’espace de deux tours (23ème boucle pour le Danois et 25ème boucle pour le Français), mais a également torpillé une chance unique d’inscrire 22 points d’un coup au championnat un jour où ni les Renault ni les McLaren ne représentaient une véritable menace pour elle. Cible privilégiée des critiques en cette entame de saison, une partie de la concurrence lui reprochant notamment d’avoir « acheté » une Ferrari de l’an dernier au lieu de construire véritablement son propre châssis comme l’exige pourtant la réglementation, Haas a vu pleuvoir une autre salve de saillies en jetant aux orties une quatrième et une cinquième place qui auraient, en théorie tout du mois, échoir relativement facilement à son duo de pilotes. Un beau gâchis à pondérer toutefois par la très belle impression laissée par le team US dans les rues de l’Albert Park.

Max Verstappen

Max Verstappen flop Australie 2018

Ambitieux au terme d’une séance qualificative qui l’aura vu rivaliser avec les Ferrari, Max Verstappen a vu ses espoirs de bien figurer en course partir en fumée dans un 360° du plus bel effet au premier virage alors qu’il désespérait de trouver enfin l’ouverture sur la Haas de Magnussen. Constamment aux avant-postes en essais libres, le pilote Red Bull s’est montré tout aussi performant dans l’exercice des qualifications, même si un excès d’agressivité dans son dernier run en Q3 le prive très certainement d’une deuxième place sur la grille aux côtés du poleman Hamilton. Insignifiante de prime abord, cette erreur va pourtant lourdement impacter le reste du week-end du prodigue néerlandais. Surpris au départ par Magnussen, le fils de Jos tombe au cinquième rang et perd dès le 1er tour tout espoir de venir se mêler à la lutte pour la victoire. Jamais en mesure d’inquiéter sérieusement le Danois, le champion du monde 2013 de karting part à la faute au 10ème passage, reculant au huitième rang entre les deux Renault d’Hulkenberg et de Sainz. Gêné par une monoplace au comportement étrange, le protégé d’Helmut Marko stoppe à son box dans la 22ème boucle afin de troquer ses supertendres contre des pneus tendres. Le timing est parfaitement choisi puisque trois tours plus tard, l’entrée de la virtual safety-car puis de la vraie voiture de sécurité redistribue légèrement les cartes au cœur du peloton. Passé devant « Hulk » à la faveur de son pit-stop anticipé, l’ex-pilote Toro Rosso croit même subtiliser la cinquième position à Alonso dans la 26ème boucle avant que son équipe ne le rappelle sagement à la raison, le Hollandais ayant doublé le double champion du monde sous régime de drapeau jaune. Contraint de s’effacer devant l’Espagnol, le plus jeune vainqueur de l’histoire passera toute sa deuxième moitié de Grand Prix dans les échappements de la McLaren du natif d’Oviedo sans jamais parvenir à tenter la moindre attaque. Décevant sixième sous le drapeau à damier, Verstappen accuse de surcroît plus de 20 secondes sur son coéquipier Ricciardo alors qu’il avait très probablement la vitesse pour jouer le podium contre les Ferrari. Un jour sans.

Andrea Noviello

facebooktwittergoogle_plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Solve : *
21 − 15 =