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Interview

Charles Leclerc : « On n’est pas aussi mal que ce que le championnat peut montrer » (2/2)

Charles Leclerc ACM Après deux abandons consécutifs, Charles Leclerc entend enfin inverser la tendance à domicile.
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De retour dans sa Principauté natale pour quelques jours de break entre Bakou et Barcelone, Charles Leclerc dresse un premier bilan de sa saison chez Ferrari.

Son arrivée en rouge a soulevé un vent d’enthousiasme rarement aussi perceptible dans la pourtant si paisible Principauté de Monaco. Nouvelle icône d’un pays dont les liens avec le milieu de la course automobile n’ont jamais paru aussi forts, Charles Leclerc a également pris une toute autre dimension à l’intérieur du paddock en liant sa destinée à celle de l’écurie la plus titrée de l’histoire de la Formule 1. Davantage craint et respecté par ses adversaires depuis qu’il a enfilé la combinaison ornée du mythique cheval cabré, le pilote Ferrari n’a pas pour autant modifié son approche du métier de pilote. Toujours aussi critique envers lui-même, le Monégasque continue inlassablement de viser l’excellence dans l’optique de briguer, un jour, la couronne suprême. Invité à confier ses impressions sur ses premiers mois à Maranello lors d’une conférence de presse tout spécialement organisée par la Scuderia dans la tour de contrôle de l’Automobile Club de Monaco, le petit prodige de la Ferrari Driver Academy pose un regard lucide, mais teinté d’optimisme sur son début de saison 2019.

Nous sommes, justement, à trois semaines pile du Grand Prix de Monaco. Dans quel état d’esprit abordez-vous votre course à domicile ?

J’ai hâte ! Courir à la maison c’est quelque chose de particulier, mais ça l’est d’autant plus pour moi qui suis vraiment né ici à Monaco. Avant, on a quand même Barcelone donc je préfère me concentrer sur la course à venir. J’aurais, ensuite, tout le temps de basculer sur Monaco. Pour en revenir à la question, j’essaye d’aborder cette course à la maison de la façon la plus normale possible. Il est primordial de garder la même approche et ce quelque soit le Grand Prix. Une chose est sure toutefois, je suis impatient de rouler à Monaco sur l’un de mes circuits favoris.

Vos deux derniers Grand Prix de Monaco en F1 et en F2 se sont, hélas, achevés sur un abandon à la suite d’une défaillance technique. Avez-vous à cœur d’effacer ces deux mauvais souvenirs et de redémarrer une spirale positive à domicile ?

Bien sûr. Je l’espère en tout cas. Les deux dernières courses ici n’ont, il est vrai, pas été très positives en termes de résultat. Je n’ai pas commis de faute, j’ai simplement rencontré des problèmes de fiabilité. Cela fait, malheureusement, parti du sport automobile. J’espère, toutefois, que cette année cela va changer.

Avant Melbourne, Mattia Binotto avait certifié que vous et Sebastian Vettel seriez libres de vous battre cette saison. Or en quatre courses, vous avez subi trois consignes d’équipe à la faveur de votre coéquipier. À quelle place estimez-vous vous positionner aujourd’hui chez Ferrari ?

L’équipe a, effectivement, ordonné des consignes sur quelques courses. J’en ai compris certaines. Comme je l’ai déjà expliqué, je suis prêt à respecter les ordres d’équipe. Mais jusqu’à un certain point. Jusqu’ici, cela a été acceptable. Maintenant, c’est à moi de faire le job. Je dois essayer de terminer devant mon coéquipier.

« L’an dernier, Lewis, Valtteri ou même Sebastian ne me considéraient pas vraiment comme un concurrent direct. Ce qui était tout à fait normal. La situation a évolué aujourd’hui, car j’ai la voiture pour me battre à l’avant »

Le match Leclerc/Vettel chez Ferrari semble, depuis le début du championnat, susciter davantage d’intérêt de la part des médias et du grand public que le duel Hamilton/Bottas chez Mercedes. Partagez-vous cette impression ?

En regardant les réseaux sociaux, je me suis en effet rendu compte du nombre conséquent d’articles consacrés à moi et Sebastian. En un sens je le comprends, car notre duel est assez nouveau pour la F1. L’année dernière, je courais encore chez Alfa Romeo Sauber. À l’inverse, Bottas et Hamilton cohabitent depuis plusieurs saisons maintenant chez Mercedes. Cet intérêt autour de nous me paraît donc normal.

Ferrari attend toujours sa première victoire en cette saison 2019. Le premier de vous ou de Sebastian à la décrocher gagnera-t-il gros en interne en vue de la suite du championnat ?

Je l’ignore, mais la première victoire sera clairement très importante. La performance affichée lors de ces quatre premières manches revête, également, une vraie importance à mes yeux. Je dois continuer à produire le meilleur job possible. Je vais donner le maximum pour ramener cette première victoire à la maison.

En rejoignant la mythique Scuderia Ferrari pendant l’intersaison, vous avez automatiquement changé de statut aux yeux du paddock. Vos adversaires vous regardent-ils différemment désormais ?

Forcément, oui. Les regards ont un petit peu changé. L’an dernier, Lewis (Hamilton), Valtteri (Bottas) ou même Sebastian (Vettel) ne me considéraient pas vraiment comme un concurrent direct. Ce qui était tout à fait normal. La situation a évolué aujourd’hui, car j’ai la voiture pour me battre à l’avant. En revanche, une chose n’a pas changé à l’intérieur du paddock : le respect que nous, les pilotes, avons l’un pour l’autre.

Propos recueillis par Andrea Noviello

Charles Leclerc interview ACM

Leclerc sait que pour éviter les consignes, il lui faudra prendre la mesure de son coéquipier Vettel.

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