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Grand Prix de Belgique

Les Flops du Grand Prix de Belgique

Force India flop Belgique 2017 La guerre Ocon-Perez a encore franchi un palier sur le toboggan des Ardennes.
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Force India

Sergio Perez flop Belgique 2017

Déjà irrespirable depuis les multiples incidents (Canada, Bakou, Hongrie) de ces derniers mois, l’atmosphère s’est encore davantage dégradée au sein de l’écurie Force India lors de ce Grand Prix de Belgique. La faute à un manque flagrant d’autorité de la part du management de la sympathique écurie indienne, mais aussi à une évidente nervosité de son pilote le plus expérimenté, Sergio Perez. Bousculé comme jamais au sein d’une équipe qu’il a très largement (autant par son talent que par ses sponsors) contribué à amener au niveau qui est le sien aujourd’hui, le Mexicain ne parvient plus à contrôler ses nerfs lorsque son coéquipier Esteban Ocon tente de lui voler la vedette en course. Sans doute vexé de voir le Français se hisser à sa hauteur dès la sortie du virage de la Source, « Checo » n’a rien trouvé de mieux que de se déporter contre la machine du natif d’Evreux au risque de provoquer l’envol de leurs monoplaces respectives. Si la manœuvre suicidaire du protégé de Carlos Slim s’est finalement soldée sans autres conséquences qu’un violent contact roue contre roue à plus de 300 km/h, elle n’a pas pour autant suffi à calmer les ardeurs d’un pilote visiblement incapable de digérer l’ampleur prise par son coéquipier au sein de la quatrième force du plateau. Preuve en est, son tassage en bonne et due forme du pauvre Ocon dans cette même descente du Raidillon au 29ème tour alors que le Tricolore était sur le point de récupérer un ascendant abandonné (à cause du team) lors de la seconde valse des changements de gommes. Scandaleusement dangereux tant pour lui que son voisin de garage, le geste du natif de Guadalajara a non seulement ruiné la course des deux hommes (une crevaison à l’arrière droite pour Perez, un aileron-avant cassé pour Ocon), mais a surtout privé l’écurie chère à Vijay Mallya de précieux points au championnat. Un beau gâchis.

Honda

Honda flop Belgique 2017

Lâché par Sauber en vue de la saison prochaine, le motoriste japonais risque bientôt de se retrouver sans la moindre équipe à fournir tant ses performances en piste sont pitoyables. Excédé par la médiocrité du groupe propulseur nippon, Fernando Alonso a lancé un ultimatum à McLaren et on voit mal la mythique écurie britannique donner tort à son double champion du monde, elle qui désespère de retrouver le chemin du succès un jour. Censé se présenter à Spa fort d’une évolution sensible de son V6 hybride, Honda n’a finalement apporté en Belgique qu’une légère amélioration (si tant que l’on peut la qualifier de la sorte) au grand désarroi des hommes d’Éric Boullier. Confié au seul Stoffel Vandoorne, la Spec 3.6 n’a même pas franchi le cap du vendredi, le Belge devant monter un neuvième (quand seulement quatre sont autorisés par la réglementation) moteur avant la journée de samedi. Porteur des (faibles) espoirs de l’écurie britannique, le « Taureau des Asturies » a, lui, vu son V6 le trahir au pire des moments en qualification alors que le natif d’Oviedo était sur le point de réussir l’exploit de hisser sa MCL32 dans l’ultime partie de la séance. Encore victime des caprices de sa mécanique le dimanche en course, « Nando » a préféré renoncer à combattre au bout du 26ème tour, lui qui est pourtant réputé pour ne jamais rien lâcher. Sa mise en action splendide lors de l’extinction des feux, l’Espagnol pointe au septième rang à la fin du premier tour, aurait normalement dû lui permettre de jouer les points sur le toboggan ardennais, mais l’anémie du propulseur japonais a très vite (il perd quatre places en l’espace de quatre boucles) eu raison de ses ambitions. Celle de son coéquipier n’ont, elles, jamais décollé en Belgique, le local de l’étape souffrant toute la course de l’apathie de son Honda. Il est grand temps que cette mascarade se termine.

Kevin Magnussen

Kevin Magnussen flop Belgique 2017

Prolongé, au même titre que son coéquipier Grosjean, par Haas pour 2018, Kevin Magnussen n’a pas franchement répondu aux attentes et à la confiance placée en lui par ses employeurs en Belgique. Battu de trois dixièmes par le Français en qualification, il signe le 13ème chrono de la séance, le Danois a bêtement gâché ses chances de rentrer dans les points en course en manquant complètement son restart au 34ème tour. Passé à deux doigts d’harponner la monoplace jumelle de Grosjean dans un freinage kamikaze à la chicane de l’Arrêt de bus, le natif de Roskilde a complètement détruit ses gommes ce qui l’obligea à repasser par les stands la boucle suivante. Ressorti en queue de peloton, le champion 2013 de F3.5 n’avait dès lors plus rien à espérer d’une course marquée par quatre petits abandons seulement. Comme en atteste la belle septième place de son voisin de garage, le Nordique aurait pourtant pu prétendre à bien plus sans ses approximations. Auteur d’un excellent départ, le fils de Jan vire en dixième position à la fin du 1er tour après avoir pris le meilleur sur Grosjean et Perez. Dépossédé de son bien par le Mexicain au 3ème passage, l’ancien poulain de Ron Dennis recule encore d’un rang la boucle suivante, Grosjean parvenant à le repasser dans la ligne droite de Kemmel. Mécontent du rendement de ses pneus, le pilote Haas anticipe son premier passage par les boxes à la fin du 10ème tour et chausse les gommes tendres. Ressorti en quinzième position, le Danois remonte progressivement dans la hiérarchie jusqu’à occuper la neuvième place au moment de la relance. Toujours aussi inconstant et décevant dès lors que tout ne tourne pas dans son sens, Magnussen perd (définitivement ?) le contact avec Grosjean au championnat et écorne encore un peu plus une réputation déjà pas au beau fixe à l’intérieur du paddock. Lamentable.

FIA

FIA flop Belgique 2017

La Fédération Internationale de l’Automobile a sans doute touché le fond sur celui qui reste, en dépit de son aseptisation à outrance, le plus beau tracé du calendrier. Comment peut-on ainsi justifier une sanction aussi lourde (stop-and-go de dix secondes) à l’égard d’une infraction aussi minime (le Finlandais ne levant pas le pied en passant devant la monoplace à l’arrêt de Max Verstappen malgré l’agitation d’un double drapeau jaune) de la part de Kimi Räikkönen et dans le même temps complètement ignorer l’attitude irresponsable et potentiellement meurtrière d’un Sergio Perez à l’encontre de son coéquipier Esteban Ocon ? En persistant à fermer les yeux face à ce qui est devenu la gangrène de la Formule 1 moderne, l’instance dirigeante s’est elle-même tournée en ridicule, balayant d’un revers de la main tous ses préceptes sur une (soi-disant) meilleure sécurité en course. Jamais la dernière lorsqu’il est question de sanctionner un comportement jugé à risques en piste, l’autorité régulatrice continue pourtant de jouer l’autruche Grand Prix après Grand Prix quand bien même les avertissements (fort heureusement sans conséquences fâcheuses) ne cessent de se répéter au fil des mois. Inexplicablement passés sous silence jusque-là, les tassages en dehors des limites de la piste (quand ce n’est pas contre un mur), les louvoiements en pleine ligne droite, les défenses déraisonnables et autres brusques changements de directions sur les phases de freinage ne peuvent plus rester indéfiniment impunis sous peine de totalement décrédibiliser une discipline qui a bâti, une partie, de sa renommée sur la sûreté de ses courses. Car même si le Halo (une autre ineptie de la FIA) apportera très certainement un énorme gain aux pilotes en termes de sécurité dès l’an prochain, il ne suffira peut-être pas toujours à sauver ces as du volant dans les cas où la chance viendrait à les abandonner lors d’une passe d’armes un peu trop musclée. À bon entendeur.

Andrea Noviello

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