logo warm up f1
Grand Prix d’Abu Dhabi

Les Tops du Grand Prix d’Abu Dhabi

Lewis Hamilton the top Abu Dhabi 2018 En gagnant à Yas Marina, Lewis Hamilton s'offre un total record de 408 points inscrits en 2018.
facebooktwittergoogle_plus

Lewis Hamilton

Lewis Hamilton top Abu Dhabi 2018

Au Brésil, il avait bénéficié du coup de main involontaire (ou pas) d’Ocon. Cette fois, le Britannique n’a eu besoin de personne pour remporter un Grand Prix d’Abu Dhabi marqué de sa pleine et totale emprise. Diabolique comme de coutume dans l’exercice des qualifications, il décroche samedi au prix d’une dernière tentative magistrale la 83ème pole position de sa carrière, Lewis Hamilton a également fait merveille le lendemain en course, réussissant notamment à contrôler la dégradation de ses gommes supertendres pendant plus de 48 tours. Impeccable à l’extinction des feux, le pilote Mercedes a tout aussi bien géré la relance après la pirouette d’Hulkenberg, montrant d’entrée à son voisin de garage Bottas qu’il n’avait pas l’intention de lui offrir le moindre cadeau en cette dernière représentation de la saison 2018. Seul cador à tenter le pari de s’arrêter sous virtual safety-car au 7ème passage, le quintuple champion du monde ne perd quasiment rien au cours de son arrêt et repart au cinquième rang derrière la Red Bull du trublion Verstappen. D’abord incisif sur le Néerlandais, le fer de lance de la firme à l’étoile préfère sagement ne pas insister, se laissant même légèrement décrocher par le protégé d’Helmut Marko afin de mieux économiser ses enveloppes toutes neuves. Précautionneux jusqu’aux arrêts de Vettel (15ème tour), Bottas (16ème) et de Verstappen (17ème tour), le natif de Stevenage hausse la cadence une fois remonté en deuxième position au point de quasiment recoller à l’autre Red Bull de Ricciardo. Définitivement débarrassé de l’Australien dans la 33ème boucle, l’Anglais se retrouve assis sur un matelas de près de six secondes sur son dauphin. Mis sous pression par Vettel en fin de course, Hamilton contrôle avec maestria le retour de son rival et empoche au terme d’un Grand Prix mené à la perfection son onzième succès de l’année. Un Lewis cinq étoiles !

Max Verstappen

Max Verstappen top Abu Dhabi 2018

Le bouillant néerlandais n’aura pas ruminé bien longtemps sa déception d’Interlagos. Si l’incident avec Ocon et la perte d’une victoire largement à sa portée lui resteront sans doute encore un long moment en travers de la gorge, Max Verstappen a su puiser dans la colère née du Grand Prix du Brésil l’énergie nécessaire pour sublimer un week-end pourtant mal embarqué après sa déconvenue des qualifications (6ème chrono). Piégé par un train de pneus incapable de monter efficacement en température, le pilote Red Bull a été contraint de s’élancer en hypertendres, un handicap à priori insurmontable d’autant que tous ses rivaux avaient réussi à se qualifier en gommes ultratendres. Victime d’un bug de son moteur à l’extinction des feux, le natif d’Hasselt perd trois places avant même d’aborder le premier virage, reculant en neuvième position derrière la Force India de son désormais meilleur ennemi Ocon. Décidé à rendre la monnaie de sa pièce au Français après l’incident du Brésil, le petit protégé d’Helmut Marko dépossède virilement le Tricolore de sa huitième place à l’épingle, entamant au 6ème passage une folle remontée qui va l’amener jusque sur la troisième marche du podium. Aidé dans sa progression par l’arrêt anticipé de Grosjean sous voiture de sécurité virtuelle, le fils de Jos profite des arrêts de ses adversaires directs pour grimper jusqu’au deuxième rang avant de sacrifier à son tour au changement de gommes obligatoire dans la 17ème boucle. Reparti en cinquième position non loin de la Ferrari de Vettel, le Batave se calque sur le rythme de « Baby-Schumi », un choix qui va non seulement lui permettre de se jouer de son coéquipier Ricciardo au jeu des pit-stop, mais aussi de revenir en fin d’épreuve dans les roues de Bottas. Venu à bout d’un fébrile finlandais au 37ème au prix d’un croisé-décroisé de toute beauté, Verstappen signe dans la nuit d’Abu Dhabi un cinquième podium consécutif depuis Singapour et arrache par la même occasion la quatrième place du championnat au numéro deux de chez Mercedes. Un combattant, un vrai !

Charles Leclerc

Charles Leclerc top Abu Dhabi 2018

La révélation du championnat aurait pu réaliser une performance inouïe si son écurie ne s’était pas fourvoyée dans un arrêt au stand beaucoup trop prématuré sous virtual safety-car. Reste qu’en remontant jusqu’à la septième place finale et en enregistrant sa dixième entrée dans les points en 2018, Charles Leclerc a démontré à ceux qui pouvaient encore en douter qu’il figure d’ores et déjà comme l’un des plus solides espoirs de la discipline. Encore une fois héroïque dans l’exercice du tour chronométré, il signe un brillant huitième temps à quelques millièmes seulement de la Haas de Grosjean, le pilote Sauber s’est montré tout aussi impressionnant le dimanche après-midi, effaçant le handicap d’une stratégie ratée pour terminer devant les deux Haas ou la Force India de Perez. Particulièrement réactif à l’extinction des feux, le Monégasque grille d’entrée et de manière autoritaire la politesse à Grosjean, se hissant à une septième place qu’il ne conservera l’espace de quelques mètres seulement. Également venu à bout de la Red Bull de Ricciardo dans le 1er tour, l’enfant prodige de la Principauté pointe déjà au cinquième rang, mais ne compte pas s’arrêter en si bon chemin pour autant. Profitant d’un manque de puissance du Finlandais en ligne droite, le protégé de Nicolas Todt pique Räikkönen au freinage de la troisième chicane, émergeant à une sensationnelle quatrième place derrière le trio Hamilton-Bottas-Vettel. Appelé précipitamment à son box pour monter les supertendres à la fin du 7ème passage, le champion 2017 de Formule 2 dégringole en quatorzième position, perdant ainsi tout espoir de venir se mêler à la lutte avec les gros bras. S’il parvient facilement à disposer de Stroll (9ème tour) et de Magnussen (10ème), le poulain de Frédéric Vasseur va buter seize boucles durant sur la McLaren d’Alonso, perdant ainsi son duel à distance avec la Renault de Sainz partie sur une stratégie totalement opposée. Capable, malgré des gommes en fin de vie, de résister au retour pressant de Perez en fin de Grand Prix, Leclerc conquiert six nouveaux points qui lui permettent de souffler sur le fil la treizième place du championnat à Grosjean. Quel phénomène !

Carlos Sainz

Carlos Sainz top Abu Dhabi 2018

Son résultat doit, certes, beaucoup à la bonne stratégie dictée par le pit-wall de Renault, mais toujours est-il que l’Espagnol a magnifiquement su bonifier le coup tactique de ses stratèges en décrochant la tant convoitée place de meilleurs des autres à Abu Dhabi. Gêné par un survirage particulièrement patent en qualification, Carlos Sainz voit les portes de la Q3 se refermer juste devant lui, le Madrilène devant se contenter d’un frustrant onzième chrono à quatre dixièmes de l’autre monoplace jaune et noire d’Hulkenberg. Parti, à la différence de son coéquipier chaussé d’hypertendres, en ultratendres, « Carlito » réalise un envol quelque peu poussif ce qui l’oblige à devoir jouer des coudes avec les Force India dans les premiers virages. Tombé en douzième position, le pilote Renault récupère cependant très vite sa onzième place initiale à la faveur de l’impressionnant double tonneau de son voisin de garage. Neuvième au moment de la seconde relance au 9ème tour, le fils du double champion du monde des rallyes se livre alors à une jolie empoignade avec la Sauber d’Ericsson dont il sort finalement vainqueur dans la 14ème boucle. Élevé au sixième rang par les arrêts successifs d’Ocon (18ème passage) et de Perez (26ème passage), le champion 2014 de F3.5 profite ensuite du bouchon Alonso pour se construire une avance substantielle (23 secondes) sur son plus dangereux adversaire Leclerc. Appelé à son box dans le 37ème tour afin d’équiper sa machine de pneus supertendres, l’ancien membre de la filière Red Bull conserve logiquement l’avantage sur le Monégasque à sa sortie des stands, entérinant ainsi la stratégie parfaite de son écurie. Avantagé par des gommes nettement plus fraîches que celles de son adversaire, le natif de Madrid s’éloigne irrémédiablement de Leclerc en fin de Grand Prix, franchissant l’arrivée avec une confortable marge de 18 secondes sur le futur pilote Ferrari. Non content de signer son deuxième meilleur résultat de la saison après Bakou, Sainz offre avec sa belle sixième position la quatrième place des constructeurs à Renault, objectif prioritaire de la marque au losange en début de saison. Il peut partir l’esprit tranquille.

Andrea Noviello

facebooktwittergoogle_plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*