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Grand Prix de France

Qualification : Hamilton sans l’ombre d’un doute

Lewis Hamilton qualification France 2018 De nouveau magistral dans son exercice de prédilection, Lewis Hamilton coiffe sa 75ème pole en F1.
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Intouchable depuis vendredi matin, Lewis Hamilton a affirmé sa supériorité dans l’exercice de la vitesse pure en s’octroyant le meilleur temps des qualifications du Grand Prix de France. Dominateur des chacune des trois parties de la séance, le pilote Mercedes coiffe la 75ème pole position de sa carrière devant l’autre flèche d’argent de Valtteri Bottas et la Ferrari de son rival au championnat Sebastian Vettel.

Sa prestation des plus insipides sur les rives du Saint-Laurent avait de quoi inquiéter dans les rangs de la firme à l’étoile. Habituellement si fort au Canada, Lewis Hamilton s’était montré totalement transparent lors d’un week-end où il n’avait même pas pu s’opposer à son coéquipier Valtteri Bottas. Incapable de venir se mêler à la lutte pour la victoire, le quadruple champion du monde avait, de surcroît, dû s’incliner face à des Red Bull pourtant censées souffrir de leur léger manque de cavalerie dans les longues lignes droites du tracé Gilles-Villeneuve. Frustré, mais pas forcément déçu de devoir se contenter d’une modeste cinquième place à l’arrivée, des pertes de puissance moteur lui ayant un temps fait craindre l’abandon, le Britannique a préféré retenir les points récoltés en terre montréalaise avant de se projeter d’autant plus facilement sur le Grand Prix de France que de nombreux indices lui laissaient entrevoir un week-end nettement plus réjouissant sur le plateau du Castellet.

Outre l’apparition de la très attendue spécification 2.1 du V6 turbo Mercedes, le natif de Stevenage pouvait également compter sur le retour, forcément précieux, des pneumatiques utilisés à Barcelone là même où l’Anglais avait décroché son dernier succès en date à la suite d’une domination sans partage sur les collines de Montmelo. Particulièrement détendu à son arrivée dans le paddock du Paul-Ricard, Hamilton a logiquement confirmé son retour sur le devant de la scène en s’octroyant non seulement le meilleur temps en libres 1 et en libres 2, mais en dominant également de bout en bout une séance qualificative au terme de laquelle le fer de la lance de la firme à l’étoile s’est octroyé la 75ème pole position de sa carrière. « On partait un peu dans l’inconnu sur une piste plus froide après la pluie de ce matin, mais tout s’est finalement bien passé en Q1 et en Q2, reconnaît le pilote flanqué du numéro 44. La Q3 a été en revanche plus délicate à négocier. Nous avons heureusement réussi à réunir tous les éléments au bon moment pour amener la voiture là où nous le voulions. »

Leclerc d’exploit en exploit

Nouveau dépositaire du record de la piste du Castellet en 1’30’029, Hamilton a, tout comme son coéquipier chez Mercedes Valtteri Bottas (2ème) ainsi que le duo de chez Red Bull Max Verstappen (4ème)-Daniel Ricciardo (5ème), pris le pari de s’élancer en gommes supertendres lors du départ de la course, un choix stratégique qui pourrait s’avérer à double tranchant d’autant que son principal rival dans la course au titre, Sebastian Vettel (3ème) a lui, au contraire, préféré s’appuyer sur la gamme la plus tendre amenée par Pirelli en France. Si l’Allemand n’a jamais pu réellement troubler la suprématie des flèches d’argent dans l’exercice du tour chronométré, il compte bien profiter de ses ultratendres pour tenter d’inverser la tendance dimanche après-midi. « Partir de la troisième place sur la grille n’est au final pas si mal en soi, conçoit l’Allemand. Je suis satisfait de mes qualifications, car nous devrions pouvoir compter sur une voiture compétitive demain en course. »

Annoncé avec de plus en plus d’insistance sur le départ de la Scuderia, l’autre pilote Ferrari, Kimi Räikkönen (6ème), n’a pas franchement rassuré ses employeurs au Paul-Ricard, le Finlandais passant, une nouvelle fois, totalement à côté de sa Q3 après avoir pourtant longtemps rivalisé avec son chef de file Vettel. Particulièrement brouillon lors de ses trois dernières tentatives, le champion du monde 2007 clôt le top six avec une confortable marge d’une seconde pleine sur le meilleur des autres Carlos Sainz (7ème). Brillant sur un tracé qu’il avait eu l’opportunité d’arpenter lors de ses années en World Series, l’Espagnol hisse sa Renault devant l’autre grosse surprise de la journée, Charles Leclerc (8ème). Abonné à la Q2 depuis Bakou, la révélation de ce début de championnat 2018 a fait encore plus fort sur le plateau du Castellet en qualifiant, pour la première fois de l’année, sa modeste Sauber dans l’ultime partie de la séance. « Je n’arrive pas à le croire, c’est tout simplement incroyable, confie le débutant. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi magique d’autant que nous avons tout changé sur la voiture. Une grande partie du mérite revient à l’équipe. »

McLaren-Williams même combat

Gêné par un Räikkönen décidément à côté de ses pompes lors sa meilleure tentative en Q3, Kevin Magnussen (9ème) n’est pas parvenu à rééditer sa belle performance de la Q2, le Danois devant se satisfaire de précéder un Romain Grosjean (10ème) encore coupable d’une bourde grossière au volant de sa Haas. Piégé dans le changement de direction de l’Hôtel, le Tricolore a gâché une belle occasion de racheter ses erreurs, lui qui reste sur quatre dernières sorties toutes plus catastrophiques les unes que les autres. Éjecté sur le fil de la Q3 par l’épatant Leclerc, Esteban Ocon limite néanmoins les dégâts en s’octroyant le onzième chrono du jour, le Normand devançant la seconde Renault de Nico Hulkenberg (12ème) et la Force India sœur de Sergio Perez (13ème). Logiquement en retrait sur un tracé réclamant une grosse puissance moteur, Pierre Gasly (14ème) parvient néanmoins à dominer la Sauber d’un Marcus Ericsson (15ème) de nouveau surclassé par son coéquipier Leclerc et des McLaren totalement hors du coup sur le sol français.

Une semaine seulement après avoir remporté ses premières 24 Heures du Mans au volant d’une Toyota, Fernando Alonso (16ème) est brutalement retombé dans son triste quotidien en Formule 1, le double champion du monde espagnol se contentant de prendre le meilleur sur la Toro Rosso de Brendon Harltley (17ème) et sur son voisin de garage Stoffel Vandoorne (18ème). « Nous sommes à notre place, lâche fataliste le Taureau des Asturies. Ce n’est donc pas une grosse surprise. Nous n’avons simplement pas le niveau souhaité. Nous devons donc continuer à travailler. » Guère mieux loti au volant d’une Williams désormais réduite à un peu glorieux statut de lanterne rouge du plateau, Sergey Sirotkin (19ème) se console toutefois en battant pour la quatrième fois de l’année en qualification un Lance Stroll (20ème) désespérément absent, le Canadien s’illustrant seulement par un vol plané du plus bel effet en début de Q1 après une sortie au large mal maîtrisée dans le « S » de la Verrerie.

Andrea Noviello

Charles Leclerc qualification France 2018

Charles Leclerc réalise un authentique exploit en qualifiant sa modeste Sauber à la huitième place.

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