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Grand Prix d’Allemagne

Les Tops du Grand Prix d’Allemagne

Lewis Hamilton the top Allemagne 2018 Après une remontée exceptionnelle, Lewis Hamilton signe la 66ème victoire de sa carrière en F1.
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Lewis Hamilton

Lewis Hamilton top Allemagne 2018

Effondré après ses malheurs des qualifications, le Britannique s’est littéralement révolté le lendemain pour empocher un improbable succès sur les terres de son rival Vettel. Lourdement puni par son excursion au large dans l’exercice du tour chronométré, il doit mettre pied à terre dès la fin de la Q1 sur fuite hydraulique, Lewis Hamilton s’est brillamment racheté en course, remontant tout son handicap en l’espace de quatorze tours avant que la bourde de Vettel et l’arrêt cataclysmique (15,9 secondes) de Bottas ne lui offre la 66ème victoire de sa carrière sur un plateau. Surpris à l’extinction des feux par la Force India d’Ocon, le natif de Stevenage laisse également filer la Williams de Sergey Sirotkin dans l’enchaînement des premiers virages avant de logiquement reprendre l’ascendant sur le Russe à l’entrée du Stadium. Venu avec tout autant d’aisance à bout de la (faible) résistance du Français à l’entame de la 2ème boucle, le quadruple champion du monde poursuit sa folle ascension dans la hiérarchie à un rythme effréné, dépassant successivement Alonso, Leclerc, Sainz, Grosjean, Perez et Hulkenberg pour réintégrer le top cinq avant le 15ème passage. Parti sur une stratégie décalée, le pilote Mercedes tire habillement parti de ses gommes tendres pour prolonger son premier relais jusqu’à la fin du 42ème tour et grappiller deux autres positions au détriment de Verstappen et de Bottas. Appelé à son stand pour chausser les ultratendres juste avant l’arrivée de la pluie, le fer de lance de la firme à l’étoile retombe provisoirement au cinquième rang, mais va être le bénéficiaire direct d’une fin d’épreuve totalement débridée. Resté en piste malgré le cafouillage radiophonique de son ingénieur, l’Anglais hérite de la tête après l’arrêt au stand de Räikkönen dans la 54ème boucle et s’en va quérir, malgré les assauts de Bottas au restart, une 45ème victoire chez Mercedes qui le propulse de nouveau en tête du championnat avec dix-sept longueurs d’avance sur son rival Vettel. Du grand Lewis !

Nico Hulkenberg

Nico Hulkenberg top Allemagne 2018

Éclipsé tout le week-end par son encombrant compatriote Vettel, Nico Hulkenberg a pourtant damé le pion au pilote Ferrari en course, réussissant à maîtriser ses nerfs lors de l’arrivée de la pluie pour rallier le drapeau à damier à une superbe cinquième place. Très bon septième chrono des qualifications, il colle un petit dixième à son coéquipier Sainz, l’Allemand a confirmé sa grande forme du moment le dimanche après-midi, se jouant de tous les pièges d’un Grand Prix qui n’en a pas manqué pour inscrire dix nouveaux points au championnat. Auteur d’un envol ébouriffant, le pilote Renault efface d’entrée la Haas de Grosjean et se cale dans le train-arrière de l’autre VF-18 de Magnussen. Jamais en mesure de réellement inquiéter le Danois, le natif d’Emmerich doit en revanche s’incliner face à la Mercedes d’Hamilton dans le 14ème tour, reculant ainsi au septième rang. Appelé à son box cinq boucles plus tard afin de monter les pneus médiums, « Hulk » dégringole en quinzième position avant de rapidement remonter au classement. Parvenu à effacer conjointement la Force India d’Ocon et la Sauber d’Ericsson, les deux hommes s’écharpant dans le virage 8, le fer de lance de la firme au losange réintègre le top dix puis profite de l’abandon de Ricciardo dans la 29ème boucle pour retrouver sa septième position. Passé sans grand succès en gommes intermédiaires au 51ème passage après avoir finalement effacé Magnussen, le vainqueur 2015 des 24 Heures du Mans rechausse un train de pneus ultratendres quatre boucles plus tard et va émerger au cinquième rang à la faveur de la sortie de piste de Vettel. Attentif lors de la relance, l’ex-pilote Force India maintient facilement Perez derrière lui dans les derniers tours, achevant sa belle prestation à domicile sur un huitième top dix en onze courses. Sainz échouant (encore) à scorer, Hulkenberg renforce un peu plus sa position de leader au sein de Renault et permet au team tricolore de consolider sa quatrième place au championnat constructeurs. Un métronome.

Romain Grosjean

Romain Grosjean top Allemagne 2018

Le Français n’a jamais aussi bien porté son étiquette de pilote inconstant que lors de ce Grand Prix d’Allemagne. D’abord en difficulté lors de son premier relais, puis relativement discret en milieu de course, Romain Grosjean s’est totalement transcendé dans les derniers tours à la faveur de la tombée de la pluie et de ses gommes neuves. Dominé dans l’exercice du tour chronométré par son coéquipier Magnussen, il récolte tout de même un joli sixième chrono, le pilote Haas réalise un envol moyen et voit Hulkenberg le repousser au septième rang. Rapidement en difficulté avec ses pneus arrière, le natif de Genève doit également s’incliner face à la Force India de Perez dans le 7ème tour, reculant encore d’une position. Coincé à la neuvième place jusqu’à son pit-stop au 22ème passage, le champion 2011 de GP2 reprend la piste dans les tréfonds du classement et se lance alors dans une pénible remontée vers le haut de la hiérarchie. Parvenu à prendre l’ascendant sur « Checo » grâce à l’arrêt à rallonge du Mexicain, le Tricolore va pourtant attendre l’arrivée des premières gouttes pour enfin se mettre en lumière et entamer son impressionnant show final. Venu à bout de la Haas sœur de Magnussen dans la 51ème boucle, l’ex-pilote Lotus prend le pari, perdant, de monter les gommes intermédiaires lors de la neutralisation du Grand Prix derrière la voiture de sécurité. Conscient de s’être fourvoyé, l’ancien protégé d’Éric Boullier repasse en ultratendres au 55ème tour, un choix qui va, cette fois, s’avérer gagnant. Totalement déchaîné en fin d’épreuve, le Genevois grimpe de la dixième à la sixième place en l’espace de onze boucles, éliminant successivement Sainz, Hartley, Ericsson, Ocon et Perez. Seul pilote Haas dans les points à Hockenheim, Magnussen s’étant totalement noyé sous le crachin, Grosjean gonfle son compteur personnel de huit unités supplémentaires et dépossède par la même occasion son compatriote Gasly de la treizième position au championnat pilotes. Une belle réaction après le couac de Silverstone.

Sergio Perez

Sergio Perez top Allemagne 2018

Régulièrement mis sous l’éteignoir par Ocon ces dernières semaines dans le giron de Force India, le Mexicain a enfin inversé la tendance à l’occasion de cette onzième manche de la saison. Parvenu à se hisser au forceps à la dixième place des qualifications quand son coéquipier échouait piteusement au seizième rang, Sergio Perez a conservé l’avantage sur le Tricolore en course, ralliant l’arrivée juste devant le protégé de Mercedes à une belle septième place. Auteur d’un joli envol qui le voit gagner deux positions, « Checo » grimpe encore d’un rang au 7ème tour en se défaisant de la Haas en difficulté de Grosjean. Dépossédé de sa très éphémère septième place par Hamilton trois boucles plus tard, le pilote Force India se maintient facilement au huitième rang jusqu’à son passage par les boxes à l’entame de la 23ème boucle. Victime d’un arrêt à rallonge en raison d’un problème de fixation de la roue avant-droite, le protégé de Carlos Slim repart dans le cœur du peloton et voit, de surcroît, Grosjean prendre l’ascendant sur lui au jeu des changements de gommes. Assez facilement remonté derrière la Haas du Français, le natif de Guadalajara reste un long moment bloqué en neuvième position avant que la pluie et la sortie de piste du leader Vettel ne lui permettent enfin de grimper dans la hiérarchie. Propulsé à la sixième place par le double arrêt au stand des pilotes Haas, l’ancien membre de la Ferrari Driver Academy gère bien le restart au 57ème passage et croit tenir jusqu’au bout son deuxième meilleur résultat de la saison. Hélas pour lui, Grosjean le privera de ce bonheur dans le tout dernier tour de course, bien aidé il est vrai par des gommes nettement plus fraîches que celles de son adversaire. Solide en qualification comme en course, Perez domine Ocon pour la première fois depuis le Grand Prix d’Australie et reprend, à la faveur de ses six points récoltés, l’ascendant sur le Français au classement pilotes. Un bon moyen de se rassurer à l’heure où l’avenir de l’écurie indienne demeure toujours aussi flou.

Andrea Noviello

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