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Grand Prix d’Espagne

Qualification : Leclerc se saborde

Charles Leclerc qualification Espagne 2019 En endommageant son fond plat sur un vibreur, Charles Leclerc a ruiné ses chances de bien figurer.
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Coupable d’une nouvelle erreur de pilotage en Q2, Charles Leclerc n’a pu faire mieux que le cinquième chrono lors des qualifications du Grand Prix d’Espagne. Relégué à près d’1,2 seconde du poleman Bottas, le Monégasque s’attend à vivre une course difficile ce dimanche sur les hauteurs de Montmeló.

Il s’était pourtant juré de ne plus recommencer. Furieux contre lui-même après sa bourde de Bakou, Charles Leclerc avait promis de ne jamais plus commettre pareil impair dans l’exercice si périlleux des qualifications. Il n’a, hélas, pas su tenir parole. Souriant au soir d’une première journée d’essais qui l’aura vu truster le top trois le matin comme l’après-midi, le Monégasque a sérieusement déchanté lors d’une séance qualificative de nouveau entachée par une erreur de sa part. Si les conséquences furent cette fois moins lourdes qu’en Azerbaïdjan deux semaines plus tôt, il détruisit alors tout le train avant-droite de sa monoplace contre le mur du virage 8, l’écart du pilote Ferrari dans la courbe Campsa n’en a pas moins compromis ses chances de bien figurer dans l’exercice du tour chronométré à Barcelone. En endommageant le fond plat de sa SF90 contre un vibreur, le protégé de Nicolas Todt s’est bêtement et simplement auto-éliminé de la bataille pour la troisième place.

Limité à deux tentatives tardives en Q3, ses mécaniciens tentant de réparer ce qui pouvait encore l’être en début de cession, le champion 2017 de Formule 2 n’a logiquement pas pu réaliser de miracle à son retour en piste, arrachant au prix d’un dernier effort quasi-vain un cinquième chrono loin de correspondre à ses espoirs de rebond en terre catalane. « Ce n’est clairement pas le résultat que nous espérions aujourd’hui, confie penaude la révélation de la saison 2018. On a beau avoir travaillé sur l’équilibre de la voiture avec l’apport des nouvelles pièces, on est toujours en retrait au niveau performance. Le fond plat a, malheureusement, subi des dommages lors de ma sortie au large en Q2. L’équipe a réalisé un superbe travail pour me permettre de poursuivre la séance, mais après l’incident l’équilibre de la voiture n’était plus le même. On va devoir s’assurer sur les datas que l’auto retrouve son plein potentiel pour la course de demain. »

« La course s’annonce difficile »

Repoussé à près d’1,2 seconde du poleman Bottas à l’issue de son ultime tentative chronométrée en 1’16’’588, Leclerc subit la loi de son coéquipier Sebastian Vettel dans l’exercice des qualifications pour la quatrième fois en cinq Grand Prix. Autre mauvaise nouvelle : le champion 2016 de GP3 voit de nouveau la Red Bull du trublion Max Verstappen s’immiscer entre lui et son chef de fil proclamé sur la grille de départ. Particulièrement tranchant depuis l’ouverture du championnat à Melbourne, le Néerlandais pourrait bien se poser comme une barrière infranchissable en course d’autant qu’à l’inverse de l’enfant prodige de la Principauté lui pourra compter sur une voiture saine et efficace dans le si crucial dernier secteur du circuit. Criblée de nouveautés aérodynamiques à Barcelone, la SF90 peine en effet toujours autant à rivaliser avec les intouchables Mercedes dans les virages lents et l’introduction d’un groupe propulseur évolué (censé arriver au Canada) n’a en rien solutionné cette carence.

Intouchables sur ce même circuit de Catalunya pendant l’hiver, les monoplaces rouges ont non seulement vu les flèches d’argent prendre un ascendant significatif en termes de performance pure (Bottas colle huit dixièmes et demi à la première Ferrari de Vettel), mais sont également devenues une proie à la merci de Red Bull, elles aussi, en constant progrès. « Les Mercedes étaient déjà très rapides hier et on savait que ce serait encore le cas aujourd’hui, affirme la figure de proue de la Ferrari Driver Academy. Mais c’est vrai que l’écart est énorme. Les Red Bull sont également performantes et elles seront une menace demain, car elles gèrent très bien les pneus en course. Nous souffrons un peu dans les virages lents, il va donc falloir trouver une solution pour progresser dans ce secteur. La course s’annonce difficile. » Contraint de partir sur une stratégie décalée (médium) à Bakou en raison de son erreur des qualifications, Leclerc s’élancera cette fois avec la même monte pneumatique (tendres) que le quatuor de tête. De quoi espérer une issue plus favorable à la fin des 66 tours de course ?

Andrea Noviello

Charles Leclerc qualification Barcelone 2019

Leclerc peut s’en vouloir : sa nouvelle erreur en Q2 le condamne à une 5ème place sur la grille.

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