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Bilan

Les Tops de la saison 2017

Lewis Hamilton the top saison 2017 Lewis Hamilton rejoint Alain Prost et Sebastian Vettel au palmarès avec 4 titres chacun.
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Lewis Hamilton

Lewis Hamilton top 2017

Dépossédé de sa couronne mondiale l’an dernier par son meilleur ennemi Nico Rosberg, Lewis Hamilton était attendu au tournant en cette saison 2017. Pointé du doigt la saison passée pour son manque d’implication et de son mode de vie débridé, le Britannique a apporté la plus cinglante des réponses à ses détracteurs. Motivé comme jamais à l’idée de récupérer son trône, le natif de Stevenage a imposé sa marque sur ce 68ème championnat de l’histoire, raflant neuf victoires, onze pole positions et treize podiums pour une année qui restera sans doute comme l’une des plus accomplies de sa carrière en Formule 1. Toujours aussi sidérant dans l’exercice des qualifications, le pilote Mercedes a également su dicter sa loi en course, affichant notamment son autorité face à son principal rival Vettel lors d’un Grand Prix d’Espagne particulièrement étriqué entre les deux hommes. Vainqueur psychologique du duel épicé qui l’opposa au fer de lance de la Scuderia dans les rues de Singapour, l’ancien protégé de Ron Dennis s’est également offert une nouvelle démonstration de force dans son jardin de Silverstone avant de dérouler à la reprise. Intouchable ou presque entre la Belgique et les États-Unis, la figure de proue de la firme à l’étoile n’a dès lors eu besoin que d’une maigre neuvième place à Mexico pour s’assurer définitivement d’un quatrième sacre mondial. Irréprochable en termes de motivation, si on excepte une logique baisse de régime lors des deux dernières courses, le pilote flanqué du numéro 44 n’aura finalement connu qu’en seul véritable trou d’air dans cette exercice 2017 à Monaco. Une contre-performance largement pardonnable d’autant que l’Anglais fut le seul à réellement dompter la très capricieuse W08 sur la durée du championnat et qu’il a totalement éclipsé un Valtteri Bottas présenté comme la nouvelle merveille venue de Finlande en début de saison. Un Hamilton taille patron.

Esteban Ocon

Esteban Ocon top saison 2017

Placé par son management chez Force India afin de poursuivre sa brillante progression entamée l’an dernier chez Manor, Esteban Ocon a largement dépassé les objectifs que lui avaient assigné ses employeurs en 2017. Élève appliqué en début de saison, le Français a attendu la quatrième manche du championnat en Russie pour réellement afficher ses ambitions et commencer à embêter le très expérimenté Sergio Perez. Régulièrement aussi rapide que le Mexicain dans l’exercice des qualifications, le Normand aurait très bien pu monter sur son premier podium en F1 s’il n’avait pas à deux reprises croisé la route du Mexicain en course. Au Canada, l’obstination de « Checo » à ne pas céder devant son jeune coéquipier a valu aux deux pilotes Force India de se faire souffler la troisième place par la Ferrari de Vettel. À Bakou, l’inutile démonstration de virilité de la part du Tricolore lui a sans doute également coûté sa plus belle chance de sabrer le champagne. Regrettable sur le fond, cet excès de rugosité de la part du champion 2015 de GP3 a tout de même eu le mérite de prouver une chose. Le pilote Force India n’a pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds dans la catégorie reine. Rappelé à l’ordre par sa direction après les nouveaux incidents de Budapest et de Spa-Francorchamps, le natif d’Evreux a su tirer avantage des consignes de non-agression décidées par l’écurie indienne pour devancer cinq fois « Checo » dans la deuxième partie de saison. Époustouflant lors des très arrosées qualifications de Monza, le Français a achevé en trombe sa première saison complète au plus haut niveau, échouant finalement à seulement treize longueurs de Perez au championnat (100 à 87). Constamment dans les points à l’exception des Grand Prix de Monaco et du Brésil où il a enregistré son seul abandon de l’année, Ocon se place comme le nouveau pilote à suivre de la F1. La révélation de la saison.

Carlos Sainz

Carlos Sainz top saison 2017

Renault a eu le nez creux en l’attirant dans ses filets avec plusieurs mois d’avance. Non seulement Carlos Sainz a, bien que modestement, contribué à offrir la sixième place des constructeurs à la marque au losange (il inscrit six points à Austin quand seulement quatre unités séparent au final le team français de Toro Rosso), mais l’Espagnol a aussi ouvert de nouvelles perspectives à une écurie en quête de son glorieux passé. Car en fauchant la pépite madrilène au giron Red Bull, Renault s’est offert l’un des pilotes les plus prometteurs de la nouvelle génération. Très rapide en qualification dès lors que sa mécanique le laisse un tantinet soit peu tranquille (il signe 7 entrées en Q3), le fils du double champion du monde des rallyes a surtout impressionné le dimanche, démontrant son incroyable capacité à profiter de la moindre opportunité qui s’offre à lui. Irrésistible dans la première moitié de saison quand sa Toro Rosso lui permettait de régulièrement viser un top dix (il décroche 29 de ses 54 points après seulement huit courses), « Carlito » a ensuite dû se contenter de trois coups d’éclat en Hongrie (7ème), à Singapour (4ème) et aux États-Unis (7ème) pour sa première sortie officielle au volant de la RS17. En constante progression depuis son arrivée dans la catégorie reine, il a successivement inscrit 18 points, 46 points et 54 points ces trois dernières années, le champion 2014 de F3.5 s’est surtout payé le luxe, en conquérant la neuvième place finale, de devancer au championnat des pilotes aux moyens autrement plus compétitifs que les siens à l’instar de son nouvel équipier chez Renaut Hulkenberg, du duo de chez Williams ou encore des deux pilotes Haas. Seule ombre au tableau : ses trop nombreux accrochages en course (Bahreïn, Canada, Grande-Bretagne) et son excès d’agressivité dans les phases défensives sont venus rappeler que l’Ibère pouvait encore se montrer impétueux lorsqu’il est sous pression. Un défaut à bannir impérativement s’il veut un jour jouer dans la cour des grands.

Sebastian Vettel

Sebastian Vettel top saison 2017

Après deux saisons d’apprivoisement réciproque, Sebastian Vettel et Ferrari s’étaient fixés un unique objectif en 2017 : ravir le titre mondial aux intouchables Mercedes. Si l’Allemand a finalement échoué dans sa quête, la faute (principalement) à un sidérant manque de fiabilité des monoplaces rouges dans la dernière ligne droite du championnat, il a quand même contribué à rendre cet exercice particulièrement excitant. Merveilleusement entré dans sa saison, le quadruple champion du monde a constamment su répondre aux coups de boutoir de son rival Hamilton en début d’année, il décroche trois victoires en six courses, avant que le Grand Prix d’Azerbaïdjan et son pétage de plomb derrière la voiture de sécurité ne viennent sérieusement freiner son bel élan. Passé à côté d’une victoire facile à Bakou par manque de self-control, le fer de lance de la Scuderia a surtout perdu ce jour-là une grande partie de sa sympathie auprès du public, les fans (tout comme la FIA) n’ayant guère apprécié son grossier coup de volant contre la flèche d’argent d’Hamilton. De retour au sommet en Hongrie après avoir sérieusement déchanté sur les terres de son adversaire à Silverstone, « Baby-Schumi » a ensuite galvaudé ses chances de conquérir une cinquième couronne en laissant ressurgir ses vieux démons lors du départ du Grand Prix de Singapour. Victime de sa propre fragilité émotionnelle, le natif d’Heppenheim n’a ensuite jamais pu rattraper le terrain perdu malgré une fin de saison plutôt réussie si on excepte son nouveau coup de sang de Mexico. Premier pilote non Mercedes à disputer le titre depuis l’introduction de la motorisation hybride en 2014, l’ancien protégé d’Helmut Marko affiche un bilan comptable particulièrement flatteur : cinq victoires, quatre pole positions et treize podiums. Si on a eu le droit à une vraie lutte au championnat cette année, c’est à Vettel qu’on le doit. Et à lui seul.

Andrea Noviello

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