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Grand Prix d’Espagne

Les Flops du Grand Prix d’Espagne

Romain Grosjean the flop Espagne 2018 Après Bakou, Romain Grosjean a commis une autre erreur grotesque lors du Grand Prix d'Espagne.
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Romain Grosjean

Romain Grosjean flop Espagne 2018

Deux semaines seulement après sa boulette sous safety-car à Bakou, Romain Grosjean a encore donné le bâton pour se faire battre en commettant une erreur indigne d’un pilote de son expérience dans le premier tour du Grand Prix d’Espagne. Visiblement sous pression, le Français a enchaîné les excursions hors-pistes en essais libres, tanquant même sa VF-18 dans les graviers lors de la séance du vendredi après-midi. Parvenu à se hisser, tout comme son coéquipier Magnussen, dans la dernière partie des qualifications, le natif de Genève a néanmoins dû se contenter du dixième temps quand son voisin de garage réussissait lui à qualifier sa Haas au septième rang. Crédité d’une mise en action somme toute correcte, le Tricolore a alors commis l’irréparable en se laissant bêtement surprendre par un léger travers de son coéquipier devant lui. Sur le point de partir en tête-à-queue dans les dégagements asphaltés, l’ancien protégé d’Éric Boullier choisit contre toute logique de remettre les gaz à fond, au risque de se retrouver face à un peloton lancé à pleine vitesse. Non content d’aveugler ses petits camarades en dégageant un impressionnant panache de fumée, le pilote Haas a provoqué un véritable chaos au sein du paquet dont ne sortiront pas indemne Hulkenberg et Gasly. Logiquement incriminé par les deux victimes de son rodéo incontrôlé, l’ex-pilote Lotus a non seulement ruiné une occasion en or d’ouvrir son compteur de points au championnat, la bousculade du deuxième virage lui ayant permis d’émerger en huitième position, mais s’est surtout placé dans une situation des plus inconfortables vis-à-vis d’une écurie Haas pas encore certaine de renouveler un contrat qui arrive à échéance en fin de saison. Doublement sanctionné (3 places sur la grille à Monaco et 2 points en moins sur son permis) par la FIA, Grosjean voit de surcroît sa côte d’impopularité dans le paddock repartir à la hausse au pire des moments pour lui. Gare à la prochaine incartade !

Williams

Williams flop Espagne 2018

La huitième place arrachée avec réussite par Lance Stroll en Azerbaïdjan n’aura été qu’un cache-misère dans un début de championnat catastrophique pour l’une des écuries les plus titrées de la discipline. Lourdement desservie par une monoplace complètement ratée et par un duo de pilotes loin de répondre aux attentes placées en eux, Williams a sombré sur le tracé le plus représentatif de cette entame de saison. Larguées en qualification (3,5 secondes de retard sur le temps de la pole), les FW41 n’ont pas affiché bien meilleure mine en course même si les nombreux abandons leur ont permis de rallier l’arrivée à une place descente. Avant-dernier sur la grille après avoir commis une bourde de plus en qualification, Stroll n’a jamais vraiment existé à Barcelone en dépit d’un départ bien négocié. Douzième à la faveur du chaos provoqué par Grosjean, le Canadien a longtemps végété à la même place avant que son changement de gommes au 21ème tour ne le fasse dégringoler dans la hiérarchie. De retour à un rang plus conforme à ses attentes une fois la valse des changements de pneus terminée, le champion 2016 de Formule 3 a entrevu, un très court instant, la possibilité d’arracher le point de la dixième place, mais s’est logiquement heurté à la supériorité évidente de la Force India Perez. Onzième à l’arrivée, le Québécois aura au moins eu le mérite d’entretenir un infime espoir quand son coéquipier Sergey Sirotkin n’aura, lui, jamais décollé des bas-fonds du classement. Dix-huitième des qualifications, le Russe se retrouve immédiatement dernier à la suite d’un envol chaotique. Difficilement venu à bout de la Toro Rosso d’Hartley, le protégé de SMP grimpe jusqu’au treizième rang avant de reculer irrémédiablement au classement. Victime d’une impressionnante dérobade au 43ème passage qui l’obligera à repasser une troisième fois par les box, le successeur de Massa achève sa piètre prestation bon dernier à trois tours du vainqueur Hamilton. Déprimant.

Ferrari

Ferrari flop Espagne 2018

Pratiquement irréprochable jusque-là, Ferrari a vu ses vieux démons resurgir à l’occasion de cette cinquième manche de la saison. Mauvaise compréhension des nouveaux pneumatiques Pirelli, fiabilité mise à défaut et surtout stratégie erronée : l’écurie la plus titrée de l’histoire s’est emmêlée les crayons dans les grandes largeurs sur les hauteurs de Montmelo. Visiblement troublés par les faibles températures sévissant en Catalogne, les hommes de Maurizio Arrivabene n’ont jamais donné l’impression de pouvoir rivaliser à la régulière avec des Mercedes transfigurées par le froid ambiant. Excepté les qualifications où elles auront fait illusion, le duo Vettel-Räikkönen verrouillant la deuxième ligne de la grille devant les deux Red Bull, les monoplaces rouges ont éprouvé toutes les peines du monde à suivre l’infernale cadence imprimée en course par les flèches d’argent. Sans une manœuvre audacieuse de sa part dans le premier virage sur Bottas, Sebastian Vettel se serait très certainement contenté de jouer la troisième place face à son ancienne écurie et n’aurait de facto pas eu à tenter le diable dans une stratégie complètement alambiquée qui, finalement, lui coûtera le podium. Si la précipitation avec laquelle le pit-wall de la Scuderia à rapatrier l’Allemand à son box dès l’activation de la virtual safety-car au 42ème tour pose question, l’arrêt plus que moyen (5,6 secondes) des mécaniciens transalpins rappelle qu’aussi expérimentée soit-elle, l’écurie italienne est toujours capable de vilainement se saborder dans la voie des stands. Que dire alors de la malchance qui accompagne le malheureux Räikkönen victime de deux casses moteurs en trois jours ? Quatrième au moment de son abandon, le Finlandais ne constituait en rien une menace pour les Mercedes, mais sans son problème technique, il aurait, à minima, pu s’offrir un autre podium. Éjectée de la tête du classement pilotes par Hamilton à Bakou, Ferrari perd également la main au championnat constructeurs après Barcelone, encaissant un sévère 43-12 qui pourrait valoir cher à l’heure du bilan final.

Marcus Ericsson

Marcus Ericsson flop Espagne 2018

Autant son coéquipier Leclerc ne cesse d’impressionner depuis deux courses, autant le Suédois commence sérieusement à s’enliser dans la médiocrité qui le caractérise si souvent depuis son arrivée en F1. Battu à plate couture par le débutant monégasque en qualification, il concède près de six dixièmes à son voisin de garage et doit se contenter d’un modeste dix-septième chrono, Marcus Ericsson ne s’est guère montré plus emballant le dimanche après-midi, souffrant de nouveau de la comparaison avec le petit prodigue de la Ferrari Driver Academy. Sorti au large dans le premier virage après un départ relativement correct, le Suédois doit jouer les tondeuses à gazons quelques mètres plus loin pour éviter le chaos provoqué par la Haas en perdition de Grosjean. Avant-dernier à la fin du 1er tour, le pilote Sauber gagne aussitôt une place grâce à l’arrêt anticipé d’Hartley, mais stagne un long moment en quinzième position faute de réussir à se rapprocher de la McLaren de Vandoorne. Remonté au neuvième rang à la faveur d’une stratégie décalée et des arrêts de ses adversaires, le Nordique s’offre ensuite un superbe duel roues contre roues avec la Renault de Sainz dans la 28ème boucle. Ce sera son unique fait d’arme de la journée. Capable de maintenir l’Espagnol derrière lui jusqu’à son propre pit-stop au 37ème passage, le protégé de Longbow Finance chute en douzième position à sa sortie des boxes, une place qui sera longtemps sienne, mais qu’il devra tout de même céder à la Toro Rosso d’Hartley à seulement trois tours du drapeau à damier. Décevant treizième à l’arrivée, l’ex-pilote Caterham enchaîne une seconde prestation insipide après Bakou et voit son coéquipier Leclerc sérieusement se détacher (8 points d’écart) de lui au championnat. Une bien mauvaise nouvelle pour Ericsson quand on sait que le Monégasque devrait encore accroître son niveau de jeu dans les prochains mois.

Andrea Noviello

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