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Grand Prix du Japon

Qualification : Hamilton la 80ème symphonie

Lewis Hamilton qualification Lewis Hamilton coiffe à Suzuka sa 54ème pole position au volant d'une Mercedes.
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Dominateur depuis l’entame du week-end, Lewis Hamilton a logiquement conquis le meilleur temps lors des qualifications du Grand du Japon. Battu d’un souffle par son coéquipier en Q2, le Britannique a repris l’ascendant dans la dernière partie de la séance, décrochant ainsi la 80ème pole position de sa carrière. Repoussé à près de trois dixièmes de son chef de file, Valtteri Bottas signe le deuxième chrono du jour devant la Red Bull rescapée de Max Verstappen.

On l’avait quitté penaud au soir d’un Grand Prix de Russie où des consignes d’équipe malvenues avaient quelque peu terni la portée de sa 70ème victoire en carrière. On l’a retrouvé plus flamboyant que jamais sur un circuit de Suzuka où il concédait vendredi prendre son pied comme sur aucun autre tracé du calendrier. Une semaine après la polémique de Sotchi, Lewis Hamilton a définitivement délaissé sa mine des mauvais jours pour retrouver un visage éclatant et un sourire irradiant de bonheur. Bien décidé à vite effacer des mémoires le peu glorieux tour de passe-passe opéré par Mercedes sur les rives de la mer Noire, le champion du monde en titre s’est employé, et ce dès la journée du vendredi, à rappeler à tous ceux qui pouvaient encore en douter que sa domination sur l’exercice 2018 ne souffrait d’aucune contestation possible. Homme le plus rapide en libres 1, le Britannique a également réalisé les meilleurs temps en libres 2 et en libres 3, s’affirmant ainsi comme le grand favori des qualifications.

En pleine confiance dans un exercice où il a toujours su, cette saison, rebondir après avoir essuyé un revers, le pilote Mercedes a logiquement répondu aux attentes de son employeur, se montrant de nouveau intouchable pour ses adversaires directs. Encore dominateur en Q1, l’Anglais avait pourtant dû laisser filer la Q2 à son coéquipier Valtteri Bottas, preuve que même dans un bon jour le natif de Stevenage n’était pas à l’abri d’une mauvaise surprise. Mais en bon quadruple champion du monde qu’il est, Hamilton a finalement su faire respecter la hiérarchie dans l’ultime partie des qualifications, coiffant avec près de trois dixièmes de marge sur le Finlandais la 80ème pole position de sa carrière. « Jamais je n’aurais pensé pouvoir un jour atteindre un tel chiffre, s’exclame le leader du championnat. Cela fait six ans maintenant que j’évolue chez Mercedes et je suis vraiment fier de tout ce que nous avons accompli ensemble. L’équipe a encore réalisé du très bon travail aujourd’hui, car la décision à prendre en début de Q3 était tout sauf facile. Grâce à ça, nous avons décroché la pole. »

Ferrari se noie dans un verre d’eau

Privé, comme tous ses petits camarades de jeu, d’une seconde tentative en Q3 par l’arrivée de la pluie, Hamilton coiffe sa deuxième pole à Suzuka en 1’27’’760, échouant néanmoins à battre le précédent record de la piste qu’il avait lui-même fixé l’an dernier (1’27’’319). Héros malheureux du dernier Grand Prix de Russie, Valtteri Bottas (2ème) accompagne l’Anglais sur la première ligne de la grille, mais aurait, avec un peu plus de réussite, pu rééditer sa performance de Sotchi sur le juge de paix nippon. Plus rapide que son chef de file dans le secteur 1, le natif de Nastola a tout perdu dans un second secteur très moyen, concédant en fin de compte près de trois dixièmes de retard à la flèche d’argent frappée du numéro 44. Particulièrement insatisfait du comportement de sa machine vendredi en essais libres, Max Verstappen (3ème) a retrouvé des sensations lors de ces dix-septièmes qualifications de la saison, le Néerlandais parvenant même à damer le pion à des Ferrari, une nouvelle fois, plombées par une stratégie complètement manquée.

Seule écurie à avoir tenté le pari des gommes intermédiaires en début de Q3, la Scuderia a payé au prix fort cette lourde erreur de jugement, Kimi Räikkönen (4ème) et Sebastian Vettel (9ème) sortant tous les deux au large dans le virage de Spoon en tentant de compenser la faute stratégique de leur team. « J’ai commis une erreur, confie avec honnêteté l’Allemand à sa descente de voiture. J’ai perdu beaucoup de temps à cet endroit et la pluie nous a ensuite, malheureusement, empêché d’effectuer une seconde tentative. Nous étions en retard. Ce n’est jamais facile quand on part d’aussi loin, mais ce n’est pas impossible. Demain est un autre jour. » Grand bénéficiaire des malheurs du fer de lance de Ferrari, Romain Grosjean (5ème) hisse sa Haas sur la troisième ligne de la grille, un exploit dont peut également se targuer un épatant Brendon Hartley (6ème). Porté par les 35 chevaux supplémentaires de son bloc Honda évolué, le Néo-Zélandais signe sa meilleure qualification en F1 et devance, chose assez rare pour être souligné, son coéquipier Pierre Gasly (7ème) sur la feuille des temps.

Ricciardo chat noir

Condamné à un recul de trois places sur la grille pour ne pas avoir suffisamment ralenti en libres 3 après le crash de la Renault de Nico Hulkenberg (16ème), Esteban Ocon (8ème) a, lui aussi, tiré son épingle du jeu dans l’exercice de la vitesse pure, le Tricolore remportant pour la treizième fois de l’année son face-à-face avec l’autre pilote Force India Sergio Perez (10ème). Incroyable sixième chrono en Q1, Charles Leclerc (11ème) n’est en revanche pas parvenu à se sortir du piège de la Q2, le Monégasque reprochant à son équipe une mauvaise anticipation de l’arrivée de la pluie. Autre victime des conditions météorologiques fluctuantes, Kevin Magnussen (12ème) doit, lui, se contenter d’une modeste sixième ligne sur la grille, le Danois voyant notamment sa première tentative en Q2 gâchée par une petite erreur et par la présence forcément gênante devant lui de la Toro Rosso de Gasly. Passé sur le fil du rasoir dans la deuxième partie des qualifications, Carlos Sainz (13ème) n’a, comme attendu, pas réalisé de miracle au volant d’une Renault moribonde, le Madrilène précédant tout de même la Williams de Lance Stroll (14ème) et la Red Bull de Daniel Ricciardo (15ème).

Trahi, une fois de plus, par sa mécanique (accélérateur), l’Australien a été contraint de vivre la Q2 dans la peau d’un spectateur impuissant et particulièrement révolté, comme en témoigne son cri de rage lâché dans la voie des stands, par la malchance qui semble l’accompagner depuis de nombreux mois. « J’ai en ai vraiment marre, peste le pilote Red Bull. Je n’ai pas la moindre pause en ce moment. Je fais de mon mieux, je m’applique, mais cela ne fonctionne pas. J’espère que la chance tournera très bientôt pour moi. » Défait par son voisin de garage pour la première fois depuis la séance qualificative de Monza, Sergey Sirotkin (17ème) peut toutefois se satisfaire de qualifier sa Williams devant le duo de chez McLaren, Fernando Alonso (18ème) et Stoffel Vandoorne (19ème). Étonnant lors de la journée du vendredi où il s’offrit deux entrées dans le top dix, Marcus Ericsson (20ème) a sévèrement déchanté dans l’exercice du tour chronométré, le Suédois explosant sa C37 contre un mur de pneus après être sorti trop large du virage Dunlop.

Andrea Noviello

Romain Grosjean

Romain Grosjean s’est mis en valeur au Japon en réalisant le cinquième chrono des qualifications.

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