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Grand Prix de Monaco

Les Tops du Grand Prix de Monaco

Daniel Ricciardo the top Monaco 2018 Daniel Ricciardo offre à Red Bull sa 57ème victoire en Formule 1 le jour de son 250ème Grand Prix.
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Daniel Ricciardo

Daniel Ricciardo top Monaco 2018

Injustement privé d’un premier succès en Principauté amplement mérité il y a deux ans, Daniel Ricciardo a pris une cinglante revanche sur le sort cette saison en accrochant enfin à son palmarès la course la plus mythique du calendrier. Au-dessus du lot dès les essais libres, il domine chacune des trois séances préliminaires à la qualification, l’Australien a également dicté sa loi dans l’exercice du tour chronométré, pulvérisant au passage d’1,3 seconde le précédent record fixé l’an passé par Räikkönen. Crédité d’un envol moyen mais suffisant pour virer en tête dans Sainte-Dévote, le pilote Red Bull partait par une véritable promenade de santé, il comptait déjà 2,6 secondes d’avance sur son dauphin Vettel après quinze tours, quand sa mécanique lui a (douloureusement) rappelé à partir du 28ème passage qu’un succès en Principauté ne tenait souvent qu’à un fil. Contraint et forcé de ralentir sensiblement la cadence, son moteur délivrant 25% de puissance en moins, le natif de Perth a également dû conjuguer avec une boîte de vitesses amputée de deux vitesses, un double handicap qu’il va admirablement surmonter malgré l’intense pression de son ancien coéquipier Vettel derrière lui. Passé par la case box une boucle seulement après le quadruple champion du monde au 18ème tour, « Smiling » a tranquillement laissé passer l’orage avant de rependre progressivement du rythme à mesure que sa RB14 s’allégeait en carburant. Toujours sous la menace directe du pilote Ferrari avant l’accrochage entre Leclerc et Hartley, « Ricci » a brillamment su tirer profit de la neutralisation sous régime de voiture de sécurité virtuelle dans la 73ème boucle pour porter son avance à 4,6 secondes et définitivement asseoir son leadership sur l’épreuve princière. Magistral de sang-froid et de maîtrise, Ricciardo empoche à Monaco sa septième victoire en catégorie reine et s’empare par la même occasion de la troisième place du championnat pilotes derrière le duo Hamilton-Vettel. Une juste récompense pour celui qui s’avance comme le troisième homme fort de cet exercice 2018.

Esteban Ocon

Esteban Ocon top Monaco 2018

Pas franchement à son avantage depuis l’ouverture du championnat, un petit point récolté en cinq courses quand son coéquipier Perez en comptait déjà dix-sept au compteur, Esteban Ocon a enfin redressé la barre à Monaco. Et avec la manière qui plus est ! Discret jusqu’à l’ultime séance libre du samedi matin, le Tricolore a enclenché la vitesse supérieure à partir des qualifications, s’offrant un somptueux sixième chrono au nez et à la barbe des Renault, McLaren et autres Toro Rosso. Sa course sera tout aussi accomplie. Parvenu à se maintenir derrière les cinq fantastiques à l’extinction des feux, le pilote Force India prend rapidement ses distances (5,6 secondes) avec la McLaren d’Alonso sans toutefois réussir à soutenir la cadence des hommes de tête. Esseulé en sixième position, le Normand récupère une place dans la 13ème boucle grâce au pit-stop anticipé d’Hamilton avant de la rétrocéder au Britannique deux tours plus tard en ralentissant (sur ordre de Toto Wolff ?) ostensiblement devant la flèche d’argent à la sortie du tunnel. Appelé à son stand à la fin du 23ème passage, le protégé de Mercedes tombe au huitième rang entre la Renault d’Hulkenberg et la McLaren d’Alonso. Débarrassé presque simultanément de l’Allemand et de l’Espagnol, « Hulk » procédant à son changement de pneu obligatoire au 51ème tour quand Alonso devait lui renoncer sur une rupture de boîte de vitesses au 53ème tour, le Français profite de ses gommes plus fraîches pour ramarrer à vitesse grand V la W09 de Bottas en fin de course. De 17,8 secondes au 58ème passage, l’écart entre les deux hommes tombe à seulement une seconde douze boucles plus tard. Jamais en mesure de porter une vraie attaque sur le Finlandais, Ocon rallie l’arrivée au sixième rang et inscrit huit points d’un coup qui le propulsent de la dix-septième à la treizième place du classement mondial. L’Esteban de 2017 est de retour !

Pierre Gasly

Pierre Gasly top Monaco 2018

Sevré de véritable coups d’éclat depuis son exploit de Bahreïn, Pierre Gasly s’est rappelé au bon souvenir du paddock en réalisant un nouveau week-end de toute beauté en Principauté. Persuadé d’avoir un coup à jouer sur un tracé moins handicapant pour son moteur Honda, le pilote Toro Rosso a d’abord frappé un grand coup lors de la séance qualificative, décrochant un stupéfiant dixième chrono quand son coéquipier Hartley devait, lui, se contenter d’un fade seizième temps. Habile au moment de s’extraire de son emplacement à l’extinction des feux, le Normand se livre à un joli roues-contre-roues avec la Force India de Perez dans la montée du Beaurivage, mais doit finalement céder devant la résistance farouche du Mexicain. Capable de se maintenir dans les échappements de « Checo » en début de relais, le protégé d’Helmut Marko attend patiemment l’ouverture de la valse des changements de pneus pour entamer sa progression dans la hiérarchie. Propulsé au sixième rang par les arrêts successifs de Perez, Ocon, Alonso et Sainz, le champion 2016 de GP2 tire alors le maximum de ses pneus hypertendres jusqu’à qu’un énorme blocage de roue à la Rascasse ne le contraigne enfin à s’arrêter dans le 38ème tour. Reparti le couteau entre les dents, le Tricolore se paye une petite frayeur à Sainte-Dévote dans le sillage de Verstappen avant que l’arrêt du Néerlandais ne lui permette de reprendre son rythme effréné. Deux secondes au tour plus rapide que tout le plateau, le Français recolle facilement à la McLaren d’Alonso puis profite des soucis mécaniques du « Taureau des Asturies » au 53ème passage pour s’installer définitivement en septième position. Rattrapé par Hulkenberg en fin de Grand Prix, Gasly résiste sans grande difficulté au pilote Renault et récolte six nouveaux points au championnat qui, combinés aux douze unités récoltées à Sakhir, lui offre la onzième place du classement pilotes au détriment de Perez. Du bon boulot.

Renault

Renault top Monaco 2018

Constamment dans les points lors des cinq précédentes courses, Renault a prolongé sa belle série en plaçant de nouveau ses deux monoplaces dans le top dix en Principauté. Alors certes son butin monégasque (5 petits points) reste le plus maigre de l’écurie française depuis Melbourne, mais la marque au losange a eu le mérite de bonifier en course une séance qualificative quelque peu contrastée dans les rangs des hommes de Cyril Abiteboul. Joli huitième temps des qualifications, Carlos Sainz réalise un envol de bonne facture et se place d’entrée sur les talons de son compatriote Alonso. Appelé dès le 17ème tour à son box afin de chausser des gommes ultratendres, l’Espagnol recule dans le ventre mou du peloton avant de progressivement retrouver sa place dans la zone des points. De retour à son huitième rang initial après l’abandon de « Nando » au 53ème passage, le fils du double champion du monde des rallyes voit ses pneus l’abandonner au fil des tours, le contraignant à s’effacer devant son coéquipier Hulkenberg. Doublé également par Verstappen dans la 58ème boucle, le champion 2014 de F3.5 rallie l’arrivée en dixième position, soit trois places derrière l’autre RS18 d’Hulkenberg. Battu pour la troisième fois consécutive par « Carlito » en qualification, il signe le onzième temps du jour, l’Allemand a magnifiquement inversé la tendance en course à la faveur d’une stratégie audacieuse, mais terriblement efficace. Parti équipé de pneus ultratendres, « Hulk » prend le pari de s’arrêter le plus tard possible afin de gagner au stand des places qu’il n’aurait jamais été en mesure de récupérer sur la piste. L’option se révèle payante puisqu’après son pit-stop ultra-tardif du 51ème tour, le vainqueur des 24 Heures du Mans 2015 ressort en neuvième position. L’abandon d’Alonso et les soucis pneus de Sainz vont même lui permettre de grimper au huitième rang, de quoi retrouver le sourire après deux courses vierges de tout point.

Andrea Noviello  

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